Le spécialiste des étiquettes adhésives, BRAIZAT recentre ses activités vers la production de petites séries en jouant à fond la carte de l’investissement. Une presse à imprimer sept couleurs de dernier cri, acquise récemment par la structure dirigée par Marie AUBIN, favorisera le développement de nouveaux marchés.

SENS : La chef d’entreprise de l’Yonne a déboursé 400 000 euros pour se doter de cette machine nécessaire au développement et à la pérennité de son unité de production. Une seconde machine, une découpeuse, a également été achetée dans le même intervalle. En prévision de ces dépenses, la responsable de BRAIZAT Etiquettes prévoit d’intégrer une imprimante jet d’encre ultra performante à son parc machine…

« Ces achats de matériels se justifient, confie Marie AUBIN, c’est la réponse concrète à des demandes précises formulées par nos partenaires et clients… ».

En terme clair, l’apport de cette nouvelle technologie permettra de mieux anticiper les besoins, tout en y intégrant des paramètres supplémentaires comme la connaissance des données variables autour du produit (code barre), la quantité des séries et leurs résolutions, ainsi que les spécificités offertes par ces produits (dorure, transparence, etc.).

Réalisant plus de 30 % de son chiffre d’affaires sur le marché de la cosmétique, la PME de Sens s’adresse aussi au milieu de l’industrie pharmaceutique, celui de l’agro-alimentaire (20 %), voire d’autres activités sectorielles performantes à l’instar de l’électronique, les agences de communication nationales ou les sociétés de loisirs.

Editant plus de 15 millions d’étiquettes à l’année, l’entreprise qui emploie une dizaine de collaborateurs a conclu l’exercice 2016 sur un chiffre d’affaires de 730 000 euros, enregistrant au passage une nouvelle hausse.

Destinée à former les étudiants de niveau Bac + 3, cette licence en acoustique et vibrations devrait être opérationnelle dès la rentrée. Proposée sous la forme d’un contrat de professionnalisation, et en privilégiant l’alternance, ce cursus technique d’enseignement supérieur devrait permettre aux titulaires du diplôme, quasi unique en France (il n’en existe que trois autres variantes), de pouvoir opérer soit dans la filière bâtiment, soit dans les métiers de l’industrie.

AUXERRE : Aujourd’hui, ce projet a le mérite de fédérer différents partenaires institutionnels et économiques sensibilisés par le développement de l’enseignement supérieur de l’Yonne : l’ISAT, le lycée Joseph FOURIER, le CFA Bâtiment, le Pôle Formation Nièvre Yonne, la Fédération départementale du Bâtiment, l’Université Dijon Auxerre, etc.

L’objectif de ce concept sera dès son ouverture l’accueil d’une vingtaine d’étudiants afin de développer cette filière novatrice arborant l’estampille de la structure défiSON et de l’un de ses partenaires majeurs, la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne.

Les étudiants de ce nouveau cursus devraient alimenter les industries locales ainsi que les entreprises positionnées dans le domaine du bâtiment, via leurs bureaux d’études acoustiques. Quant à leurs futurs employeurs, ils seront issus de secteurs techniques pouvant englober la maintenance, la conception mécanique, l’innovation, le bâtiment. 

Les entreprises intègrent déjà ces problématiques

Nombreuses dans le sérail icaunais, des entreprises, petites et grandes, pourront faire appel à ces futurs techniciens afin de résoudre une problématique acoustique ou vibratoire propre à l’organe de production ou liée au produit fini. L’année dernière, le groupe MOUVEX, spécialiste mondial des pompes industrielles à Auxerre, devait prendre l’initiative de restreindre le volume de décibels émis par une pompe à farine, réduisant ainsi cette gêne chronique pour les utilisateurs de plusieurs décibels. Quant à la société WE SOLD à APPOIGNY, elle souhaite intégrer la formation de ses collaborateurs à la pose de plafonds isolants acoustiques dans le cadre d’opérations d’aménagement d’intérieur de bâtiment. Les collectivités ne sont pas en reste puisque différents projets de réhabilitation acoustique de salles des fêtes départementales devraient être déclenchés au cours de ces prochaines semaines.

Enfin, la maîtrise et la gestion des nuisances sonores occupent désormais les esprits de bon nombre d’entrepreneurs. Ils se doivent de prendre en compte les risques encourus par les salariés en termes de bruits et de pénibilité sur le lieu de travail mais aussi de protéger l’environnement et les riverains de certaines nuisances.

Des postes à pourvoir pour les futurs diplômés

Concrètement, ces futurs diplômés devraient donc jouer un rôle d’interface essentiel entre le bureau d’études et l’ingénieur à l’avenir. De nouvelles notions devraient aussi apparaître dans les us et coutumes des professionnels du bâtiment à base de psycho-acoustique, de sono conception et de sonorisation des lieux. Ce seront les principales orientations pédagogiques abordées par la nouvelle licence à Auxerre, ville inspirée par les filières sonores et vibratoires.

Créée le 20 janvier dernier, la nouvelle entité coopérative a pour objectif de dynamiser les milieux agricoles du territoire icaunais. Concept élaboré sous le format de la « co-construction », YNOVAE ne représente pas une énième coopérative dans le landerneau. Mais, bel et bien une référence majeure, voire « LA » référence prépondérante du développement économique au service des agriculteurs.

 

JOIGNY : Présidée par Laurent PONCET, ex-responsable de CEREPY aux côtés du président de la Chambre d’agriculture départementale, Etienne HENRIOT qui en assume les fonctions de président délégué, la nouvelle structure est depuis sa création survenue en début d’année pilotée par Jean-Luc BILLARD, l’ancien directeur de CAPSERVAL.

Réunis le 25 novembre, lors de leurs assemblées générales respectives, les adhérents des deux coopératives de l’Yonne avaient approuvé à une large majorité le mode opératoire de ce nouvel outil, baptisé « YNOVAE ».

A l’époque, au cours de son intervention, Etienne HENRIOT expliquait que « cette coopérative ne pouvait que s’inscrire dans l’histoire de l’agriculture de l’Yonne ». Malgré un contexte conjoncturel particulièrement délicat à l’issue de l’année 2016, tous secteurs de production confondus, l’initiative de porter sur les fonts baptismaux ce nouvel organe coopératif apparaissait comme une bouffée d’air pur pour cette filière éprouvée.

Basée sur le partage de valeurs communes, cette fusion entre CEREPY et CAPSERVAL aura eu pour effet judicieux de placer les adhérents au cœur du dispositif. Elle n’est finalement que le fruit d’une longue résultante fusionnelle ayant pris ses origines dès 1981 dans le département de l’Yonne.

Une nouvelle coopérative, terre d’inspiration ?

Le nom YNOVAE fait référence à cette identité territoriale propre grâce à son slogan : « terre d’inspiration ». Celle-ci ne devrait pas manquer d’interpeller les 1 000 adhérents concernés par ce nouvel acteur fort du monde coopératif agricole. Disposant de 24 silos, répartis sur la moitié nord du département et employant 104 salariés pour une collecte moyenne de 380 000 tonnes de céréales réalisée sur un global de 80 000 hectares, YNOVAE pèse dès son acte de naissance plus de 120 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Si la fusion politique, voire stratégique, a déjà été entérinée, reste désormais à concevoir le second volet de cette fusée novatrice : le rapprochement technique et humain. Celui-ci est en phase applicative. La structure souhaite très vite créer de la valeur ajoutée en prônant la carte de l’innovation. Une communication forte envers les adhérents complète ces objectifs ainsi que le développement de circuits courts et des alliances dans la continuité de ses coopératives initiales.

Un ensemble de filiales très puissantes

Derrière cette nouvelle appellation s’imbrique tout un ensemble de filiales aux vertus caractéristiques à l’instar de SENOGRAIN (14,5 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un effectif de 12 personnes positionnées sur le négoce), CAPS VERT (un ensemble de 7 magasins localisés au nord de l’Yonne et favorisant la distribution de produits destinés aux animaux pour les professionnels et grand public, soit 1,066 million d’euros de chiffre d’affaires…), PSV (plateforme de stockage et logistique recevant 2 000 tonnes de produits phytosanitaire pour 873 000 euros de chiffre d’affaires et 6 collaborateurs), SEINE Yonne (union de moyens entre les coopératives YNOVAE et 110 Bourgogne ayant pour objectif de la valorisation professionnelle entre les adhérents, soit 76 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2 700 agriculteurs membres et 900 000 tonnes de collecte).

A cela, il faut ajouter CEREVIA (structure rassemblant 7 grands groupes coopératifs en Bourgogne Franche-Comté et Rhône Alpes Auvergne pour 4 millions de tonnes de collecte, dont 650 000 tonnes de blé vers la meunerie (soit 10 % de la consommation française) et AREA (groupement interrégional avec ses 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit 16 % du marché français, ses 7 000 collaborateurs, 80 000 exploitants et 9,5 milliards de tonnes collectées...).

La nouvelle entité dispose également d’un site d’expédition fluviale depuis ses infrastructures de la Grande Paroisse (nord de l’Yonne). Son siège social est localisé à VERON, avec une annexe à Saint-Julien du Sault. 

En optant pour la diversification de sa gamme de produits, l’artisan de Quarré les Tombes Jérôme MARCHAND se donne les moyens de conquérir de nouvelles parts de marché auprès des circuits de la grande distribution mais aussi de l’épicerie fine. Une trentaine de nouvelles recettes de crèmes de caramel et de pâtes à tartiner ne devraient pas laisser les consommateurs indifférents à la rentrée…

QUARRE LES TOMBES : Partant d’un simple postulat, celui que la société QUARRE DE CHOCOLAT ne pouvait demeurer sur le développement d’un seul et unique mono-produit (la gamme de chocolat antioxydant OXYCAO), les deux gérants de l’entreprise de Quarré les Tombes, France et Jérôme MARCHAND, ont opté vers la diversification de nouveaux produits. Ceux-ci, à base de caramels crémeux aromatisés avec des parfums naturels insolites, pourraient devenir à terme de véritables références de la confiserie.

La genèse du projet est née d’un contact peu ordinaire. Le rapprochement avec l’un des ténors de la distillation mondiale, le groupe PEUREUX (Cointreau). Il sera déterminant dans l’élaboration de ce nouveau catalogue. La visite de son directeur commercial à Quarré les Tombes va asseoir la crédibilité de ce nouveau projet. Non seulement, le partenariat qui en découlera sera efficace. Mais, en outre, il offrira une opportunité unique à l’entreprise artisanale de pouvoir réaliser une opération de cobranding exceptionnelle à moindre coût.

Les avis positifs d’un maître chocolatier japonais

Parallèlement, au mois de juin 2016, Jérôme MARCHAND recevait la visite opportune du maître chocolatier japonais NOGOCHI. Le professionnel de Tokyo confirmera après avoir testé les nouvelles recettes tout le potentiel dont dispose la société QUARRE DE CHOCOLAT autour de sa notoriété et de ses atouts en matière de qualité.

Conquis, l’entrepreneur asiatique, lui-même à la tête d’une entreprise de 80 collaborateurs, s’immergera plusieurs jours dans les arcanes de la petite structure de l’Yonne. Découvrant les aspects authentiques de son travail et assurant in fine la promotion de l’artisan du Morvan, à la conquête de nouvelles ambitions, rentré au pays.

Entre-temps, une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le groupe PEUREUX officialise ses accords participatifs avec le chocolatier de Quarré les Tombes. Intronisé en septembre au sein de l’Académie de la gourmandise à Beaune, Jérôme MARCHAND peut alors tester ses caramels onctueux auprès de personnalités de la gastronomie régionale, à l’instar de Dominique LOISEAU. Plusieurs personnalités des milieux agro-alimentaires dont les responsables de la société EUROGERM et de l’ANIA goûtent la production de l’artisan Icaunais. Les conséquences ne se font pas attendre puisque la maison de Bernard LOISEAU lui commande quatre crèmes de caramel distribuées depuis sous leur référencement. Les nouveaux produits alimentent les six boutiques de la célèbre référence de la gastronomie à Saulieu mais aussi dans la capitale.

Une succession de commandes de la part des distributeurs

Les crèmes de caramels, baptisés « CREMEUH » avec une allusion amusante à l’animal producteur de lait, font aussi florès en Franche-Comté. La distillerie GUY de Pontarlier (Jura) propose de les développer sur le territoire. Des recettes à base de gentiane sont même à l’étude. Quant au groupe SCHIEVER (AUCHAN), il a donné l’autorisation de commercialiser six variétés de crèmes ainsi que deux pâtes à tartiner  dans ses magasins.  

 Après le développement de la marque OXYCAO, produit alimentaire basé sur le chocolat aux vertus médicales puisque destiné à lutter contre le vieillissement des cellules, l’entreprise artisanale de QUARRE LES TOMBES s’attaque à une autre cible, toute aussi prometteuse : la confiserie caramélisée. Sur le facteur humain, cette diversité impulsée dans la stratégie permet aussi le maintien de l’emploi salarié (une dizaine de collaborateurs au sein de la structure) et une gestion optimale de la saisonnalité.

Développant une viticulture biologique depuis une quinzaine d’années, le Domaine Maria CUNY a recours, sur certaines de ses parcelles à VEZELAY, aux services des Attelages de MONTHIOUX. Un équipage de chevaux de trait du Jura dirigé par Eric ANDRE. La présence de ces équidés comtois au milieu des plants de vigne s’explique à juste titre : une volonté de travailler les arpents de terre à l’ancienne…

 

VEZELAY : Sur plus de cinq hectares, plantés en 1974 (gamay et pinot noir) et en 1988 (chardonnay et melon), les viticulteurs de ce domaine de VEZELAY proposent une autre vision de la méthode biologique. Entre créativité et modernisme. Le savoir-faire de ce couple de vignerons, Maria et Yves CUNY, se conjugue à la qualité des produits élaborés et définis par les puristes comme étant des « vins proportionnés et harmonieux, à l’exquise minéralité, aux couleurs nobles et aux vibrances spécifiques ». Ceux-ci ayant déjà retenu l’attention par le passé aux plus grandes tables de renommée internationale de Paris comme « La Tour d’Argent » (Bourgogne Vézelay 2002 et Bourgogne rouge 2002).

Détentrice de la médaille de l’Ordre national du Mérite, consacrée par le Guide Hachette pour l’un de ses nectars étoilés, titulaire du Trophée national des Femmes Chefs d’entreprises, Maria CUNY, personnage haut en couleurs, possède une volonté farouche : travailler différemment son exploitation. Dans le respect de la nature et de la terre, avec beaucoup d’authenticité, gage de qualité…

Une sérieuse ouverture vers le marché nord-américain

Cette saison, elle a abordé de nouvelles étapes dans la construction de son projet professionnel. En Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada…), d’abord, où ce savoir-faire aujourd’hui reconnu s’exporte. Par l’intermédiaire de Lucie, sa fille, agent à Montréal (Canada) qui œuvre à la découverte des produits du domaine tels que les Bourgogne Vézelay 2014 et 2015.

Diffusés dans ces deux pays, les vins de Vézelay étonnent par leur subtilité et leur richesse une clientèle qui fréquente des tables gastronomiques mais aussi des brasseries et des épiceries fines. Les miracles du multimédia ont permis de placer ces crus en première position sur les applications qui proposent la corrélation parfaite dans l’accord mets/vins si recherché par les consommateurs…

Mais, la découverte de ce vignoble à l’authentique se manifeste par une multitude d’actions. Comme ce travail de labour, réalisé depuis cette saison par de puissants chevaux de trait. Il traduit cette envie de revenir aux sources, en commençant par l’opération de désherbage naturel des terres cultivables sans l’utilisation de pesticides. Le partenariat avec les Attelages de MONTHIOUX aura été très positif pour le couple d’exploitants viticoles.  

Les comtois ont patiemment effectué leurs rotations sur les coteaux légèrement en pente du domaine. Ce fut un exercice pénible pour les hommes mais très efficace qui n’aura pas manqué d’attirer l’attention des nombreux touristes en visite dans les vignes…

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