Préconisée par la Région Bourgogne Franche-Comté, la technologie « R Cube » permet de couvrir de manière optimale nos huit départements grâce à l’Internet de très haut débit. Afin de mieux en expliquer les enjeux, l’organisme institutionnel décline des réunions publiques d’information. La Puisaye-Forterre faisait l’objet de deux d’entre elles ces jours-ci…

TOUCY: La solution de très haut débit permettant de booster les connexions du multimédia nécessite quelques explications de texte. Surtout dans les zones rurales qui sont encore très loin de bénéficier à bon escient de tous ses avantages.

Aussi, n’était-il point étonnant de pouvoir assister à deux rencontres informatives assurées par la Direction de l’aménagement du Territoire et Numérique les 09 et 10 mai à Ouanne et Charny Orée de Puisaye la semaine dernière, pour en appréhender les contours spécifiques.

Se situant aux alentours de 30 euros pour 30 Mbits/s, l’offre grand public mise à la disposition des habitants devait être longuement expliquée. En effet, la Région souhaite par cette technologie apporter un accès Internet de qualité aux territoires ruraux qui en sont dépourvus.

Le principe de fonctionnement du réseau repose sur la mise en place d’antennes émettrices installées sur des pylônes ou tout autre support assez haut, de type château d’eau.

Les abonnés sont alors équipés d’une antenne extérieure qui est installée sur le toit de leur habitation ou de leur entreprise. 

Correctement orientée vers l’émetteur le plus proche, cette antenne permet d’optimiser la qualité du signal transmis et d’améliorer ainsi le débit disponible.

Maître d’ouvrage de cette infrastructure, l’entité régionale assume financièrement les charges d’exploitation et les coûts d’installation. Dans l’absolu, elle a mobilisé trois fournisseurs d’accès Internet (FAI) nationaux, afin de proposer un service de type « Triple Play » au grand public (Internet, téléphone et télévision).

Quatre autres opérateurs nationaux ou régionaux ont également été sélectionnés pour proposer un service à destination des professionnels, soit des possibilités d’exploitation comprises entre 10 Mbit/s à 100 Mbit/s.

Ce n’était pas des mots de circonstance. Mais bel et bien des paroles fondatrices autour du partage des espaces publics que le président de la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois Guy FEREZ a prononcé lors de son discours inaugural de la Maison des Mobilités. Lors de sa prise de parole, l’édile d’Auxerre a fait part de sa vision personnelle autour de la mobilité telle qu’il l’envisage à l’avenir dans la capitale de l’Yonne…  

AUXERRE : « Les villes doivent devenir des espaces de cohésion et de rencontres. Des lieux où la santé peut retrouver un élan vertueux qui avait disparu jusqu’alors, du fait de l’accroissement de la sédentarité... ».

En quelques minutes, le temps de son intervention à la tribune officielle de la phase inaugurale de la Maison des Mobilités de l’Auxerrois, Guy FEREZ a brossé les contours de la mobilité de demain.

Celle qui englobe diverses composantes que l’on se déplace en engin motorisé, mais aussi à bicyclette, en trottinette ou à pied, lui qui est un fervent adepte de la marche.

Ouvrir une autre voie, incarnée par la mobilité douce, cette alternative heureuse qui préfigure nos déplacements en ville et dans sa périphérie, s’inscrit dorénavant parmi les réflexions prioritaires de l’élu icaunais.

En cela, Guy FEREZ n’a pu que saluer avec satisfecit le travail effectué rue de l’Horloge, un labeur qui se concrétise sous la forme de cette vitrine flambant neuve à la gloire du réseau LEO et de ses multiples services.

Questionné par l’une des invitées de cette cérémonie protocolaire, le maire d’Auxerre a pu faire toute la lumière sur la signification de ce terme qui n’est pas un énième acronyme de plus.

« Ce réseau de transport aurait très bien pu se nommer OLA ou LULU, précisait-il avec un zeste d’humour, le plus important avec LEO, c’est que chacun de ses usagers doit s’approprier cette appellation qui reste facilement identifiable… ».

Un exercice de pur marketing inhabituel, nourri d’explications, dans lequel Guy FEREZ devait exceller !

Les alternatives ne se limitent pas aux seuls transports en commun…

Observant le comportement de ses concitoyens et l’évolution de leurs demandes en matière de mobilité, l’élu auxerrois a été amené à réfléchir et à travailler avec ses équipes sur la nécessaire complémentarité et le meilleur partage des espaces publics.

« Trop souvent, poursuivait-il, nous considérons au niveau des alternatives possibles que les seules offres à proposer se rapportent aux transports en commun. Mais, cela est très réducteur. Il faut désormais y ajouter obligatoirement la marche, la pratique du vélo, la trottinette, voire d’autres choses encore… ».

Fort de cette analyse, le président communautaire réfléchit aux conséquences inhérentes à cette addition de ces mobilités, devant conduire à l’aménagement des espaces publics. Tout en assurant la continuité au-delà de la zone urbaine.

« Ce n’est pas copier sur ce qui se passe ailleurs, affirma l’interlocuteur, mais il est clair que nous ne pouvons plus conserver des espaces qui soient isolés les uns des autres… ».

Faudra-t-il pour autant envisager de construire des espaces spécifiques, dédiés à tel ou tel type de mobilité ?

Réponse catégorique de l’élu : « je ne crois pas qu’il faille concevoir des choses particulières au cœur de la ville. Le partage des espaces publics est la manière de voir les choses. Si l’on se réfère à la littérature historique consacrée à la ville et au développement urbain, avant l’invasion de l’automobile, l’espace public se partageait. Il nous faut retrouver cette volonté de cohésion citoyenne et sociétale autour de ce partage… ».

Un dossier à suivre de près pour en découvrir les phases applicatives…

 

Très investi dans la capitale de l’Yonne par chantiers interposés, le concepteur de la Maison des Mobilités, l’architecte Romain VIAULT, a dévoilé les dessous techniques de la nouvelle vitrine commerciale du réseau LEO. Un lieu remarquable à l’œil qui met en lumière des lignes modernes et un environnement chaleureux. Exerçant ses activités depuis la capitale, le jeune maître d’œuvre va pouvoir désormais se consacrer à l’autre gros dossier qui le mobilise sur notre territoire depuis plusieurs mois : l’achèvement du Pôle environnemental. Sa livraison est prévue à l’automne, au mois d’octobre…

AUXERRE : Quatre mois ont été nécessaires à ce chantier. Avant qu’il ne se termine de la manière la plus officielle, par sa phase inaugurale ce vendredi soir. Depuis la première esquisse jusqu’à l’ultime coup de pinceau, il ne se sera écoulé in fine qu’un petit quadrimestre pour que naisse cet univers fort chatoyant et utile à la promotion de la mobilité douce.

Une véritable prouesse technique qui fut saluée à sa juste valeur par le vice-président de la Communauté de l’agglomération de l’Auxerrois, Alain STAUB. La configuration de cette vitrine attrayante, on la doit à Romain VIAULT. Cet entrepreneur à l’imaginaire fertile est à la tête du cabinet parisien « ARCHITECTES ». Il a su aménager avec finesse et esthétisme, cet espace de 140 mètres carrés, sans en ôter ses aspects ludiques, voire ergonomiques.

Un lieu imaginé entre esthétisme et sens pratique…

Une fois pénétrée à l’intérieur du lieu, les visiteurs font face à un point accueil centralisé. Là, ils peuvent avoir accès à divers services. De la simple recharge de leur carte d’utilisateur à l’achat de nouveaux tickets leur permettant d’opter pour de nouveaux abonnements qu’ils soient mensuels ou annuels.

Le fond de l’espace est occupé par une zone de stockage, invisible du public. C’est là, parmi ce saint des saints, et à l’abri des regards, que se gèrent les différents supports techniques de la mobilité douce : les cycles traditionnels, les vélos à assistance électrique, les trottinettes ainsi que leurs nombreux accessoires (siège bébé, casques de protection, antivols, cape de pluie...).

Le bois est omniprésent. Sa couleur chaude rassure. Elle évoque l’environnement qu’il est souhaitable de préserver. L’architecte explique son insistance à avoir employé le rouge. Logique : son utilisation à bon escient évoque l’identité référentielle de la marque. Et le symbole éclatant du réseau LEO, qui est accueilli à cet endroit, rue de l’Horloge.

Une référence au travail scientifique d’Etienne-Jules MAREY…

Suspendus aux murs, des cadres de belle importance mettent en exergue les informations indispensables à relayer au public. Celles et ceux de ces habitants communautaires qui voudraient tester, voire adopter, les moyens mis à leur disposition au nom des bienfaits de la mobilité douce. Au sol, le revêtement rappelle la surface d’un parcours de cycle ou de bus.

Sympathique, le décorum a fait l’objet d’une longue réflexion de la part de son auteur. Un travail où l’immersion dans l’histoire fut constante. Inspiré par les chronophotographies d’Etienne-Jules MAREY, physiologiste, médecin et inventeur natif de Beaune, dont les travaux portèrent au début du siècle dernier sur l’étude des mécanismes des différents modes de déplacement des animaux et des êtres humains. Romain VIAULT a su rendre hommage à sa façon à l’éminent homme de sciences. Pour que l’architecture de la nouvelle boutique ne demeure pas figée dans sa représentation définitive.

L’objectif étant que le perçu visuel du site traduise l’intérêt de la mobilité dans son approche architecturale. Il ira même jusqu’à pousser la coquetterie et le sens du détail en y intégrant une note de design, à la fois sympathique et humoristique, dans l’ameublement. Grâce à la présence de chaises mille-pattes plutôt irrésistibles qui ont plu à l’assistance et nourri une salve d’applaudissements.

 

 

Sujet délicat et fort complexe que celui-ci. Empli de non-dits et de chausse-trappes. Mais aussi de sous-entendus. De faits troublants dont il est impératif de cacher l’existence. Pour que n’éclate jamais la vérité. Le sexisme au travail reste un thème tabou qui est à proscrire de toutes les conversations bien-pensantes par son côté nauséeux et indigeste.

Nonobstant, les étudiants du lycée hôtelier Vauban à Auxerre n’ont pas hésité à prendre sur eux, parfois avec une émotivité à fleur de peau, pour en expliquer les affres et l’inconstance, avec des exemples saugrenus à l’appui.

Oui, on peut le confirmer sans ambages : le sexisme s’insinue aussi à l’école bien plus qu’il n’y paraît. Qu’il soit vécu tapi dans l’ombre d’un établissement de l’enseignement secondaire ou strictement cantonné à la connaissance de quelques-uns dans un centre de formation.

Dans le cas présent, le pari était audacieux. Peu commun, à dire vrai. Mais, au final, il a été réussi. Car, évoquer sans fard et artifice le sexisme au travail, et par effet gigogne, dans le vase clos du système éducatif national requiert une sacrée dose de courage, de volontarisme et d’introspection.

C’est un peu comme si on balayait devant sa propre porte. En faisant montre de beaucoup de discernement  sur des faits et gestes qui pourraient survenir un jour au détour d’une alcôve discrète d’un bâtiment ou dans le recoin d’une cour de récréation.

Certes, on le savait précurseur sur bon nombre d’items et d’initiatives pédagogiques, menant à l’exercice de professions nobles dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, voire de la petite enfance. Mais, là, un cap supplémentaire a été franchi en cette journée du jeudi 09 mai pour le lycée hôtelier auxerrois, apporteur de réflexions pertinentes et de prise de conscience.

Théâtraliser une mise en scène avec l’appui des élèves pour narrer les déconvenues et déceptions de jeunes gens rattrapés par cette vision si particulière, mais malheureusement tangible du monde professionnel, ne peut qu’interpeller et surprendre les observateurs. Le sexisme s’est invité là où on ne l’attendait pas : dans un lycée au beau milieu d’une salle de classe.

Primo, il y eut le constat face à ce phénomène qui s’amplifie et concerne presque toutes les générations. Quelques chiffres, tout d’abord, pour apporter de l’eau au moulin de la réflexion. 84 % des femmes font l’objet de remarques désobligeantes dans leur sphère professionnelle. 59 % se sentent exclues au sein de leur entreprise. 46 % se disent sous-estimées dans leur job. Les raisons à cela: le sexisme qu’elles subissent à longueur de journée…

Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Officielles, elles résultent d’une enquête d’opinion réalisée en 2014 par le Haut Conseil de l’Egalité en France. Cette structure nationale analyse et prévient sur les phénomènes comportementaux de la société. Il est certain, après une telle énumération, que la problématique du sexisme affecte nos entreprises et notre pays. D’autant que ces chiffres peuvent paraître aujourd’hui obsolètes : ils ont pu encore évoluer à la hausse en cinq ans.

Quand on décortique ce sondage au niveau des corporatismes, des éléments troublants apparaissent. Certaines filières professionnelles sont nettement plus friandes que d’autres à la pratique de ces actes de harcèlement.  

Ainsi, le commerce et l’artisanat, où 20 % des salariées se disent victimes de sexisme au quotidien, caracolent en tête de hit-parade de mauvais aloi. Tandis que l’industrie ne concerne que 19 % d’entre elles, devant, curieusement, un domaine plutôt discret, celui de l’univers pharmaceutique (15 %).

Revenons à nos brillants pourfendeurs de ces odieuses pratiques ! Ces étudiants des sections BTS STHR du lycée Vauban qui ont travaillé avec sérieux et minutie leur sujet. Pour illustrer leurs propos, ils ont choisi dans le cadre de leur animation un secteur bien particulier pour introduire une table ronde autour de professionnels : leur domaine de prédilection.

Car, à l’instar de la santé, de l’éducation ou encore de la communication, la filière de l’hôtellerie/restauration représente 11 % de ces témoignages qui montrent les vicissitudes douloureuses vécues par ces victimes du sexisme.

Là-aussi, le bilan est éloquent. Rabaissées au titre de faire-valoir derrière les fourneaux, les jeunes filles essuient le plus souvent les quolibets tendancieux de mâles qui s’imaginent à leur suprématie virile à grand renfort de blagues lourdes et de très mauvais goût.

D’ailleurs, l’intervention pertinente, auréolée de ce clin d’œil un tantinet ironique du jeune Maxime, devait faire réagir (c’était l’objectif) l’assistance : pourquoi les ustensiles de cuisine possèdent des appellations féminines à connotation sexiste ? Et de citer dans le plus grand silence d’un auditoire à l’écoute : le terme de « sauteuse » pour désigner une simple casserole…Sur ce même registre, devait-il renchérir, pourquoi parle-t-on de « robe » pour évoquer la couleur d’un cru contenu dans un verre ?

Le comble de ces petits désagréments sexistes, à base de sémantique, qui touche le milieu de la viticulture se décline aussi dans la contenance des boissons. On parle en effet de jéroboam pour qualifier des bouteilles d’une capacité de cinq litres. Ce qui, manifestement caractérise, cet imposant récipient.

Mais, ne parle-t-on pas à titre comparatif et peut-être discriminatoire de « demoiselle » pour une bouteille de 62 centilitres et de « fillette » dans le cas d’un contenant de 37,5 centilitres ?

Décidément : l’homme reste un éternel incorrigible dans les formules locutrices qu’il emploie pour désigner les choses. A la manière de Monsieur Jourdain qui pratiquait l’art de la prose sans même le savoir, le sexisme nous envahit dans notre ordinaire sans que cela ne gêne le moins du monde notre société bienveillante. 

Puissent les consciences se révolter enfin et dénoncer ouvertement ces différences abjectes qui n’ont plus lieu d’être dans un monde dit civilisé. En quoi, l’excellente initiative du lycée Vauban, aidé du Cercle Condorcet et de l’association FETE (Femme Egalité Emploi) était vertueuse…et ô combien nécessaire. Pour éradiquer ce fléau indicible dont sont victimes des millions de femmes…

Thierry BRET

   

Courant avril, la filiale européenne du constructeur nord-américain présentait lors d’une convention internationale au pays des tulipes ses perspectives à court et moyen terme en matière d’électrification de ses véhicules. L’évènement, baptisé « Go Electric », a eu lieu à Amsterdam. Un rendez-vous auquel participait Olivier LANSIAUX, directeur pour le groupe AMPLITUDE de la concession de la marque américaine dans l’Yonne…

AMSTERDAM (Pays-Bas: De retour de chez les Bataves, Olivier LANSIAUX, responsable de la concession Ford à Auxerre, ne cache ni son enthousiasme ni son impatience. Surtout, quand il pense à la stratégie de tout premier plan que le constructeur américain déclinera à brève échéance sur le segment de l’automobile.

Les perspectives à court et moyen terme de l’industriel préfigurent un retour en grâce de la fameuse enseigne sur le marché. Notamment sur le domaine du véhicule électrique.

En ce sens, cette convention internationale, concoctée par la branche européenne de FORD, aura eu pour effet de booster le moral des troupes. Si tant est qu’il y en eut besoin !

Désormais, chaque nouveau modèle à l’estampille de la marque américaine sera électrifié. C’est-à-dire, et selon les différentes modularités, cela s’appliquera aux véhicules  mild-hybrid, hybride, hybride rechargeable ou 100 % électrique.

Mais ce n’est pas tout. Les plans d’électrification de FORD comprennent aussi la mise en place d’applicatifs intelligents avec CoPilot 360 et un système connecté au smartphone via l’application « Ford Pass ».

Nombreux lancements prévus entre 2020 et 2021…

Utile à bien des égards, la conférence annuelle aux Pays-Bas aura permis aux relais professionnels de la marque de mieux appréhender la stratégie décisionnelle du groupe. Cette dernière reposant sur trois piliers. 

Primo, la systématisation de chaque nouveau modèle à l’électricité est de mise en fonction des précédentes variantes déjà citées. Secundo, FORD lancera une gamme utilitaire 100 % hybride et électrique d’ici peu. Tertio, et ce dès 2020, trois nouveaux SUV (Puma, New Kuga et Explorer) agrémenteront de leur capacité technologique le segment déjà attractif en matière de consommation énergétique de ces véhicules.

En faisant la lumière sur sa feuille de route, FORD prouve qu’il possède un réel avenir et une véritable appétence autour de la configuration électrique. A moyen terme, ce sont une quinzaine de véhicules hybrides et deux automobiles 100 % électriques qui investiront le marché européen.

L’utilitaire ne sera pas omis de ces dispositions. Outre un SUV performant qui s’inspirera de la Mustang, le constructeur nord-américain ajoutera à son catalogue une version en mode zéro émission d’un Transit. Prévision certifiée pour 2021.

 

Articles

Bannière droite accueil