Le groupe avait quitté le métier d’armateur en 1988, date de la cession de la Navale Caennaise. C’est dire si le rachat des parts du capital détenus jusqu’ici par la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne revêt de la plus haute importance pour l’entité doublement centenaire. Plus que jamais, la structure familiale dirigée par Guillaume BLANCHARD renforce sa position au sein de LOGIYONNE…

 

GRON : La corbeille de la mariée n’en est que plus séduisante après cette transaction financière réalisée fin 2021. Surtout que ce couple entrepreneurial présente un joli pédigrée depuis le début de leur existence. Si l’entité icaunaise LOGIYONNE ne date que de 2010, que dire en parallèle du groupe SOGENA qui est issue d’activités de transports maritimes dont les origines remontent à…1828 !

Par ce tour de magie capitalistique n’ayant rien de providentiel qui lui a permis d’acquérir les 34 % du capital possédé jusque-là par la CCI de l’Yonne, la structure spécialisée dans la logistique portuaire accède désormais à 49 % du capital de LOGIYONNE, la plateforme qui assure le développement et l’exploitation du Port de Gron, près de Sens. Les 51 % du capital restant sont détenus par la holding de Didier MERCEY, l’homme en forme olympique du moment côté business sur notre territoire.

 

 

Une alliance prometteuse avec un groupe qui pèse 66 millions d’euros de chiffre d’affaires…

 

Il y a peu, Guillaume BLANCHARD, directeur général de SOGENA, s’est rendu dans l’Yonne afin de formaliser la transaction de ce rapprochement plutôt prometteur sur le papier. Il devait y rencontrer Alain PEREZ, à l’époque encore président de la chambre consulaire, et Didier MERCEY, pour valider cet accord.

L’opération est intervenue avant le lancement de la SAS LOGISHIP, autorisant de surcroît LOGIYONNE et son actionnaire à devenir armateurs. Dans le but d’exploiter la liaison régulière de colis lourds entre les infrastructures portuaires de Normandie (Le Havre, Rouen) et de l’Yonne. Voire à ce titre, l’article publié dans nos colonnes le 23 décembre 2021 sur le bateau « Exelmans », bientôt rebaptisé « Le Bourgogne ».

Pour SOGENA, ce n’est que du bonheur. Non seulement, le groupe dont le siège social est implanté à Caen, renoue avec le métier d’armateur qu’il avait lâché en 1988.

Mais en outre, il ajoute une corde supplémentaire à son arc au niveau de ses prestations et services. Pour mémoire, SOGENA développe un ensemble de compétences liées au passage des marchandises sur les ports à l’instar de la manutention, du stockage, du transit et des douanes, de la consignation, de l’agence de ligne ou encore de la commission de transport international.

Au terme de 2021, SOGENA pesait plus de 66 millions d’euros de chiffre d’affaires et employait 440 collaborateurs répartis sur une trentaine d’implantations.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Les Icaunais aiment les circuits courts. Ils ne sont pas les seuls, évidemment, à privilégier cette filière de consommation qui aura fait florès au plus fort de la crise sanitaire l’an dernier. Avec plus de 12 200 connexions obtenues au terme de 2021, la plateforme « J’veux du Local » promue par la Chambre d’Agriculture de l’Yonne a répondu à leurs attentes. Ce n’est sans doute pas fini…

 

AUXERRE : L’alimentation reste l’une des priorités essentielles de la Chambre départementale d’Agriculture au plan stratégique avec cette nouvelle année qui débute. De la pure logique quand on sait ce qu’apportent la filière et ses diverses composantes dans notre paysage sociétal.

Aussi, le développement des circuits courts, ceux qui permettent de mettre en relation directe producteurs et consommateurs dans leurs échanges, fait partie intégrante des axes de réflexion et de concrétisation du vénérable organisme. Cela ne devrait pas déroger en 2022.

Surtout à l’annonce des résultats de la fréquentation de la plateforme « J’veux du local » qui est fonctionnelle depuis le mois de mai 2020.

Obtenant plus de  12 200 connexions depuis son lancement, le support est sur de bons rails. Lancé au summum de l’épidémie de COVID-19 au printemps dernier, l’outil s’est petit à petit imposé comme une référence incontournable auprès d’internautes en quête de renseignements utiles sur les lieux leur permettant d’acheter des produits de qualité.

 

Un potentiel d’une centaine de nouveaux producteurs d’ici fin 2022…

 

Désormais, le site élaboré avec le concours du Conseil départemental et soutenu par la Région regorge d’adresses indispensables à connaître presque par cœur.

Attention, toutefois, il y en a, à date, déjà 253 ! Ce chiffre fait référence au nombre de professionnels issus de diverses filières agricoles et viticoles qui commercialisent une production au-dessus de tout soupçon. Côté qualitatif et traçabilité, il va de soi !

Toujours aussi enthousiaste quand il en évoque les fondements, Arnaud DELESTRE, président de l’organe consulaire qui en assure la promotion, trace la feuille de route de ce concept, répandu aujourd’hui à l’ensemble de la contrée régionale, pour les douze prochains mois. L’objectif est simple : atteindre, voire dépasser les trois cents adresses de contacts d’ici la fin 2022. Autant dire que cela est du domaine du réalisable pour ses services qui animent le support.

« Le potentiel pour pouvoir intégrer de nouveaux adhérents à ce dispositif est important, précise-t-il, pas moins d’une centaine de représentants de la filière agricole… ».  

Une filière qui devra se rajouter à la viticulture encore peu présente sur cette vitrine du made in Yonne. Signalons que les marchés figurent sur le site. L’ajout de restaurateurs s’approvisionnant en produits locaux pourrait suivre d’ici peu.

Récemment, Arnaud DELESTRE a rencontré la plupart des présidents des EPCI de l’Yonne afin de s’entretenir avec ces derniers sur le développement des circuits courts au service des collectivités. L’une des priorités du Conseil départemental. Sans doute, aura-t-il fait allusion au site « Agrilocal 89 », favorisant la relation entre les gestionnaires de la restauration collective, les cuisiniers et les producteurs. Une rencontre entre ces différents acteurs est d’ailleurs inscrite au planning du président de la chambre consulaire, le 30 mars prochain à Tonnerre.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Une table ronde a réuni courant décembre la sous-préfète de l’arrondissement d’Avallon, Cécile RACKETTE, Virginie LAGERBE, alchimiste en couleurs naturelles et Eric CAMPOY, directeur de l’Office Auxerrois de l’Habitat. La femme et son épanouissement professionnel étaient au centre de ce débat, proposé en marge du Congrès régional de la Jeune Chambre Economique…

 

CHARNY-OREE-DE-PUISAYE : Jean-Eric FRAY a rencontré trente-et-une femmes de la région Bourgogne Franche-Comté. Il les a interrogées sur leur parcours professionnel. Ces rencontres sont la trame de son livre « Les Enjouées », publié par « La Huppe Messagère ».

Préfacé par Sonia ROLLAND, l’ouvrage a pour sous-titre : « La joie des femmes actives ». Jean-Eric FRAY justifie ces mots venus renforcer le titre. Il affirme avoir ressenti chez chacune une joie et une fierté certaines.

Tel est le point commun à toutes ces dames appartenant à tous les univers professionnels. C’est là l’intérêt de la démarche. Pour chacun des 31 métiers sélectionnés, Jean-Eric FRAY a cherché une femme acceptant de répondre à ses interrogations.

 

 

Deux beaux exemples féminins de vraie réussite…

 

Virginie LAGERBE avait l’envie de « faire autre chose » de sa vie professionnelle : elle a donc réalisé un bilan de compétences. Elle a créé son métier et l’a imposé. Elle se définit comme coloriste utilisant de la peinture végétale. « Je prends du troène et, en fonction des supports, j’obtiens des teintes différentes » explique-t-elle simplement.

Cécile RACKETTE se souvient que, dans son école, il y avait « sept filles sur 107 étudiants ». Elle dit avoir travaillé dur et ainsi développé une assurance forte. Sa rigueur, son sérieux, sa capacité de concentration en découlent. De la magistrature, au Parquet, elle est passée ensuite à la préfectorale où elle s’épanouit, grâce à la diversité des rencontres et sujets traités.

 

 

Quelle fonction a la préférence ?

 

Directeur de l’OAH, Eric CAMPOY rapporte que, sur 140 personnes, on trouve une moitié de femmes. Il y en a une sur quarante à la régie travaux. Le rapport est inversé pour les métiers de contact ou les fonctions administratives. « Pour ce qui me concerne, j’ai été recruté par une femme maçonne, une véritable exception », témoigne-t-il.

Cécile RACKETTE estime quant à elle à 30 % la part de sous-préfètes. « Nous devons être joignables et disponibles en permanence » souligne-t-elle. Chacun comprend que cela soit difficile à concilier avec la présence de jeunes enfants au foyer. Le parcours professionnel est aussi choisi par chacun en fonction de ses choix de vie.

Depuis des décennies, en France, tout recrutement de salarié est ouvert à toutes les candidatures, masculines ou féminines. Les conditions salariales sont identiques pour un même poste. Une entreprise ne peut jamais que choisir parmi plusieurs candidats.

Les exemples évoqués témoignent de reconversions réussies. Un progrès ne consisterait-il pas tout simplement à accepter plus facilement la mobilité professionnelle parce que la vie n’est pas la même selon que l’on ait 25 ou 50 ans ? La souplesse gagnée profiterait autant aux dames qu’aux messieurs !

 

En savoir plus

https://www.leslibraires.fr/livre/18777666-les-enjouees-la-joie-des-femmes-actives-jean-eric-fray-huppe-messagere

 

Thierry CARABIN

 

Petit à petit, l’oiseau fait son nid, précise le dicton. Depuis 1979, date de sa création, le groupe d’expertise comptable, d’audit et de conseil a su appliquer à lui-même le fameux adage, étendant de manière progressive son influence en Bourgogne Franche-Comté. L’ouverture de l’agence de Chablis ne fait que corroborer la règle…

 

CHABLIS : Un emplacement idéal. Juste en face de l’Hostellerie des Clos ! On ne peut rêver mieux en matière de voisinage. Et de zone de convergence agréable pour attirer les adeptes de la curiosité ! D’ailleurs, ils sont nombreux dans la commune ayant vulgarisé aux quatre coins de la planète la production vineuse de l’Yonne à cheminer vers ce nouvel emplacement commercial.

Depuis son ouverture officielle survenue le 01er octobre dernier, la vitrine qui fait office de point d’accueil privilégié du cabinet LDS à Chablis voit chaque jour son lot de prospects mais aussi de clientèle fidélisée. Surtout en cette période de bilans et de fin d’exercice pour les entreprises qui doivent rendre des comptes. Alors, pousser la porte de cette nouvelle agence s’avère utile et d’une évidence absolue.

En l’espace de quelques mois, entre mars et septembre, le local accueillant les bureaux de LDS a pris forme. Fonctionnel, ergonomique, aux couleurs chatoyantes, pratique : bref, de quoi satisfaire la petite équipe de trois collaborateurs qui y exerce au quotidien ses savoir-faire.

 

De réelles perspectives de développement sur le Chablisien…

 

Présent à Auxerre, à Sens et à Tonnerre, ce groupe indépendant qui s’articule aujourd’hui sur les compétences de plus d’une centaine de salariés en matière d’expertise fiscale, d’audit et de conseil, a souhaité ajouter un maillon supplémentaire à la chaîne, le liant avec l’Yonne. A Chablis, cité universelle où rayonne le monde de la viticulture.

« Nous avons observé qu’à peu près un tiers de notre clientèle était basé sur Chablis ou dans son périmètre, constate Sophie DESCHAMPS, aux manettes directionnelles du cabinet sur notre territoire depuis quelques années. Donc, il nous a paru important d’optimiser cette présence en y posant nos jalons… ».

 

 

De la chance, LDS en a eu. En dénichant ce lieu unique qui autrefois accueillait un pôle financier et reconnu dans la place. Une aubaine qui une fois les travaux de réhabilitation exercés devrait permettre de consolider davantage le chiffre d’affaires de ce groupe régional sur le secteur.

Trois personnes y reçoivent celles et ceux ayant des besoins explicites en matière de tenue des comptes, de bulletins de paies, de déclarations sociales. Un expert-comptable propose ses services. Entre droit social et droit des affaires, protection des dirigeants et des collaborateurs : chaque professionnel y exerce sa spécialité.

 

 

Une future implantation à Sens courant 2022 ?

 

LDS devrait toucher ainsi toutes les castes socio-professionnelles présentes dans la localité. De l’artisan au commerçant, du viticulteur à l’agriculteur. Sans omettre l’industriel ou le libéral. Et se développer, inéluctablement.

Jamais le credo de l’entreprise, « l’accompagnement du client comme priorité », n’a été aussi visible et palpable avec la découverte de ce site et ses quatre bureaux.

Un concept qui pourrait faire florès cette année peut-être du côté de Sens où le cabinet est pourtant déjà bien implanté. La recrudescence de l’activité justifie cela, selon les explications fournies par Sophie DESCHAMPS. On ne demande plus qu’à voir !

 

Thierry BRET

 

 

L’objet flottant, clairement identifié qui navigue à vitesse très réduite sur l’Yonne ne se nomme pas une péniche ! Il n’y a que les marins d’eau douce qui peuvent encore le croire ! Cet automoteur à l’appellation flamande (EXELMANS) changera bientôt de patronyme pour se nommer « Le Bourgogne ». Logique, puisque ce bâtiment destiné au transport de colis lourds entre Seine et Yonne est depuis peu l’appartenance du spécialiste logistique, LOGI YONNE !

 

GRON : L’imposant bateau qui battra bientôt pavillon icaunais possède des caractéristiques très particulières. Il impressionne d’ailleurs au premier regard par sa longueur interminable. On dirait presque un jour sans fin lorsque l’on se place à hauteur d’homme sur son flanc.

D’un poids de 1 760 tonnes (une paille !), et gourmand d’une consommation énergétique de près de 4 000 litres de fioul pour effectuer un aller-retour entre Le Havre et le port de GRON, le bâtiment excède presque les cents mètres de longueur.

On s’y perdrait presque lorsque l’on monte à bord. Ce qui arrivera forcément à quelques adeptes de navigation fluviale, conviés à vivre au rythme nonchalant de ce navire lors de ces fréquents voyages vers le port de la Seine-Maritime. Une ou deux cabines y pourvoiront. Qui sait, aurons-nous peut-être l’opportunité de vous relater cette aventure au fil de l’eau dans les prochains mois ?

 

 

Un nouveau profil à ajouter sur la carte de visite de Didier MERCEY : armateur !

 

Toujours est-il que cet « EXELMANS » de grande taille devrait perdre d’ici peu son nom originel à connotation flamande. Nouvelle appellation plus en phase avec notre territoire puisque désormais son port d’attache n’est autre que la base logistique de GRON : « Le Bourgogne » !

Une base permettant la liaison régulière de fret en empruntant l’Yonne et la Seine afin de rejoindre l’embouchure vers la mer, dans l’important complexe fluvio-maritime du Havre. L’un des premiers de France.

En vieux loup de mer à qui on ne l’a fait pas, Didier MERCEY, en précurseur et visionnaire qu’il est depuis longtemps, abat ainsi un nouveau joker dans son jeu déjà bien garni de carrés d’as.

Malgré un environnement logistique, portuaire et maritime tourneboulé par la rupture des chaînes logistiques mondiales, imputable à la crise sanitaire sans précédent de l’ère moderne. Le président de la SAS LOGIYONNE s’invente un nouveau profil à ajouter sur Facebook et LinkedIn : armateur !

Pour ce faire, ce personnage emblématique de la logistique fluviale en Bourgogne Franche-Comté s’est doté d’un nouvel outil, qu’il a également peaufiné avec l’aide de Guillaume BLANCHARD, directeur général du groupe SOGENA, la structure LOGISHIP. Une nouvelle SAS dont la raison d’être sera d’assurer le rôle d’opérateur fluvial pour garantir la fréquence de transport de ce bateau entre Yonne et Seine. Une indéniable plus-value à mettre à l’actif de l’attractivité de ce territoire qui se désenclave par l’eau.

 

 

La première structure qualifiée d’armateur depuis 1806 !

 

Le nouveau deal, incarné par le président de la SAS LOGIYONNE (une entité protéiforme qui englobe structurellement le groupe LOGI CONTENEUR, LOGI VIETFRANCE – la filiale internationale crée du côté de Da Nang au Vietnam afin de rayonner sur l’Asie du Sud-Est-, le port de GRON et par essence, LOGIYONNE) et le patron de SOGENA, spécialiste de transports maritimes dont les antécédents datent de…1828 ( !), se veut en soi très original.

D’autant, que depuis la disparition corps et âme de la compagnie FOUET-CHAUDOT, ultime armateur ayant sévi dans l’Yonne en 1806, nulle autre entreprise locale ne s’était positionnée à ce jour sur ce créneau d’activité au cours de ces trois derniers siècles. D’où l’importance de l’évènement.

Quant à l’appellation de ce bateau, elle coule de source pour ses propriétaires. Outre un évident clin d’œil à son port d’origine, le choix de ce mot « Bourgogne » fait également référence à une page historique de l’indépendance des Etats-Unis. En effet, en 1781, un navire de la marine royale, financé par les instances institutionnelles de notre contrée de l’époque, avait livré bataille pour le succès de la liberté.   

 

Signalons pour l’anecdote que les futures plaques identifiant ce bateau seront conçues par les apprentis du Pôle Formation 58/89, accueillis à la Maison de l’Entreprise de l’Yonne. Un soutien symbolique de Claude VAUCOULOUX, délégué général de l’UIMM et du MEDEF départemental, qui soutient l’initiative.

Mise en service le 25 novembre, la nouvelle ligne de fret de colis lourd (à titre d’exemple les cinq énormes tourets de 72 tonnes à l’unité acheminés vers Le Havre au bénéfice de l’industriel PRYSMIAN sur nos visuels) respectera une fréquence de transport profitable aux clients/partenaires de la structure logistique.

   

Un investissement d’un million d’euros pour acquérir le bateau…

 

Sur un plan pratico-pratique, et suite au rabaissement inattendu de la fameuse infrastructure qui pose problème à Pont-sur-Yonne, le franchissement de cet obstacle est désormais possible avec ce bateau automoteur. Plusieurs essais fructueux ont été réalisés en amont de l’ouverture de la ligne avec des charges de près de 6,5 mètres de haut (6,47 mètres précisément).

De quoi rassurer le directeur général des SAS LOGIYONNE et LOGISHIP, David BUQUET : « Nous allons garantir à nos clients industriels la sécurité et la disponibilité d’une cale idéale à l’approche de tous leurs marchés à l’export. En cela, ce navire est le plus adapté pour y parvenir, compte tenu des contraintes techniques… ».

Nonobstant, il aura fallu débourser la modique somme ( !) d’un million d’euros. Ce qui ne fut pas forcément une mince affaire pour la société logistique.

Quant à l’équipage, il se compose d’un capitaine à l’expérience affirmée et d’un matelot, sorti tout droit du centre de formation d’apprentis de la navigation intérieure, localisé dans les Yvelines à Tremblay.  

 

 

La construction d’une plateforme tri modale avec le ferroviaire dans les cartons…

 

L’avenir s’avère donc radieux pour l’armateur Didier MERCEY. Le carnet de commande regorge de contrats. Les perspectives économiques s’annoncent très intéressantes à horizon 2030. Voire, même avant.

Commentaires du dirigeant : « Nous allons sur les cinq années à venir représenter plus de 50 % du trafic de colis lourds de l’axe Seine/Yonne… ».

Une évidence, à plus d’un titre quand on sait que la Bourgogne Franche-Comté reste l’un des territoires régionaux les plus industrialisés de l’Hexagone. D’ailleurs, la SAS LOGIYONNE ne compte pas s’endormir sur ses lauriers après ce premier coup de maître. Prochainement, une logistique fluviale similaire devrait être opérationnelle entre le port du Sénonais et les principales places portuaires de Belgique et des Pays-Bas, via la liaison que représente le Canal du Nord.

De quoi faire exploser le chiffre d’affaires de la structure qui s’élevait à neuf millions d’euros l’année dernière.

Quant à la finalisation d’une plateforme « tri modale » où serait développée la connexion légitime avec le ferroviaire, érigée à proximité du site, elle a été dévoilée récemment aux collectivités de Bourgogne Franche-Comté, y compris l’Etat, qui ne peuvent qu’y souscrire.   

Le Port de GRON devenant la pierre angulaire des connexions du corridor Nord/Sud européen : ce n’est plus un vœu pieu, mais une réalité tangible qui chaque jour se consolide davantage au profit des acteurs de l’économie territoriale.

 

Thierry BRET

 

 

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