Il est passé à la moulinette de l’interview devant les partenaires et les entrepreneurs (une soixantaine) lors de la soirée « Cartes de Visite », le coach de l’AJ Auxerre Jean-Marc FURLAN ! Se prêtant avec beaucoup de disponibilité et sa dose d’humour dont il est coutumier à cette prise de parole en public. En expliquant sa vision personnelle du coaching, pas si éloignée en vérité de celle d’un manager d’entreprise…

 

AUXERRE: Ce n’est un mystère pour personne parmi les journalistes qui suivent régulièrement les points presse de l’entraîneur de l’équipe professionnelle de l’AJ Auxerre : Jean-Marc FURLAN gère la destinée de ses protégés adeptes du ballon rond et le staff qui l’entoure comme un véritable chef d’entreprise. Plutôt façon PME puisque ce sont 47 individualités qui composent ce team dont il a la charge.

Alors quand il se retrouve lors d’une soirée spéciale « Partenaires », placé sous le feu des projecteurs afin d’expliciter les tenants et aboutissants de sa stratégie sportive, c’est en vrai dirigeant que s’exprime le charismatique patron de l’équipe première !

 

 

Les principes d’un speed dating avec échanges de cartes professionnelles…

 

Une prestation proposée sous la forme de questions/réponses qui a été très appréciée des acteurs économiques du terroir, heureux de se retrouver dans les salons du club Europe en pareille circonstance, une première depuis janvier 2020 !

La soirée « Cartes de Visite » concoctée par la direction du club bourguignon reste le must des relations privilégiées que la structure sportive propose avec ses soutiens financiers. Son principe en est simple. Il s’appuie sur les préceptes d’un speed dating où les participants doivent échanger leurs précieux sésames identifiés sous la forme d’un bristol avec leurs voisins après un temps de présentation de leurs activités et de leur entreprise. Sachant que la table d’accueil comporte six orateurs et que ces derniers disposent de moins de deux minutes de prise de parole avant de passer la main à l’interlocuteur suivant.

In fine, l’exercice nécessite plusieurs rounds oratoires pour que chacun puisse rencontrer le maximum de participants. L’objectif étant d’initier des liens professionnels entre ces aficionados de l’AJA, profitables par la suite à de réels échanges économiques. Le tout sous le signe de la bonne humeur, de la convivialité, voire de l’amitié.

 

 

Une soirée plaisir pour accroître les liens avec les partenaires…

 

Si Romain DAUCHEL était aux manettes de la partie « technique », c’est à Baptiste MALHERBE, directeur de l’AJ Auxerre qu’incombait d’ouvrir le bal en évoquant le rapport ténu (et indispensable) que le club sportif développe avec ses partenaires économiques. Entreprise à part entière, l’AJA est également un vecteur de communication pour la plupart d’entre elles, celles notamment qui disposent au sein du stade de loges facilitant les relations publiques. Le directeur de l’AJ Auxerre brossa ensuite les grandes lignes de ce pourrait être 2022 côté projets, notamment la création d’un musée.

Entre deux tours de prise de parole, Jean-Marc FURLAN revint sur l’analyse de la dernière rencontre, disputée lundi soir chez les voisins de Dijon, une défaite sur le score de trois buts à un, et le sentiment d’amertume tenace qui lui reste au palais. Lui qui aime tant gagner les derbys !

Avant de clore la soirée, le coach auxerrois prit soin de participer au tirage au sort, permettant à l’un des entrepreneurs présents de repartir avec un lot (un maillot dédicacé par l’équipe). C’est Fabrice MERCIER, de la société OXO 89 chère au président du RCA David PARIZOT puisqu’il en est le patron, qui devait être béni des dieux et recevoir des mains de l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux la précieuse parure. Comme quoi la passerelle entre football et rugby est étroite !

 

Thierry BRET

 

 

 

Le drapeau de l’Azerbaïdjan flottait dans le ciel icaunais jadis. Comme ici, lors d’un concert donné dans les jardins de la Maison Jules-Roy à Vézelay, en 2012. Au temps où le vin minéral de Chablis aurait pu se marier avec les notes iodées du caviar !  Pendant ce temps-là, le politologue Pascal PERRINEAU était l’invité vedette des vingtièmes Entretiens d’Auxerre où il a donné une autre lecture de la considération du Président de la République envers les élus de proximité…

 

TRIBUNE:

 

Lundi

 

Y aura-t-il assez de béton pour Noël… ? La Pologne va débuter le mois prochain la construction d’un mur de 180 km, à la frontière la séparant de la Biélorussie, pour se prémunir des milliers de migrants massés là par un coup de force diplomatique du régime totalitaire d’Alexandre LOUKACHENKO. Un mur qui n’est pas sans rappeler celui édifié entre les Etats-Unis et le Mexique, sous le mandat de Donald TRUMP. Et autant de cathédrales de béton vis-à-vis desquelles la citation de Lao TSEU prend tout son sens : « l’Homme n’est pas fait pour construire des murs, mais pour construire des ponts »…

 

Mardi 

 

La Gaumont a annoncé ce jour que les parents d’Alexia DAVAL, tuée il y a quatre ans par son mari Jonathann, condamné depuis à 25 ans de réclusion criminelle, lui avaient vendu les droits du livre qu’ils ont fait paraître fin octobre, retraçant la vie et le drame de leur fille. Avec à la clé, une série en six îpisodes qui devrait sans nul doute connaître le succès escompté. L’affaire avait en son temps tenu la France entière en haleine, faisant naître parfois comme un sentiment de malaise au regard de la présence très médiatique des parents de la victime. Que ce soit dans la presse écrite ou sur les plateaux télé. Le contexte mercantile apparu avec ce contrat ne peut qu’amplifier le malaise. On dit que les plus grandes douleurs sont muettes, faut-il pour autant qu’elles aient un prix… ?

 

 

Mercredi 

 

Un an après une guerre meurtrière, les armes ont de nouveau retenti dans l'enclave du Haut-Karabakh, séparant l’Arménie et son voisin azéri, faisant craindre une reprise des hostilités. Ex-république du bloc soviétique, l’Azerbaïdjan a souhaité se donner des airs de démocratie en polissant notamment son image auprès des pays européens, que ce soit par le biais du sport ou de la chanson, avec l’organisation du concours de l’Eurovision. Jetant même pendant un temps, il y a une dizaine d’années, son dévolu sur notre département. Le maire de Gandja, deuxième ville la plus importante du pays et fleuron de l’économie viticole azérie, avait même envisagé à ce titre, un jumelage avec la commune de Chablis. Une proposition restée lettre morte, la morale est sauve, mais dommage pour la célèbre appellation qui, vin minéral par excellence s’accorde fort bien selon les connaisseurs, aux notes iodées du caviar !

 

Jeudi

 

Il est originaire d’Afrique Noire, la trentaine, en quête d’une nouvelle vie, d’un avenir pour y déposer ses rêves… Après deux ans passés dans un camp de migrants en Grèce, il est arrivé en France, avec un document l’autorisant à rester trois mois sur le sol national et l’espoir d’y trouver un travail pour y demeurer plus longtemps. Il y aurait aujourd’hui selon les restaurateurs, plus de 125 000 postes vacants dans la profession, faute de candidats. Rencontré un soir chez un couple d’amies, lui se dit prêt à tenter sa chance et n’en déplaise aux populistes de tous bords, ne donne en aucune manière l’impression de vouloir « voler » le travail d’un Français de souche. L’histoire d’un homme, l’histoire d’une vie, qui se conjugue au singulier, loin des fantasmes nés de froides statistiques…

 

Vendredi

 

Une histoire dont les Inconnus auraient pu s’inspirer pour leur sketch culte des « chasseurs » : près de Reims, un domaine privé de plus de 300 ha propose pour 600 euros par jour, de chasser cerfs, sangliers, daims et autres mouflons. Si la pratique est légale, elle soulève l’indignation de beaucoup, hostiles à l’idée de voir abattus dans une enceinte fermée des animaux sauvages. L’histoire ne dit pas si la « gallinette cendrée » fait ou non partie du tableau de chasse !

 

Samedi

 

Portée disparue depuis plus de 15 jours pour avoir accusé d’agression sexuelle un haut dignitaire du parti communiste au pouvoir, la championne de tennis, Peng SHUAI, semble avoir été escamotée par le régime chinois. Un pays où les victimes comptent moins que l’honorabilité de leurs agresseurs… Dans sa cellule, Harvey WEINSTEIN réfléchit à demander l’asile politique en Chine !

 

 

Dimanche

 

Plus de 600 élus locaux dont onze Icaunais, ont lancé un appel dans le JDD en soutien à la réélection d’Emmanuel Macron en 2022, saluant un « quinquennat favorable aux territoires et aux communes ». Pas certain qu’ils partagent les propos du politologue Pascal PERRINEAU, évoquant la veille dans le cadre des Entretiens d’Auxerre, l’intervention du Président au Congrès National des Maires de France : « d’une réelle agressivité vis-à-vis des maires et je me suis dit qu’il avait perdu tout sens de la raison ! Plutôt que de réconcilier, préférant attiser les clivages avec une forme de mépris vis-à-vis des corps intermédiaires que sont ces Hommes et ces Femmes, essentiels à la tenue de la République, on l’a vu au moment des gilets jaunes et du grand débat national. Sans les maires, la République s’effondrait… ». Comme quoi le regard peut être à multiples facettes, mais n’est-ce pas là le symbole même de la démocratie ?

 

Dominique BERNERD

 

 

 

Insatiable Colette BECHET ! A 87 ans, la « châtelaine » du Donjon de Cravant se lance un nouveau défi à l’approche des fêtes de Noël. Une corde supplémentaire qu’elle a décidé d’ajouter à la harpe harmonieuse de son éclectisme artistique. Lui faisant endosser le rôle de conteuse pour les tout-petits. En s’appuyant sur l’œuvre onirique d’Hubert DEVILLERS…

 

CRAVANT : Telle une grande cuvée élevée patiemment en fût de chêne, elle se bonifie avec le nombre des années, la sémillante propriétaire du célèbre Donjon ! On l’a connaissait styliste et couturière, créatrice d’évènements culturels, muse source d’inspiration des troubadours en goguette qui épanchent leur soif d’imaginaire lors de leur passage en terre icaunaise, là voici qui nous revient en conteuse. Avec la période de l’Avent, époque bénie des dieux pour les plus petits, voire les plus grands ayant conservé au fond de leur âme, une part d’enfance, et ce scintillement empli d’espérance dans le regard.

A 87 ans, Colette BECHET se met en scène ! Pour honorer un cycle de lecture où les animaux prennent la parole (mieux que les hommes car pleine de sagesse !), où l’on croise des mousquetaires de l’espace prêts à en découdre pour faire régner la vertu en éliminant les vices, où le monde des fées se présente à nous pour mieux enthousiasmer les auditeurs, où un étang possède tout un tas de secret. Avant que le Père Noël ne rende visite aux enfants, avec les cadeaux dans sa hotte !

Entre poésie et imaginaire débridé, mâtinées de rêveries et de bienveillance, ces lectures procurent un bien fou car elles placent les écoutants hors du temps. Ces écrits sont l’œuvre d’un littéraire reconnu : Hubert DEVILLERS. Romancier, auteur de livres et de contes pour enfants, l’artiste a profité d’une rencontre qui ne doit rien au hasard pour concevoir ce cycle de lecture permettant de transporter les bambins dans une autre dimension où le masque de protection et les gestes barrières n’envahissent pas leur univers. La magie de Noël existe toujours. Colette BECHET et Hubert DEVILLERS l’a font perdurer pour notre plus grand plaisir…

 

 

En savoir plus :

Cycle de lecture de contes de Noël

Tous les mercredis de novembre et de décembre à 11h et un samedi sur deux. Pour les 6-10 ans. Durée 60 minutes environ. Les inscrits repartent avec un exemplaire du conte du jour. Sur réservations uniquement. 

Tarif 8 euros par enfant. 

6 euros à partir de quatre. 

2 euros par parent. 

Renseignement sur www.billetweb.com

  

 

Le calendrier :

 

Mercredi 24 novembre à 11h

Les fées de l’arbre enchanté

Samedi 27 novembre à 11h

Le secret de l’étang

Mercredi 1er décembre à 11h

Léonce, la petite guenon

Mercredi 8 décembre à 11h

Belle et la bête

Samedi 11 décembre à 11h

La visite du Père Noël

Mercredi 15 décembre à 11h

Trois canards à la mare

Mercredi 22 décembre à 11h

La visite du Père Noël

Mercredi 29 décembre à 11h

La pièce de Noël

 

Thierry BRET

 

C’était prévisible. La corde a fini par casser. A force de vouloir tirer dessus. En l’espace de deux semaines, le secteur de la sous-traitance de l’industrie automobile vient de prendre deux revers magistraux dans la face au nord de la Bourgogne.

Une de ces gifles violentes (pour ne pas dire un coup de poing fortement asséné) qui laisse longtemps l’empreinte rougeoyante des doigts de celui qui l’administre sur le visage endolori par la souffrance de son bénéficiaire. 

Plongeant dans la stupéfaction, le doute et l’inquiétude celles et ceux qui y apportent leur savoir-faire au quotidien. A défaut, les institutionnels et les représentants de la classe politique, tous médusés par la tournure subreptice des évènements.

 

 

La concurrence déloyale de l’Europe, faite de dumping social…

 

Deux fleurons de ce segment industriel qui a fait la renommée jadis de ce département de l’Yonne subissent des destins quasi similaires, faits de difficultés financières âpres et de concurrence déloyale imputable au dumping social et à la faiblesse du coût du travail, ailleurs.

Leurs noms sont connus de bon nombre de salariés, cadres et ouvriers, qui y exercent le plus souvent leurs compétences en couple dans notre contrée : AUTOMOTIVE LIGHTNING et BENTELER.

Des poids lourds nourriciers et synonymes d’emploi dans un département où la sinistrose industrielle s’est révélée au grand jour dès les premiers soubresauts de la crise sanitaire. Frappant aussi la filiale de l’aéronautique dont on se fait écho régulièrement dans ces colonnes.

Si le premier de ces deux dossiers est suspendu à la décision possible d’un repreneur générant la reprise de l’activité après quelques jours de débrayage, la seconde affaire vire au cauchemar pour les quatre cents collaborateurs de l’enseigne allemande dont l’usine devrait fermer définitivement ses portes. Dès 2022 ? A ce jour, ils sont condamnés à se préparer à aller pointer au chômage en attendant peut-être le retour de jours meilleurs…

 

 

Du personnel à la trappe et jeté comme de vulgaires Kleenex…

 

Sale semaine donc pour le département le plus proche de l’Ile-de-France, qui devrait en capter en toute logique tous les bénéfices en matière d’investissements et qui vient de s’enorgueillir de sa nouvelle contribution à l’essor et au développement de son attractivité entrepreneuriale via l’officialisation de son appartenance à « Territoire d’Industrie » !

Le coup porté au cœur est dur à avaler. Coupant net le souffle à celles et à ceux qui se lèvent tôt le matin pour remplir leurs tâches coutumières besogneuses dans l’intérêt commun : celui de la rentabilité économique (et surtout le profit) de ces entreprises peu scrupuleuses qui se moquent éperdument de leurs ressources humaines (tout juste des Kleenex bons à jeter à la moindre opportunité dans la corbeille du chômage) et de l’attractivité territoriale qui a bon dos désormais.

Sous un prétexte fallacieux (le coût de l’énergie est moindre en Allemagne du fait de l’utilisation à outrance du charbon et de son importante ressource minière), les entrepreneurs n’hésitent pas à délocaliser de l’autre côté de la frontière (en l’occurrence le Rhin dans le cas présent mais ce type de situation a déjà été observé du côté de la Belgique) pour y installer leurs outils de production.

 

 

Et pourquoi ne pas pénaliser les entreprises qui choisissent le charbon ?

 

Normal : nous sommes à l’heure de l’Europe de Schengen, de ses facilités sauf administratives et normatives ( !) avec l’ouverture des postes frontières à tous les étages, que ce soit pour les humains (c’est une autre problématique avec la poussée migratoire déguisée à l’est de l’Europe), que ce soit aussi pour les biens productifs d’un pays changeant de quartiers comme l’on passe d’une case à l’autre au jeu de l’oie !

Quant au bilan carbone lié aux relocalisations de ces sites industriels, on repassera en effet ! Car, privilégier, voire encourager, le charbon pour alimenter les usines, ressource énergétique la plus polluante de la planète alors qu’on nous bassine tous les jours ou presque de manière infantile avec le tri des déchets, la pollution du diesel rejetant trop de particules (ce qui n’était pas évidemment le cas il y a quelques années en arrière pour en vendre davantage !) et la fermeture systématique du robinet d’eau froide pendant le brossage des dents prouve bel et bien que nous vivons dans un monde d’hypocrites et de tartuffes !

Mais tout cela, nous le savions déjà !

 

Thierry BRET

 

 

Les « Entretiens d’Auxerre » organisés par le Cercle Condorcet local fêtent cette année leur vingtième anniversaire. Ils se sont ouverts ce vendredi. Une édition qui mise sur l’optimisme et l’avenir, avec pour thème « Osons rêver ». De quoi redonner un peu de couleurs à la grisaille automnale et ambitionner un avenir étoffé d’espoir…

 

AUXERRE : « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » poétisait Rimbaud… Mais doit-on se refuser à rêver quand on a trois ans de plus ? Président du Cercle Condorcet d’Auxerre, Sylvain JOLITON a ouvert les débats ce vendredi matin et retracé quelques souvenirs engrangés au fil de ces deux décennies. A commencer par ce repas partagé avec l’Auxerrois Michel MORINAU et le sociologue Michel WIEVIORKA, où fut évoquée pour la première fois l’idée d’un colloque annuel réunissant des intellectuels de tous horizons autour de sujets de société ou philosophiques.

C’est la voix nouée par l’émotion qu’il a évoqué ce douloureux samedi 14 novembre 2015, au lendemain des attentats parisiens, lorsque sur scène comme dans la salle, chacun s’évertuait à tenter de mettre des mots sur ce qui venait de se passer : « quand le chagrin fracasse la pensée, il faut la reconstruire par la parole et échanger dans la confrontation des idées et dans la compréhension du monde… ».

Rappelant que l’idée première de ces entretiens annuels était bien de s’opposer inlassablement à toute forme d’obscurantisme, « que ce soit par la pensée, la culture, la réflexion, l’intelligence, l’émotion, la controverse, la vie tout simplement… ».

 

 

Quand tout est interdit, il est quand même possible de rêver…

 

Oser et rêver : deux verbes à l’apparence antinomique, dont se sont inspirés les élus présents sur scène pour l’ouverture officielle du colloque. A l’image de l’adjointe en charge de la culture à la Ville, Céline BÄHR, pour qui le thème des Entretiens 2021 laisse supposer « que le rêve ne va pas de soi, que l’on pourrait voir ses rêves amoindris ou confisqués. Peut-on vraiment avoir le loisir de rêver quand on mène une vie soumise à la nécessité, peut-on rêver de ce que l’on ne connaît pas ? ». Citant notamment dans son discours la chef étoilée Anne-Sophie PIC et son plaidoyer « pour conjuguer l’insouciance de celle qui rêve et la détermination de celle qui ose… ».

Même accent philosophique pour la conseillère régionale, Isabelle POIFOL-FERREIRA, qui s’interroge sur la liberté même de rêver : « oser, c’est se donner le droit de franchir une barrière, mais quelle barrière franchir alors que le rêve est sans doute la première des libertés ? Quand tout est interdit, quand tout semble impossible, il est quand même possible de rêver… ». Soulignant combien il pouvait être difficile aujourd’hui de revendiquer toute forme d’utopie sans être marginalisé et perçu comme « irréaliste et doux rêveur ». 

 

 

Oser la politique, car ce n’est pas un gros mot…

 

« L’animal politique » qu’est Guillaume LARRIVÉ (dixit l’intéressé lui-même !), se revendique comme citoyen engagé dans la vie de la cité : « oser, nous appelle à ne pas se satisfaire du statu quo, à se résigner au désordre des hommes et des choses et ça me plaît ! Rêver, c’est s’abandonner dans ce continent très obscur de l’inconscient, alors que la cité est par définition le lieu du réel, de la réalité… ». La politique autorise-t-elle le rêve ? Oui, répond le député de l’Yonne, qui rêve « d’un débat public où le relativisme n’est pas dominant, où la dynamique de l’intelligence permet d’admirer, où l’on ne considère pas que tout se vaut et que rien ne vaut rien… ». Appelant à « oser l’Homme, oser la raison, la nuance, oser l’engagement. Rêvons bien sûr, mais dans la cité et faisons de la politique, ce n’est pas un gros mot… ».

Ponctuant les interventions avant le premier débat de la matinée, la présidente du Conseil scientifique des Entretiens d’Auxerre, Valentine ZUBER est pour sa part revenue sur le thème choisi à l’occasion de ce vingtième anniversaire, synonyme d’espoir et de désir d’avenir : « il y a bien sûr les dangers de l’utopie, de devenir mortifère, mais cela n’invalide pas complètement le rêve, qui est aussi le moteur faisant avancer, qui fait progresser, permet les découvertes et aussi une plus grande mobilisation des énergies sociales. Et c’est bien ce que nous recherchons ici à susciter, aux Entretiens… ». 

 

Dominique BERNERD

 

 

 

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