Elles ne sont jamais à court d’idées, c’est sûr, les deux représentantes de l’opposition ! Surtout lorsqu’il s’agit de relayer les informations vers le plus grand nombre, histoire de jouer la carte de la transparence dans les débats. En l’occurrence, ceux qui résulteront du futur conseil municipal d’Auxerre qui se déroulera ce jeudi 16 décembre à partir de 18 heures. A vivre en live sur les comptes Facebook des deux élues…

 

AUXERRE : S’inspirant de ce qui se fait désormais depuis deux sessions au sein du Conseil départemental, Maud NAVARRE et Farah ZIANI souhaitent diffuser vers le plus grand nombre des administrés de la ville d’Auxerre les échanges et débats issus du conseil municipal.

Leur canal de communication se veut simple et très fonctionnel : leurs comptes respectifs que les deux jeunes femmes possèdent sur le réseau social Facebook.

« Nous prenons donc les choses en main, disent-elles d’une même voix, car la loi ne nous l’interdit pas ! Nous retransmettrons donc les débats qui sont publics sur nos comptes personnels… ».

Premier rendez-vous pour les deux élues influenceuses : ce jeudi 16 décembre à partir de 18 heures, horaire auquel devraient débuter les travaux de ce conseil municipal important.

 

 

Des demandes de l’opposition qui sont restées lettre morte…

 

Le rendez-vous est capital à bien des égards. Il y sera voté le budget 2022. En outre, le maire d’Auxerre Crescent MARAULT y exposera longuement son plan pluriannuel d’investissement, cernant l’ensemble des projets à venir dans les prochaines années.

Arguant que plusieurs collectivités dont le Département ont déjà franchi le pas, les deux élues de l’opposition pensent qu’il est fondamental de transmettre aux habitants de la capitale de l’Yonne les éléments informatifs suscitant de l’intérêt autour de ces perspectives futures.

Diffuser les échanges et débats d’un conseil municipal via un réseau social représente un devoir indispensable pour le bon fonctionnement de la démocratie, expliquent-elles. D’autant que le rebond de la crise sanitaire contraint, voire limite, la présence du public qui posséderait quelques velléités pour venir assister à la réunion, avec le port obligatoire du masque.

A plusieurs reprises, les élus de l’opposition ont par ailleurs multiplié les demandes auprès du maire pour que s’instaure dans un esprit de totale transparence ce principe technique de diffusion via les réseaux sociaux.

« Une requête demeurée jusqu’à aujourd’hui lettre morte, précisent les deux élues, à nous d’anticiper et de proposer cette démarche via un support de communication utile à l’ensemble des citoyens… ».

 

Thierry BRET

 

L’émotion est palpable. Sur le visage de l’intéressé. Mais aussi parmi l’assistance. Celle-ci savoure chaque instant de cette cérémonie avec profonde solennité. Directeur de cabinet du président du Conseil départemental de Seine-et-Marne durant six ans, l'actuel conseiller politique de Jean-François PARIGI depuis juillet, conseiller départemental de l’Yonne et maire de Saint-Clément Gilles PIRMAN rejoint donc le club très fermé des personnalités détentrices de la Légion d’honneur. Au grade de chevalier…

 

SAINT-MARTIN-sur-OREUSE : Il est question ici de dévouement. De bienveillance pour les services rendus à la Nation. Aux territoires, aussi, où exerce le récipiendaire de l’honorable distinction.

En l’occurrence, dans le cas présent, des deux côtés de la frontière qui séparent la Seine-et-Marne et l’Yonne. Des secteurs géographiques qui s’unifient et ne font plus qu’un dans le cœur de Gilles PIRMAN qui bat la chamade en cette journée de remise de récompense honorifique dans son fief.

Directeur de cabinet du président du Département le plus méridional de l’Ile-de-France puisqu’il y exerce son métier, l’heureux bénéficiaire de ce méritoire accessit est aussi un de ces acteurs incontournables qui agit en Bourgogne septentrionale. Le personnage est le premier élu de Saint-Clément, une des communes périphériques de Sens – l’indiscutable poumon économique de l’Yonne. Il siège également depuis deux mandats au sein de l’hémicycle du Conseil départemental de l’Yonne, à Auxerre. Accueilli dans la fameuse Pyramide.

Alors quand il a appris en ce petit matin du 01er janvier dernier au moment où l’on échange les vœux qu’il avait été promu au rang de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur, son sang n’a fait qu’un tour.

 

 

 

Une nomination inattendue pour l’intéressé…

 

C’est d’ailleurs le préfet du département voisin au nôtre Thierry COUDERT qui devait lui porter la bonne nouvelle. Par un simple contact téléphonique.

Effet de surprise garanti pour Gilles PIRMAN qui ne s’y attendait pas. Toucher du doigt la plus haute distinction de la République devant un parterre d’invités de la sphère institutionnelle, économique et politique du cru engendre nécessairement de l’émotion. Celle-ci fut palpable à toutes les strates de ce rendez-vous saluant l’investissement de l’élu dans la gestion de la crise sanitaire.

Un élu en charge du pôle médico-social au Conseil départemental de l’Yonne qui n’a pas manqué de formuler une proposition importante votée par ses condisciples lors de la séance en plénière de vendredi à Auxerre : inscrire le quartier des Rosoirs à Auxerre dans le dispositif de santé qui promeut entre autres le salariat des médecins.

L’homme du jour était par ailleurs entouré de nombreux représentants de sa famille politique, Les Républicains, à commencer par le député de la première circonscription de l’Yonne, Guillaume LARRIVE, et le président du Conseil départemental Patrick GENDRAUD.

Quant à la sénatrice UDI Dominique VERIEN, elle n’était pas très loin. Posant volontiers pour la photo de famille avec le sourire !

On remarquera aussi la présence de Christophe BONNEFOND, vice-président du Département et vice-président de l’Auxerrois et de Pierre MONZANI, préfet et directeur général de l'Assemblée des Départements de France.

Nonobstant, la remise de l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur correspond aussi à trente années de bons et loyaux services qui se traduisent dans les faits par l’implication du maire de Saint-Clément au détour de la vie publique, de la réserve militaire ou des milieux associatifs.

 

Thierry BRET

 

 

Pas contents, les élus de l’opposition de la localité périphérique d’Auxerre ! Ils l’ont fait savoir de manière très implicite en quittant dès les premières minutes le conseil municipal du 22 novembre dernier. Un claquement de porte inattendu avant que ne soit proclamée ouverte la séance de travail des élus. Ce mouvement d’humeur a pris ses origines sur un aspect de pure sémantique autour du terme « municipalité ». De nouvelles joutes en perspective ce lundi soir où le conseil se tiendra ?

 

MONETEAU: Il y a différentes manières de faire connaître sa désapprobation quand les choses déplaisent lors d’une séance de prise de parole collective ! En l’occurrence, la tenue d’un conseil municipal.

La première consiste à interrompre à tout moment l’orateur principal, en l’occurrence le maire ou l’un de ses représentants, pour le faire taire et apporter de la contradiction aux échanges, à défaut de débat constructif.

La seconde peut s’appréhender dans la conservation d’un mutisme absolu, façon « je fais la gueule » et « je ne dirai pas un traître mot de la soirée ».

La troisième de ces préconisations utiles à conserver en mémoire fait appel à l’humour et à son pouvoir de franche dérision, mâtinée d’un zeste d’ironie par rapport à ce qui est avancé en séance. Effets comiques garantis !

La quatrième possibilité s’effectue comme dans les travées de l’hémicycle du Palais Bourbon de temps à autre par voies d’invectives, à la limite des insultes et des noms d’oiseaux. Le signe élégant de la démocratie dans toute sa splendeur !

Enfin, pour clore ce jeu des sept familles du reproche contradictoire, ramenées à cinq hypothèses dans le cas qui nous importe, il reste toujours l’opportunité pour les contestataires de se lever séance tenante une fois que tout le monde est installé confortablement et de quitter brusquement la salle en se faisant remarquer le plus possible ! Une pirouette toujours astucieuse !

C’est donc cette dernière marque de mécontentement très visible et incisive qu’ont choisi les six représentants de l’opposition à la gouvernance actuelle du conseil municipal de Monéteau il y a quelques jours. Une façon d’agir quasi immédiate puisque survenant juste quelques minutes après les propos liminaires de ce rendez-vous.

 

 

Par ici la sortie pour les élus de l’opposition !

 

Ce chambardement soudain dans le protocole, façon coup de canif dans la bien-pensance, prend ses origines dans la circulation d’une pétition de l’un des habitants de la commune. Monsieur MAHUT pour ne pas le citer ! Ce dernier interpelle en la questionnant par écrit l’édile Arminda GUIBLAIN, à propos d’un différent dans le voisinage concernant des travaux. Précisant qu’il souhaitait faire connaître également les fruits de sa requête à l’opposition municipale. Ce dernier se voit alors confirmé par l’élue qui a succédé à Robert BIDEAU au poste de maire que « l’opposition ne faisait pas partie de la municipalité ».

Une opposition qui n’a jamais eu connaissance de la demande écrite de ce villageois comme devait le préciser quelques jours plus tard par voie téléphonique à Presse Evasion, Patrick PICARD, ancien candidat aux élections départementales et élu local.

« Nous sommes abasourdis par la réponse du maire, explique-t-il, en quoi les élus de son opposition ne font pas partie intégrante de la municipalité ?! ».

 

 

Il aurait été alors précisé à M. MAHUT que « les élus minoritaires obtiendraient des informations sur ledit dossier une fois que des décisions seraient prises ». Dont acte !

Dénonçant l’absence de concertation entretenue par Arminda GUIBLAIN à leur égard, les six élus concernés se sont donc levés de leurs sièges en prenant le chemin de la sortie de la salle du conseil.

« Nous ne pouvions accepter cette situation, justifie Patrick PICARD, nous avons choisi de montrer ouvertement notre désapprobation… ».

 

Une opposition qui dénonce le mépris à son égard…

 

Quant au terme incriminé, « municipalité », qui a provoqué l’ire de l’opposition, il  est donc au centre de la problématique conflictuelle. Il possède d’ailleurs une double signification au plan étymologique.

En premier lieu, il représente le corps municipal, c’est-à-dire l’ensemble des personnes qui administrent une commune (le maire, ses adjoints et ses conseillers municipaux qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition) ; et la circonscription qui est administrée par ce même corps municipal. Mais en aucun cas, le terme qui se veut généraliste ne fait de distinguo entre les élus au pouvoir et ceux qui y seraient opposés…

Et Patrick PICARD de conclure : « Jamais durant les quatre mandats que nous avons effectué auparavant avec Robert BIDEAU, nous n’avons caché la moindre pétition venant de nos concitoyens à l’opposition. Cet écart est inacceptable et vient s’ajouter à une liste importante de mépris à notre égard… ».

On attend maintenant la réponse argumentée de la première des élus de la commune qui nous a promis d’apporter des éléments de clarification à cette péripétie inhabituelle dans la vie institutionnelle d’un conseil municipal. A savoir le sens de la terminologie exacte d’un mot de notre vocabulaire !

 

Thierry BRET

 

Ne plus se sentir isolé du monde extérieur et profiter des offres technologiques et virtuelles offertes par la fibre optique ! Ce sera bientôt une excitante réalité pour quatre nouvelles communes, sises dans le secteur occidental de l’Yonne. En installant le 36ème nœud de raccordement optique (NRO) qui équipe le département, Druyes-les-Belles-Fontaines, Andryes, Sougères-en-Puisaye et Etais-la-Sauvin vont rejoindre bientôt le vingt-et-unième siècle, celui des NTIC !

 

DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES : Il faudrait presque se pincer le derme pour y croire vraiment. Voire se piquer la peau avec la pointe acérée d’une aiguille afin de se réveiller très vite de ce songe matinal en dissipant ces images oniriques qui défilent devant nos yeux.

A moins que ce ne soit le froid quasi polaire de ce petit matin blême de décembre qui embrouille la vue et les idées ! Là, à quelques mètres d’un groupe de personnalités institutionnelles et politiques du cru, frigorifiées par la bassesse des températures qui mord à vif les visages rougis, se joue le premier acte du déploiement de la fibre à grande vitesse dans l’Yonne. Plus précisément celui qui concerne un secteur très emblématique et touristique de la Puisaye-Forterre, plutôt Forterre que Puisaye par ailleurs, Druyes !

Dans les airs, un énorme bloc, la fameuse structure accueillant le dispositif de raccordement à la fibre optique, se meut très lentement et avec infime précaution tenu par de solides sangles depuis une remorque jusqu’à sa base où il sera déposé tout en délicatesse sur un socle de béton. Les attaches sont plutôt rassurantes vu le poids de cet ouvrage, qui présente une esthétique évoquant un revêtement fait de bois. Agréable à l’œil, selon les premiers commentaires du voisinage, et qui tranche avec la rudesse du bloc de béton façonné à l’état brut posé d’ordinaire. Un plus qui ne dépareille pas trop avec l’environnement.

 

 

57 NRO à implanter au total dans l’Yonne…

 

En fait, que va donc permettre ce fameux NRO, trente-sixième du nom, confirmant ainsi l’accélération de ce vaste chantier d’accessibilité au plus grand nombre (c’est-à-dire in fine à tous les habitants de l’Yonne d’ici la fin de 2023) piloté par le Conseil départemental et ses partenaires ?

Si le premier de ces blocs monolithiques a été posé en mars dernier sur notre territoire, il offre depuis la possibilité à ses bénéficiaires d’être raccordés à cette fibre optique qui n’a pas son pareil pour booster de manière ultra réactive et rendre fiables les connexions informatiques.

Au total, 57 NRO devront être installés dans l’Yonne. Ils représentent donc les maillons initiaux de cette chaîne incontournable du développement de ce réseau de fibre local.

Explications fournies par l’un des représentants techniques de l’opération : « les NRO assurent le lien entre le réseau national et celui de la distribution des opérateurs… ».

En filigrane, ce sont eux qui fourniront après coup le service final aux abonnés, au nombre de quatre en France à l’heure actuelle (ORANGE, SFR, FREE et BOUYGUES) dans un delta temporel de six à huit mois après la pose du NRO.

 

     

Un cahier des charges respecté à la lettre par ALTITUDE Infra…

 

Dans le cas présent, ce NRO accueille en son sein les équipements nécessaires aux opérateurs en vue de ces futures connexions. Il offrira l’excellente opportunité technologique à plus de 1 300 foyers, entreprises et collectivités de bénéficier des services de ce support. Il s’agit des localités d’Andryes, de Sougères-en-Puisaye, d’Etais-la-Sauvin (où la téléphonie laisse complètement à désirer entre parenthèses) et à Druyes-les-Belles-Fontaines.

Toutefois, il faut tempérer quelque peu les ardeurs trop enthousiastes des moins impatients ! Ces raccordements à la fibre ne devraient être effectifs réellement qu’au second semestre 2022.   

A contrario, la pose des NRO s’effectue avec célérité puisque ces 36 nœuds de raccordement ont été installés en moins de neuf mois, y compris au plus fort de la crise sanitaire.

Baptisé YCONIK, ce projet de déploiement à la fibre optique, voté par les élus du Conseil départemental de l’Yonne, a prévu de doter tous les habitants du territoire de cette précieuse technologie d’ici 2023. Soit plus de 127 000 foyers, entreprises et collectivités qui seront éligibles. Un cahier de charge que respecte pugnace la société ALTITUDE Infra depuis les origines du programme.

Dans le cadre de sa DSP (délégation de service public), le groupe dont Lionel ANSELMO assure la vice-présidence, a mobilisé ainsi plus de 190 millions d’euros pour couvrir 100 % de l’investissement porté par YCONIK. Sans qu’il n’y ait eu recours à la moindre subvention publique ! Un sacré challenge,  en vérité, par les temps qui courent alors que les robinets grands ouverts coulent à flot  du fait du contexte de la crise sanitaire et de ses plans de relance…

 

 

En savoir plus :

 

Ont assisté à l’inauguration de ce 36ème NRO :

Guillaume LARRIVE, député de la première circonscription de l’Yonne,

Pascal HENRIAT, vice-président du Département de l’Yonne en charge du numérique,

Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, conseiller régional et président de la CC de Puisaye-Forterre, représentant le maire de Druyes Jean-Michel RIGAUD,

Yves VECTEN, conseiller départemental de l’Yonne,

Lionel ANSELMO, vice-président de la société ALTITUDE Infra,

Michel CAZZOLLI, directeur du programme YCONIK by ALTITUDE Infra.

 

Thierry BRET

 

 

 

La patience est la clé de la joie, dit volontiers la maxime ! Il aura fallu abuser de cette vertu cardinale avant de procéder à la cérémonie d’inauguration du nouveau centre de formation agricole (CFA) de l’Yonne. Une structure implantée depuis près d’un an sur le site de l’établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole Les Terres de l’Yonne. Un instant solennel qui augure d’excellentes perspectives…

 

VENOY : Un an, c’est à la fois très long quand on attend des choses et bien trop court dans certaines circonstances de la vie. De la patience, les responsables du CFA agricole de l’Yonne en ont eu à revendre avant de pouvoir enfin officialiser comme il se doit, avec toute la solennité requise autour d’un tel évènement festif, la phase inaugurale de leur structure.

Il y a quelques jours, l’établissement implanté sur le complexe pédagogique des Terres de l’Yonne a enfin touché de l’index le Graal de la reconnaissance publique. Devant un aéropage de personnalités de la sphère politico-institutionnelle régionale. Un fait qui a clôturé ainsi toutes les supputations et autres commentaires hasardeux ayant pu exister par le passé sur l’opportunité d’avoir déménagé ce site depuis Champignelles en le rapatriant à Venoy ! Un virage à 180 degrés pris à l’époque par la Région afin de résoudre les déséquilibres financiers permanents de l’ancienne structure.

Force est de constater qu’au terme de ces douze derniers mois vécus au nord d’Auxerre, même dans des espaces modulaires qui accueillent la direction et le personnel administratif, jamais le CFA agricole de la Brosse ne s’est aussi bien porté ! 

 

Une visibilité accrue en termes d’image sur les réseaux sociaux…

 

Non seulement, la structure s’est parfaitement intégrée dans le paysage pédagogique de l’établissement de Venoy, lui conférant une complémentarité évidente au niveau de ses formations et cursus (rappelons que le complexe propose des cycles formatifs permettant de préparer aux métiers de l’agriculture, de la vigne, du secteur équestre et des paysagistes) mais en outre, elle a optimisé le nombre de ses élèves.

De quatre-vingt-dix apprentis qui fréquentaient le centre de formation lorsqu’il était encore fonctionnel en Puisaye, le chiffre se situe à l’heure actuelle à 130 apprenants !

Un bond considérable des effectifs qui atteste que la visibilité du lieu est bien identifiée de la part des familles et de leur progéniture. Sans omettre un positionnement marketing bien rodé sur les réseaux sociaux et mis en exergue par la nouvelle directrice Hélène DECULTOT, elle-même cogérante d’une agence de communication et de marketing dans une vie antérieure ! Bonne pioche !

 

 

Le déménagement du site de Champignelles était irrévocable…

 

D’ailleurs, ce volontarisme initié vers la sensibilisation par l’image a été traduit dans les faits par la projection avant la prise de parole d’un clip de 3’42’’, plutôt bien ficelé au plan technique. Un aperçu visuel très significatif de l’état d’esprit qui règne céans depuis cet emménagement de la rentrée 2020. Un bonheur mâtiné de plénitude pour les équipes professionnelles comme pour les apprentis !   

D’ailleurs, preuve que ce premier court métrage a plu dans les chaumières, le CFA agricole prépare déjà la suite, un opus de la même veine qui sera réalisé après la restauration du bâtiment pédagogique.  

Ce sentiment de joie a été partagé par Jean-Baptiste THIBAUT. Président du conseil d’administration des Terres de l’Yonne, l’une des figures de proue actuelle de la chambre départementale d’agriculture n’a pas caché sa joie de se retrouver dans pareil lieu.

Malgré le retard inaugural d’un an, imputable à ce satané coronavirus ! Le fait de tourner la page une bonne fois pour toute avec le site de Champignelles qui dès sa conception au début des années 80 avait accueilli deux types de formation : l’apprentissage initial et la formation par alternance est donc acté. Mais, l’arrêt de la pédagogie initiale une décennie plus tard compromettra très sérieusement l’équilibre économique de l’institution.

Malgré une aide d'équilibre de la part de la Région, accordée ces dernières années et malgré le dévouement et l'adaptabilité du personnel éducatif ainsi que de l'équipe de direction, le recrutement et les conditions d'accueil et de pédagogie devenaient de plus en plus difficiles à assurer. On connaît la suite de l’épisode…

 

 

Une seconde année opérationnelle à Venoy qui confirme les choix…

 

En avril 2019, il a été validé par la Région de rapatrier le CFPA à la Brosse. Ce déménagement avait l'aval de la profession agricole à travers la voix de la Chambre d'agriculture.

Un rapprochement qui aura permis in fine d’optimiser les moyens comme la restauration, l’internat, le plateau sportif et offrir une plus grande attractivité pour le centre. Avec des coûts moindres et des meilleures conditions de travail pour les apprenants ainsi que le personnel éducatif.

Jean-Baptiste THIBAUT ne manque pas de saluer l’investissement du maire de la commune, vice-président du Département, Christophe BONNEFOND.

« Il nous a facilité toutes les démarches administratives, à titre d’exemple, la demande de permis de construire ! C’est vrai que dès qu'on rentre dans l'administratif, ça peut être très simple comme ça, peut être très compliqué. Et quand on a quelqu'un qui facilite les choses, ça permet d'aller plus vite pour faire avancer les dossiers… ».

Le deuxième exercice est désormais enclenché pour le CFA agricole sur son nouveau terrain de jeu. Un second exercice plus que prometteur avec cette hausse caractéristique des effectifs. Ce qui fait dire à Jean-Baptiste THIBAUT : « J'ai pu constater que malgré les problèmes inhérents à cette pandémie, la greffe a pris. L'équipe directionnelle et l'équipe éducative sont très motivées avec des conditions de travail qui s'améliorent… ».

 

 

Un équilibre financier retrouvé mais toujours à consolider…

 

Des interactions se font avec le lycée avoisinant. Quant à la partie budgétaire, elle s’améliore. « Nous sommes à l’équilibre, confirme le président du conseil d’administration, mais attention, il nous faut le consolider durablement ».

Des bons points que Jean-Baptiste THIBAUT attribue également depuis la tribune à la politique volontariste de l'État en faveur de l'apprentissage sous forme de différentes aides visant à soutenir les initiatives pédagogiques.

« Pourvu que cela dure ! » devait ajouter l’orateur en reprenant à sa guise la célèbre formule de la mère de Bonaparte.

Reste que les locaux modulaires et quoique confortables du CFA agricole newlook ne peuvent être que provisoires. Plusieurs bâtiments pourraient être réhabilités sur le complexe de la Brosse à l’avenir. Une piste qui ne manquera pas d’être évoquée lors des prochains conseils d’administration en 2022 !

 

 

En savoir plus :

Parmi les personnalités présentes à cette inauguration :

Henri PREVOST, préfet de l’Yonne,

Christian MOREL, vice-président de la Région Bourgogne Franche-Comté en charge de l’Agriculture,

Marie EVRARD, sénatrice et conseillère départementale de l’Yonne,

Christophe BONNEFOND, vice-président du Département et de l’Agglo de l’Auxerrois,

Gilles DEMERSSEMAN, conseiller régional de BFC,

Gilles ABRY, conseiller départemental,

Didier MICHEL, président de la Fédération départementale du Bâtiment,

Sonia PATOURET, conseillère départementale,

Arnaud DELESTRE, président de la Chambre départementale d’Agriculture,

François AVEZ, directeur de la Chambre départementale d’Agriculture…

 

Thierry BRET

 

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