Parque que la société industrielle du Sénonais a renoué avec la croissance en 2016 de l’ordre de 4 % et que les augures se sont montrés positifs en 2017 avec le renforcement de ses capacités et l’émergence de nouveaux produits, le spécialiste de matériels de production d’eau chaude sanitaire et de chauffage peut entrevoir le nouvel exercice avec confiance et sérénité. Une configuration idéale pour une entreprise qui a célébré ses quatre-vingts cinq printemps l’année dernière…

SENS : Consacrant chaque année plus d’un million d’euros à l’investissement via sa cellule recherche et développement performante, CHAROT s’est fixée comme principal objectif de consolider ses acquis en 2018.

La toujours jeune entreprise de 85 ans, un anniversaire qui fut commémoré dignement à l’automne dernier en présence de plus de 400 convives, devrait connaître de nouvelles réussites. Malgré la baisse de la commande publique qui inquiète quelque peu son responsable, Pascal CHAROT, alors que l’entreprise fournit de nombreuses collectivités.

Mais, ce sont surtout les excellents indicateurs observés sur le secteur privé et ses potentialités à venir qui rassurent l’entrepreneur. Réalisant 26 millions d’euros de chiffre d’affaires avec son outil de travail, l’industriel de l’Yonne qui emploie plus de 150 collaborateurs devrait proposer de nouvelles gammes de ballons d’eau chaude sur le marché. Des produits novateurs dont les grossistes et distributeurs de l’hexagone se chargeront de populariser auprès des cibles habituelles du fabricant.

Une PME où la ressource humaine et la solidarité sont prioritaires…

Structure industrielle qui puise ses fondamentaux au plus profond de ses racines familiales, CHAROT se définit comme une entreprise solidaire où le facteur humain demeure un élément prépondérant. La remise de 62 médailles du travail aux salariés, pour certains ayant une contribution de quarante années de présence, l’a attesté lors de la célébration de cet anniversaire mémorable qui restera gravé dans les annales.

L’entreprise gérée par Pascal qui avait pris la suite de son père Michel et de son grand-père Gabriel, se projette avec enthousiasme vers un avenir prometteur gage de sa pérennité. Cette longévité ne manque pas d’étonner les observateurs au vu d’un contexte économique parfois complexe sur un segment très concurrentiel.

Fervent adepte du développement régulier de son unité de production tout en maîtrisant les risques, Pascal CHAROT aura consacré pas moins de dix millions d’euros ces dix dernières années afin d’occuper le rang de leader national sur son marché. Celui de la conception de chauffe-eau, de réservoirs, de chaudières mais aussi d’échangeurs et de tampons, tout type d’énergie, en acier ou en inox qui se destinent ensuite au marché national, voire européen.

Un florilège d’innovations techniques pour inonder le marché

Précisons que le pôle R&D de l’entreprise a été particulièrement gâté cette année avec le doublement de surface de son laboratoire dédié aux essais et aux tests grandeur nature.

En 2017, la gamme de produits s’est considérablement élargie avec le lancement d’une nouvelle unité de pasteurisation d’eau chaude sanitaire anti-légionnelle pour l’eau chaude et froide (Pastorclean), la vente du système de production d’eau chaude sanitaire collective avec la pompe à chaleur haute température (le + Ecodyn2), le générateur tout inox de 45 à 65 kilo/Watts à condensation (le Max’O Gaz Condens) ainsi que les nouvelles gammes d’échangeurs à plaques qui offrent davantage de choix et de performances tout en renforçant la puissance. Celle-ci étant portée à 2 500 kilo/Watts.

On le constate : à 85 ans, CHAROT est une entreprise plus jeune que jamais et compte bien profiter encore longtemps de sa cure de jouvence créative…

Alors que le mouvement coopératif existe depuis près de cent cinquante années en France, ce mode opératoire et spécifique de gouvernance professionnelle suscite toujours autant d’engouement de la part des créateurs/repreneurs d’entreprise. Dans notre contrée, la Côte d’Or (29 %) et la Saône et Loire (21 %) caracolent largement en tête au niveau de la répartition de ces entités devant un trio de départements composés à part égale (13 %) du Doubs, du Jura et de l’Yonne. Loin derrière se positionne la Nièvre avec seulement 3 %. Les 108 structures coopératives régionales ont généré 139 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 même si trois d’entre elles ont capitulé faute de marché. Explications…

DIJON (21) : La centaine d’entreprises qui fonctionnent aujourd’hui en Bourgogne Franche-Comté selon les principes vertueux des sociétés coopératives de production (SCOP) ou des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) accueillent quatorze salariés en moyenne. Avec une nette prédominance autour des activités de service, de l’artisanat, du commerce et même de l’industrie.

Neuf nouvelles coopératives ont été créées en 2016, déjà six en 2017…

En 2016, 96 projets ont été accueillis pour optimiser 981 emplois. Mais, dans la réalité, ce sont bien neuf nouvelles SCOP qui ont réellement vu le jour dont six sociétés coopératives d’intérêt collectif. Soit une plus-value tangible de 46 emplois au total. Quant aux premières statistiques qui nous sont parvenues pour qualifier l’exercice 2017, elles traduisent la continuité de cette embellie logique depuis une quinzaine d’années avec déjà six nouvelles structures créées en début d’exercice qui développent 61 emplois.

Le suivi et l’accompagnement de ces diverses entités représente 447 jours de formation pour la dizaine de personnes qui exercent leur professionnalisme au sein de l’Union régionale des SCOP de Bourgogne Franche-Comté, dont Laurène COTE qui en est une des représentantes au titre de consultante.

« En 2017, les structures coopératives ont poursuivi leur croissance avec un nombre exponentiel de nouvelles sociétés en phase de création. Cet engouement s’explique par l’aspect égalitaire qui prévaut dans ce système de fonctionnement avec la formule « un associé équivaut à une voix ». La meilleure répartition du résultat justifie également le choix des créateurs/repreneurs d’entreprise en faveur de ce système opératoire. Historiquement, beaucoup de porteurs de projets, cassés par les codes parfois virulents du système capitalistique traditionnel, ont fait le choix de s’ouvrir à la coopérative dès qu’ils en ont eu l’opportunité… ».

Hormis les professions réglementées comme celles des avocats, des notaires, des experts-comptables, des huissiers de justice mais aussi des cabinets d’architectes ou des géomètres, toutes les filières autorisent l’adoption de ce statut dans l’optimisation de leur projet.

Une année de création plus fertile en Franche-Comté qu’en Bourgogne…

« L’année dernière, ajoute Laurène COTE, de nombreux projets de transmission d’entreprises se sont soldés par la création de nouvelles coopératives. En Bourgogne Franche-Comté, l’année 2017 aura été fertile pour la partie franc-comtoise du territoire. Celui-ci a enregistré plus d’une dizaine de SCOP créées dont des pépinières horticoles, des magasins bio, voire des bureaux d’étude. Cela s’explique par le vivier économique de belle importance qui existe à Lons le Saulnier et dans le Jura… ».

Mais, a contrario, l’Yonne n’aura pas accueilli de nouvelle SCOP en 2017. En revanche, après plusieurs années de disette, un projet de création est à l’étude et pourrait peut-être aboutir en 2018. « Mais, il est encore trop prématuré pour en dire davantage…précise Laurène COTE ».

Côté financement, le comité d’engagement financier régional a été sollicité à douze reprises avec neuf garanties SOFISCOP d’un montant de 703 000 euros de prêts du Crédit coopératif et trois emprunts SOCODEN de 260 000 euros. Grâce à ces financements coopératifs, 126 emplois ont ainsi été consolidés en 2016…

Le président national du MEDEF a rendu une visite de courtoisie à l’une des entreprises phare de la création culinaire en France lors de son déplacement sur le territoire de l’Yonne ce mercredi 04 octobre. Dirigeants depuis vingt-cinq années du groupe FESTINS, Evelyne et Didier CHAPUIS ont accueilli la figure emblématique du patronat français sur le site des « Plaisirs des Mets », une unité de production ultra moderne où se préparent avec minutie les recettes des plateaux repas destinés aux voyageurs empruntant Eurostar, Thalys et TGV LYRIA…

APPOIGNY : Accompagné des instances représentatives du MEDEF de l’Yonne, Claude VAUCOULOUX, secrétaire général et Etienne CANO, président départemental, le « patron des patrons » français a fait une halte très instructive lors de sa visite sur l’Auxerrois. Il a pu découvrir l’archétype même de la réussite entrepreneuriale en s’immergeant parmi l’une des références des arts de vivre et de la restauration régionale, le groupe FESTINS.

Convié sur l’ancien site industriel de l’enseigne AMORA qui y produisait et transformait des cornichons autrefois, Pierre GATTAZ a écouté avec grand intérêt les explications fournies par Didier CHAPUIS sur les modes opératoires générés dans cette filiale, fonctionnelle depuis 2013, « Les Plaisirs des Mets ».

Employant plus de 80 collaborateurs, l’unité de production dispose de treize chambres froides, nécessaires aux phases préparatoires, permettant aux opérateurs de concevoir une gamme sans cesse renouvelée de produits frais devant alimenter les rames des transports ferroviaires au départ de Paris, Londres, Bruxelles et depuis peu, de Suisse.

 

Une immersion passionnante au cœur de l’univers professionnel…

Certifiée ECOCERT, l’entité des « Plaisirs des Mets » occupe sur trois mille mètres carrés de terrain une surface de fabrication où se concentrent différents univers de production. La délégation du MEDEF national s’est attardée longuement au cœur de l’espace conception de la mousse au chocolat où plusieurs opérateurs préparaient de petits récipients devant accueillir le savoureux produit. Ces derniers étant destinés ensuite au marché de l’épicerie fine et du haut de gamme à l’instar de la marque « Michel et Augustin »…

Zone de stockage des matières premières, aire de conditionnement des produits finis, puis, découverte des ateliers de préparation des plats venant sustenter les milliers de voyageurs qui effectuent les liaisons européennes avec l’aide des trains : chaque univers de fabrication des « Plaisirs des Mets » faisait office d’étapes pédagogiques passionnantes où le maître des lieux décrivait avec précision tous les éléments indispensables à la confection de ces plateaux repas très qualitatifs. La préparation des sandwiches fut l’un des autres temps forts de cette plongée insolite dans l’univers FESTINS, l’une des multiples facettes du groupe. Ainsi que le travail proposé par les équipes de pâtissiers s’affairant autour d’excellentes mignardises et de canapés sucrés.

Des données statistiques impressionnantes…

Puis, vint le temps de quelques compléments informatifs chiffrés. Didier CHAPUIS résuma lors d’une brève intervention les statistiques essentielles à connaître sur le fonctionnement de son groupe.

Employant 280 collaborateurs, FESTINS a réalisé un chiffre d’affaires de 36,5 millions d’euros en 2016, réparti pour 25 % dans la restauration (COJEAN), 22 % vers la grande distribution (SYSTEME U, MONOPRIX, CASINO, BIOCOOP, COLRUYT…), 25 % obtenus grâce aux activités boutiques (au nombre de quatre dont deux à Paris et celle de Chemilly sur Yonne) et 28 % vers l’activité de la restauration ferroviaire.

Le groupe nord-bourguignon qui dispose d’une antenne en Sologne travaille à ce jour avec les plus grandes références de l’hôtellerie/restauration de France (ACCOR, le LIDO, Alain DUCASSE, le groupe Lucien BARRIERE…) mais aussi l’épicerie fine (FAUCHON, FAYE…), et exporte son savoir-faire vers l’Irlande, l’Angleterre ou l’Asie (Hong-Kong, Malaisie, Vietnam, Singapour…) différents produits en particulier les fameux fonds de sauce maison qui ont fait sa notoriété.

FESTINS produits 17 tonnes de foie gras chaque année (oie, canard) ; 250 tonnes de fonds de sauce (ce vecteur de cette réussite universelle) ; 450 tonnes de mousse au chocolat et 2,2 millions de plats cuisinés.

Depuis sept ans, le groupe se diversifie vers l’activité du foodtech, proposant de la commande en ligne de plus en plus importante à l’échelle de la capitale.

L’agrément d’une prochaine certification halal offrira bientôt l’opportunité à l’entreprise de Chemilly sur Yonne de pouvoir implanter ses solutions en restauration au Moyen-Orient, notamment à Dubaï.

Autant d’éléments informatifs qui ont satisfait et convaincu le président national du MEDEF, Pierre GATTAZ, sur ce parcours hors normes emprunté par le couple CHAPUIS, et leur fils, Matthieu, partie prenante de cette réussite professionnelle, qualifié de « relève assurée » de l’entreprise par le numéro un du syndicat patronal…

 

Présente dans la ville la plus méridionale de l’Yonne depuis 2009, la société de services à la personne créée par Jérôme ATTIAVE a emménagé au sein de locaux plus spacieux et ergonomiques le 01er août. Une orientation stratégique au bénéfice de la notoriété puisque la PME à la centaine de collaborateurs optimise ainsi son image auprès d’un public composé majoritairement de personnes âgées et/ou en situation de handicap…

 

AVALLON : En guise de cadeau pour le dixième anniversaire de sa structure professionnelle, Jérôme ATTIAVE, le responsable de la société AJ SERVICES 89, s’est offert de nouveaux locaux à Avallon. Une manière volontariste de montrer que l’enseigne est toujours prête à aller de l’avant !

Huit ans après son implantation sur cette zone de chalandise, la PME opte pour un renforcement de sa présence visuelle, au cœur de l’hyper centre. Pourvu de plusieurs bureaux, le local qui accueillait autrefois une mutuelle, se situe Place du général de Gaulle et profite d’un flux important de piétons. Gagnant en confort et en aisance de travail, les salariés de l’entreprise reçoivent plus facilement les personnes âgées et à mobilité réduite qui éprouvaient jusque-là quelques difficultés à localiser le prestataire de services.

« Avallon, comparable à un grand village… »

Alors que la société ne cesse de déployer ses ailes sur l’Yonne (elle est d’ailleurs la seule parmi plus de 80 acteurs de cette filière à développer ce rayonnement géographique), son recentrage à Avallon devenait au fil du temps une obligation. Même si AJ SERVICES 89 connaît depuis ses débuts une courbe exponentielle de son chiffre d’affaires (non divulgué par le chef d’entreprise), revaloriser sa présence au niveau local s’imposait à l’aide d’une infrastructure moderne.

« Le marché de l’Avallonnais représente 30 % de nos résultats. Ces derniers sont en net progression bien qu’il faille prendre son temps pour imposer sa griffe. Nous vivons ici comme dans un grand village…» analyse Jérôme ATTIAVE.

Déclinant une kyrielle d’offres autour du petit bricolage, de l’entretien d’espaces verts (l’un des vecteurs importants qui explique le succès de cette entreprise), du maintien à domicile ou de l’aide-ménagère, AJ SERVICES 89 emploie près d’une centaine de personnes, réparties autour de quatre zones fondamentales que représentent le Sénonais, l’Auxerrois, la Puisaye et l’Avallonnais.

Plusieurs postes de personnel qualifié et diplômant sont à pourvoir de suite sur chacun de ces secteurs. Cela concerne des emplois d’auxiliaires de vie. Notons enfin, pour être tout à fait complet sur la philosophie de cette entité, qu’elle initie une politique novatrice autour du développement durable. Elle n’utilise que des produits biologiques lors de ses missions d’entretien et de nettoyage. Son dirigeant souhaite aussi introduire à l’avenir des véhicules électriques, moins gourmands en énergie fossile, pour équiper sa flotte automobile.

Le spécialiste des étiquettes adhésives, BRAIZAT recentre ses activités vers la production de petites séries en jouant à fond la carte de l’investissement. Une presse à imprimer sept couleurs de dernier cri, acquise récemment par la structure dirigée par Marie AUBIN, favorisera le développement de nouveaux marchés.

SENS : La chef d’entreprise de l’Yonne a déboursé 400 000 euros pour se doter de cette machine nécessaire au développement et à la pérennité de son unité de production. Une seconde machine, une découpeuse, a également été achetée dans le même intervalle. En prévision de ces dépenses, la responsable de BRAIZAT Etiquettes prévoit d’intégrer une imprimante jet d’encre ultra performante à son parc machine…

« Ces achats de matériels se justifient, confie Marie AUBIN, c’est la réponse concrète à des demandes précises formulées par nos partenaires et clients… ».

En terme clair, l’apport de cette nouvelle technologie permettra de mieux anticiper les besoins, tout en y intégrant des paramètres supplémentaires comme la connaissance des données variables autour du produit (code barre), la quantité des séries et leurs résolutions, ainsi que les spécificités offertes par ces produits (dorure, transparence, etc.).

Réalisant plus de 30 % de son chiffre d’affaires sur le marché de la cosmétique, la PME de Sens s’adresse aussi au milieu de l’industrie pharmaceutique, celui de l’agro-alimentaire (20 %), voire d’autres activités sectorielles performantes à l’instar de l’électronique, les agences de communication nationales ou les sociétés de loisirs.

Editant plus de 15 millions d’étiquettes à l’année, l’entreprise qui emploie une dizaine de collaborateurs a conclu l’exercice 2016 sur un chiffre d’affaires de 730 000 euros, enregistrant au passage une nouvelle hausse.

Articles

Bannière droite accueil