Les écologistes préconisent de réaliser des économies, notamment par l'isolation des bâtiments. Certes, c'est indispensable. Mais, cela ne réglera pas le problème global de notre société. Nous aurons d'évidence besoin de plus d'électricité et de davantage d’hydrocarbures dans le futur. Notamment pour alimenter les filières industrielles de la chimie, des engrais, des médicaments et des plastiques…et créer des emplois.

 

BILLET : Avec la guerre en Ukraine, on court partout pour rechercher de nouvelles sources d'approvisionnement en gaz. En France, nous possédons des ressources conséquentes de gaz de schiste qu'on ne veut pas mettre en exploitation pour de seules raisons idéologiques.

Il est exact que les premiers forages et fracturations hydrauliques réalisés aux Etats-Unis ont été conduits sans le moindre respect de l'environnement, notamment en libérant dans la nature, et sans aucun traitement préalable, tous les effluents.

Depuis, ces effets négatifs ont été corrigés. Que constate-t-on ? Il n'y a pas eu de tremblements de terre ! Les Etats-Unis sont devenus autonomes en énergie, grâce à cette ressource. Nous pourrions peut-être reconsidérer notre position à l’avenir...

 

 

Ne pas sombrer dans les travers trop idéologiques…

 

De manière générale, tous ces sujets, très techniques, devraient faire l'objet de réflexions pilotées par des scientifiques avec des préconisations qui seraient soumises aux politiques. Nous évoquons l’existence de commissions, comme la Convention citoyenne sur le dérèglement climatique. Cette dernière était composée de membres qui ne connaissaient pas réellement les sujets. Cela ne peut conduire, même avec beaucoup de bonne volonté de la part des membres, qu'à des propos idéologiques.

Réflexions similaires à propos des référendums d'initiative populaire. Ne recommençons pas les bêtises, consécutives aux élucubrations du « sortir du nucléaire » qui ont mis à mal toute notre capacité de production et de recherche de cette filière. Celle-ci, au vu du contexte international et de la crise énergétique qui se profile à brève échéance, est considérée aujourd'hui, à juste titre, comme indispensable. Il est donc grand temps de se poser les bonnes questions…

 

Michel KOZEL

 

 

Le dirigeant de la société familiale éponyme, Pascal CHAROT, a déjà biffé sur son agenda d’entrepreneur pugnace les dates de ce rendez-vous phare du génie climatique. Espérant s’y distinguer en y glanant l’un des « Awards » de l’innovation, prétexte naturel à la participation du manufacturier de l’Yonne, l’un des spécialistes hexagonaux dans la conception de ballons d’eau chaude sanitaire. Mais pas que…

 

SENS : Quatre jours pour présenter les nouveautés inscrites au catalogue 2023 et démontrer une fois encore que la recherche et le développement font partie intégrantes des gênes de cette entreprise sénonaise, une « vieille dame », aujourd’hui âgée de 90 ans, qui débute la nouvelle saison en pleine forme côté créativité !

Porte de Versailles, en périphérie de la capitale, CHAROT ne manquera pas son rendez-vous automnal avec les professionnels du génie climatique de France et de Navarre, soucieux de retrouver la dynamique et le succès de la précédente édition, datant déjà de 2019. Cela se déroulera du 03 au 06 octobre. Avec comme objectif principal de s’illustrer durant les « Awards » de l’innovation et d’y récolter les fruits d’une stratégie rondement menée depuis maintenant neuf décennies.

 

L’un des maillons forts de la PME : son service « R&D »…

 

Employant plus de 150 collaborateurs, la PME de Sens fait figure de référence incontournable dans l’univers du génie climatique, positionnée dans les domaines tertiaire, collectif et industriel. Si la société est connue pour la conception de ses ballons d’eau chaude toutes énergies, elle a su diversifier son panel de produits au fil du temps en proposant aussi la fabrication de réservoirs de stockage ou d’échangeurs.

L’élément idoine lui permettant de répondre aux sollicitations du marché n’est autre que son service « R&D » articulé autour de cinq personnes. Ce dernier innove en permanence tant dans les solutions de lutte contre la légionnelle que dans le cadre de solutions thermiques à préconiser, favorisant ainsi les économies d’énergies.

Reflet puzzle des grandes tendances de la filière, INTERCLIMA se présente donc comme une excellente opportunité pour l’industriel sénonais afin d’y dévoiler ses nouveautés question produits. Des offres, généralement très attendues par les professionnels de la filière du bâtiment, aussi bien pour le tertiaire que pour les logements collectifs, sans omettre la maintenance et l’exploitation des systèmes.

 

 

« Pousser les murs » pour diversifier sa gamme de possibilités technologiques…

 

Précisément, CHAROT aura de quoi alimenter les conversations des nombreux visiteurs attendus lors de cette édition 2022 en y présentant un produit permettant d’optimiser les énergies renouvelables à partir d’une chaudière. Commercialisé depuis peu, le concept séduit déjà les professionnels du secteur climatique, ventilation et froid. Son cœur de cible a également intégré les acteurs du monde agro-alimentaire, concerné en direct par les éoliennes et le photovoltaïque.

Evolutive, cette nouvelle niche démontre la capacité d’adaptation de l’entreprise icaunaise. Une capacité industrielle qui se situe bien au-delà des ballons d’eau chaude et des cuves, résultante d’une politique de diversification sainement mûrie depuis plusieurs années.

Soucieux de « pousser les murs » afin de compléter la palette éclectique de ses possibilités technologiques, Pascal CHAROT, fidèle à sa stratégie managériale, continue à emprunter ce chemin, « sans aucune prise de risques pour l’entreprise ».

Prudent, l’entrepreneur de Sens qui déteste sortir de sa zone de confort professionnelle n’en maîtrise pas moins son outil de production en créant régulièrement des innovations lui permettant d’accroître ses parts de marché. Faisant de sa marque le leader de la conception des gros ballons d’eau chaude en France.

Un esprit, certes pas « Koh Lanta » pour deux sous, mais qui lui réussit fort bien dans ce milieu pourtant hyper concurrentiel du génie climatique.

 

Thierry BRET

 

 

 

Vide de chez vide le rayon des moutardes de l’un des commerces alimentaires emblématiques du cœur de ville d’Auxerre ! Alors que la mayonnaise et le ketchup affichent une « bonne santé » en termes de production, au vu du nombre de pots garnissant les étalages, le fameux condiment dont la Bourgogne a fait l’une de ses spécialités culinaires reconnues à l’international a totalement disparu des supermarchés. Le retour à la normale côté approvisionnement n’est pas prévu avant le printemps 2023 !

 

AUXERRE : Laissez tomber la moutarde, devenue une denrée rare en France à l’instar des autres pays du globe et privilégiez désormais des sauces au yaourt, à base de raifort ou à l’échalote en guise d’accompagnement de vos viandes, de vos plats ou de vos frites lors des repas ! Quant à la vinaigrette, elle se fera de la manière la plus édulcorée qui soit, à l’huile et au vinaigre !

Dans la série estivale des nombreuses pénuries qui s’accumulent à n’en plus finir à la façon des sagas interminables du style NETFLIX en cette année 2022, celle qui s’agrémente autour de la moutarde n’est donc pas prête de se terminer, selon les spécialistes.

 

Le Canada, à la source du problème…

 

La faible production de la graine nécessaire à la composition de ce condiment très goûteux dont la Côte d’Or s’enorgueillit en période normale côté fabrication est à l’origine de cette incroyable situation que personne n’envisageait de vivre un jour. Pas même les gastronomes et autres épicuriens avisés, n’est-ce pas cher Gauthier PAJONA !

Où se situe donc l’origine réelle du problème ? De la Russie qui nous aurait coupés sine die le robinet de ce précieux auxiliaire alimentaire servant à faire avaler une viande un tantinet trop cuite ?

De l’Ukraine qui ne peut plus exporter ces fameuses graines dont on a tant besoin en France (et surtout en Bourgogne centrale pour en concevoir des milliers de pots) parce que ses zones portuaires sur la mer Noire subissent un blocus ? Que nenni !

 

 

Même si les deux frères ennemis de l’instant intègrent la catégorie des producteurs de ces graines, il faut se tourner de l’autre côté de l’Atlantique pour entrevoir avec pertinence la véritable problématique.

Au Canada, précisément, numéro un de l’exportation mondiale de ce produit qu’il cultive de manière intensive. Or, la forte sécheresse (déjà) survenue en 2021 a réduit à néant ou presque (une baisse de plus de 50 %) la production de la fameuse graine.

Conséquence : on connaît la suite face à ces phénomènes économiques qui deviennent récurrents, une production en berne pour alimenter le réseau mondial et des prix qui ont pris la poudre d’escampette de manière vertigineuse vers la hausse !

 

Une production française insuffisante pour répondre aux besoins…

 

C’est très simple : selon les analyses officielles, le prix de la moutarde a grimpé de 9 % en l’espace d’une année. De quoi grever un peu plus le porte-monnaie des consommateurs de l’Hexagone qui n’en sont plus à une augmentation près, au niveau des denrées alimentaires.

La disparition des pots de moutarde des rayonnages risque de perdurer. D’une part, les conditions climatiques de cet été 2022 caniculaire n’ont guère été favorables au développement de la graine tant en France qu’au pays de l’Erable. D’où un impact certain sur les récoltes.

D’autre part, le conflit situé à l’est de l’Europe ne permet pas à la Russie, sous le joug des sanctions économiques occidentales, et à l’Ukraine, prise dans la tenaille de l’Ours russe en mer Noire, de livrer leurs graines sans rencontrer de réelles difficultés.

Il reste toutefois la culture pratiquée dans l’Hexagone qui représente 50 % de la production européenne. Mais, celle-ci est insuffisante pour couvrir les besoins de la consommation française et satisfaire pleinement les amateurs du condiment si savoureux.

Bref, plutôt que la moutarde ne nous titille fortement les narines de sa trop longue absence, il vaut mieux prendre son mal en patience en se rabattant sur la mayonnaise et le ketchup qui eux regorgent sur les étals !

 

 

  

En savoir plus :

 

Les professionnels de la filière moutarde sont regroupés au sein d’une structure, baptisée l’Association Moutarde de Bourgogne qui fédère différents pôles.

L’un est consacré à la recherche pour la sélection des variétés, l’autre concerne la production – il est géré par l’Association des Producteurs de Graines de Moutarde de Bourgogne dont sont membres les producteurs et les organismes stockeurs dont Dijon Céréales, 110 Bourgogne, Soufflet…-,  le troisième volet se rapporte à la transformation au sein duquel on retrouve les industriels moutardiers comme UNILEVER, Reine de Dijon, Fallot, etc.

 

   

Thierry BRET

 

Seraient-elles jaunes en référence aux fameux gilets qu’elles et ils ont arboré durant de longues semaines lors de leurs rassemblements aux principaux ronds-points de l’agglomération auxerroise ? De toute évidence, c’est une certitude ! En tout cas, les deux cents assiettes de carton, disposées aux endroits névralgiques de la cité par des activistes de l’Assemblée Populaire d’Auxerre, n’auront pas manqué d’attirer le regard des badauds, la semaine dernière.

 

AUXERRE : Elles et ils auraient pu aussi s’inspirer de la fameuse citation de l’écrivain Pierre VERON : « Puisque l’impôt a une assiette, pourquoi mange-t-il toujours dans la nôtre ? » !

Au-delà de la sémantique et de la formule facile, les membres du collectif Assemblée Populaire d’Auxerre (APA), coutumiers des actions voyantes et spectaculaires, se sont donc rappelés à notre bon souvenir au cœur de l’été qui lui ne connaît pas de répit ni de trêve au niveau de la valse spéculative des étiquettes.

C’est précisément pour protester contre l’impact de l’inflation galopante sur le coût de la vie que cette opération « coup de poing » a eu lieu au beau milieu de la semaine dernière, sous un chaud soleil caniculaire.

Deux cents assiettes en carton, vides et au coloris jaune criard à la limite du fluorescent – la signature des fameux « Gilets » - ont été déposées çà et là au cœur de la préfecture de l’Yonne par des équipes très mobiles et on ne peut plus efficaces !

 

 

Interpeller les citoyens sur la vie chère et ses conséquences sur le porte-monnaie…

 

Posées sur des abris bus, à caddies ou carrément dans des stations-service, lesdits récipients contenaient en revanche leur lot de messages revendicatifs, faisant allusion à la crise économique et sociale actuelle qui frappent de plein fouet les consommateurs de l’Hexagone.

Objectif : interpeller le citoyen sur le pouvoir d’achat qui s’amenuise à la vitesse grand « V » et les budgets qui se réduisent comme peau de chagrin tant pour les achats du quotidien (les courses, le plein de carburant…) mais aussi les factures énergétiques qu’il faudra revoir à la baisse dès l’automne prochain du fait de la diminution drastique du gaz et du pétrole s’écoulant de Russie.

 

 

En filigrane de cette action, l’Assemblée Populaire d’Auxerre en appelle au gouvernement pour « qu’il prenne des mesures d’urgence en faveur du peuple ».

« Nous demandons la justice fiscale et sociale afin de simplement vivre et non survivre… ».

Une formule qui n’est malheureusement pas du BALAVOINE dans le texte, visiblement…

 

Thierry BRET

 

 

 

Il n’est pas question de s’illusionner sur les difficultés économiques, financières et sécuritaires qui existent, tant sur le plan national que sur le plan international. Mais, il est bon, aussi, de s’arrêter un peu sur les signes positifs autour de nous. Nous avons des raisons de croire en l’homme et dans sa capacité à aider son voisin dans la peine et le désarroi. Nous devons montrer à notre jeunesse qu’elle peut aussi sourire à la vie. Nous pouvons affirmer à nos anciens, que nous serons toujours présents pour les accompagner dans leurs difficultés ou leur mal-être…

 

TRIBUNE: La France doit faire face à une flambée d’incendies gigantesques. Résultats : plusieurs pays d’Europe nous envoient des dizaines de sapeurs-pompiers et deux d’entre eux, l’Italie et la Grèce nous prêtent des « Canadairs ». Un bel élan de solidarité qu’il faut saluer.

Ajoutons que de nombreux jeunes, des paysans, des locaux, ont apporté leur concours aux soldats du feu. À chaque fois qu’une catastrophe naturelle survient sur n’importe quel point chaud de la planète, la solidarité s’organise : envoi de professionnels et de bénévoles aguerris, expédition de vivres, de médicaments, de vêtements…

Plus récemment, l’Ukraine, la Russie, la Turquie… se sont bon an mal an organisés afin de permettre l’acheminement des céréales ukrainiennes bloquées. En France, comme partout en Europe, des familles ukrainiennes qui fuient la guerre sont accueillies…

 

 

Malgré ses contradictions, le monde peut se révéler fraternel…

 

En France, les associations sont nombreuses à soutenir nos contemporains dans la souffrance : les SDF, les vieillards, les sans-abris, les réfugiés, ceux qui souffrent de la faim, les mal-logés… C’est tout un monde qui connaît en profondeur les maux de nos sociétés modernes.

Au-delà des structures associatives, c'est aussi une fraternité qui s’impose d’elle-même. Les témoignages sont nombreux : tel jeune couple échange quelques heures de garde d’enfants avec des « anciens » contre les courses au supermarché, tel autre qui n’a plus la force de ramasser les fruits du verger en les laissant pourrir, partage ses petites récoltes afin de profiter aussi de quelques pommes…

Au moment des grandes inondations, c'est le même scénario : les populations locales hébergent les victimes du sinistre. Des collectes de nourriture et de vêtements s’organisent spontanément. D’autres apportent leur concours pour nettoyer la boue recouvrant les maisons…

Bref, même si nous vivons dans un monde imparfait et ourlé de contradictions, il peut se révéler fraternel.

 

 

« Honorer » ses parents constitue un droit et un devoir…

 

Les familles bougent sans cesse aujourd’hui. Rendant complexes les rapports « parents-enfants » qui sont de plus en plus difficiles, pour ne pas dire conflictuels. On entend trop souvent dire : « Je ne parle plus à mes parents » !

Douloureuse réalité, d’autant plus culpabilisante pour les croyants, si on doit suivre l’un des Dix Commandements communs aux juifs et aux chrétiens : « Tu honoreras ton père et ta mère » !

Précision linguistique fondamentale : « honorer » à l’époque signifiait : « Tu ne les laisseras pas mourir de faim ni de froid ».

Que nous coupions parfois certains liens avec la famille, c’est peut être une nécessité sur le terrain psychologique. Toutefois, cette disposition ne peut pas nous empêcher d’être solidaire de notre propre famille.

 

Le paradoxe de l’humain, tantôt fraternel, tantôt égoïste…

 

Imposer la fraternité par la loi, ça ne fonctionnera jamais. C’est d’abord une approche personnelle qui vient de l’esprit et du cœur. La fraternité, ça s’apprend dès le plus jeune âge par l’exemple et le témoignage.

Sur ce point, la France a toujours été un pays exemplaire. C’est d’abord la nation où sont nés « les Droits de l’Homme », une lumière pour le monde. Mais, aujourd’hui, sommes-nous fraternels ou égoïstes ?

Les deux, mon capitaine ! Là se situe notre paradoxe. Nous sommes tantôt l’un, tantôt l’autre. Retenons que les paradoxes peuvent être conciliés ! La différence qui existe entre deux choses qui paraissent diamétralement opposées, comme la fraternité et l’égoïsme, n’est qu’une différence de degré.

 

 

« Tous les paradoxes sont conciliables… »…

 

La fraternité et l’égoïsme peuvent se concilier si on considère qu’il s’agit de deux pôles d’un même axe. Fraternité et égoïsme sont identiques par nature. Mais, différentes par les degrés. Ce que l’on oppose n’est en fait que deux éléments reliés par un même axe : c’est la « réconciliation universelle » des pôles opposés. Il en va de même pour le tout : l’esprit et la matière ne sont que les deux pôles d’une même nature…

Parfois, notre attitude s’approche de l’égoïsme et souvent, elle se rapproche de la fraternité : là est notre espoir. Nous pouvons tout et son contraire. Mais, nous avons toujours été sensibles à la détresse de nos voisins sans se soucier de la couleur de leur peau, de leurs convictions politiques, de leurs pratiques religieuses…

« Tout est double… Tout a deux extrêmes ; semblable et dissemblable ont la même signification… Les extrêmes se touchent ; toutes les vérités ne sont pas des demi-vérités ; tous les paradoxes peuvent être conciliés ». Le Kybalion.

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

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