Les supputations vont bon train depuis la victoire du club bourguignon,  au terme d’une rencontre étouffante vécue dans le « Chaudron » de Saint-Etienne. Nouveau pensionnaire de Ligue 1, l’AJ Auxerre suscite forcément déjà moult convoitises du côté de son futur effectif. Et pourquoi pas parmi les anciennes gloires ayant déjà fréquenté le club ?

 

AUXERRE : Il a exulté de joie dès le dernier pénalty tiré en vain par un joueur stéphanois. L’ancien international tricolore Djibril CISSE a salué la victoire de son club de cœur – l’AJ Auxerre – sur « Twitter » où il n’a pas caché son émotion. Tant par son message d’une limpidité évidente quant à ses sincères félicitations que par des images joyeuses qu’il devait poster tard dans la nuit. Images qui ont depuis fait le buzz sur les réseaux sociaux.

« Force à ce club qui m’a tout donné ! J’ai tellement d’amour et de reconnaissance pour l’AJA ! Ce club mérite d’évoluer en Ligue 1… ». 

 

Un buteur hors pair aux 167 rencontres en « bleu et blanc »…

 

De là, à y revenir dès l’ouverture du championnat ? C’est ce que laisse entendre, l’une des chaînes sportives de notre paysage cathodique, « BeIn Sports ». Cette dernière a fait savoir que « l’ancien attaquant de l’équipe de France aurait même initié des contacts avec son club formateur… ».

Dans quel but ? Pour rechausser les crampons et effectuer un retour aux sources de sa passion footballistique, après avoir mis un terme à sa prolifique carrière en 2018 ?

Agé aujourd’hui de 40 ans – le garçon aurait encore du potentiel à revendre -, Djibril CISSE a, rappelons-le, disputer 167 rencontres en arborant le fameux maillot « bleu et blanc » au temps de la grande époque, chère à « maître Guy ROUX », faiseur de stars ! Inscrivant au passage la bagatelle de 89 buts au début des années 2000.

Au sommet de sa gloire, le joueur à la barbiche blanche et à la coupe de cheveux impeccablement soignée avait quitté l’Yonne en 2004, s’installant du côté de la Mersey, afin de proposer ses talents chez les « Reds » de Liverpool.

 

« Djibril est prêt à relever le défi ! »…

 

Avec deux participations à son actif à la Coupe du Monde (2002 et 2010) et ses 41 sélections nationales, celui qui a été à maintes reprises consultant sur « RMC Sport » et la chaîne « L’Equipe », envisage-t-il très sérieusement de refouler un jour la pelouse de l’Abbé Deschamps en qualité d’attaquant ?

Selon l’un de ses amis proches qui distille l’information, « Djibril serait prêt mentalement à relever ce défi « fou » ! ».

Cela ferait alors l’effet d’une bombe monumentale dans le paysage footballistique Auxerrois (et hexagonal) si cette information venait à se confirmer dans les jours à venir.

Si le mental – et on n’en doute pas quand on connaît un tant soit peu le truculent personnage - est au plus haut, qu’en est-il exactement du physique ?

D’après lui, « six mois de préparation lui permettraient de retrouver de bonnes sensations… ». De quoi lui donner de l’allant, à l’approche de la surface de réparation où sa présence était redoutée des défenseurs adverses autrefois ?

Du côté des fans historiques du garçon –ils sont toujours légion -,  on se prend à rêver et potentiellement à y croire.

Certains aimeraient que le come-back de l’ancienne perle offensive de l’AJ Auxerre, habituée aux joutes de haute volée durant sa longue carrière, se confirme sur les bords de l’Yonne.

Souvenons-nous, il y a deux ans en arrière, avant que Jean-Marc FURLAN ne reprenne à son compte le coaching de l’équipe professionnelle pour l’amener sur un piédestal, de pareilles informations avaient déjà circulé sur les réseaux sociaux. Vaines et infructueuses, évidemment.

Là, visiblement, le sportif imagine vraiment être capable d’effectuer un retour tonitruant et historique à l’AJA. Pourquoi pas ?!

Alors, laissons le rêve prendre corps et devenir peut-être une réalité palpable…Sans que cela soit un premier avril !

 

Thierry BRET

 

 

La langue des cités est très hermétique pour les non-initiés. Un peu comme dans cet argot, réveillé par la « Commune », afin que les bourgeois ne puissent entraver que « dal » ! Voici en quelques lignes croustillantes de ce sabir, parfois incompréhensible, à l’oreille du profane qui aura été usité par l’un des maîtres en la matière, le regretté Michel AUDIARD !

 

TRIBUNE : La langue des cités se concentre essentiellement sur trois sources : l’argot. Vers 1600, l’argot désigne la communauté des gueux et des mendiants puis, le nom qu’ils donnent à leur jargon. Trois éléments entrent dans la constitution de ce langage : un vocabulaire technique exprimant des notions, des activités propres au monde du vol, de la prostitution, de l'escroquerie, de la mendicité professionnelle ; ensuite un ensemble de procédés de formation lexicale qui permet de coder les mots pour créer un langage secret ; enfin, ces mots techniques, sous leur codage, survivent à leur fonction et constituent un langage marqué, fortement différencié, par lequel l'argotier et ses émules se reconnaissent. Ils affirment ainsi leur appartenance au « milieu », au groupe, avec ses aspirations et sa morale propre ! Un grand poète français du XVème siècle, François VILLON utilisera l’argot dans ses textes et pour certains, dans sa propre vie. Il aurait fait partie des « coquillards», mis en accusation dans un célèbre procès à Dijon en 1455 ! Les Communards ont prolongé l’argot avec des termes propres aux titis parisiens et BRUANT au « Chat noir » chantera des gouapes remplies de cet argot qui nous charme encore ! Pas très nouveau tout ça !

 

Le verlan ou l’usage des mots à l’envers…

 

Envers égal « verlan ». « Matou » – « Touma »… avec son roman policier, « Du Rififi chez les hommes »,  Auguste Le BRETON crée en 1953 ce nouveau langage. Pour certains historiens, les formes de métathèses remonteraient au XVIème siècle. Pas jeune non plus !

Certains mots des langues arabes imprègnent également la langue des cités. Nous avons donc des langages liés à de hauts niveaux culturels, riches, poétiques et métaphoriques.

Alors, pourquoi avons-nous une impression si désagréable lorsque nos jeunes parlent la langue des cités ? Cela ne provient pas des mots eux-mêmes mais de la manière dont ils sont vomis par nos thuriféraires de beu !

J’ai dû étudier cette langue afin de mieux communiquer avec les équipes d’un bowling que j’ai dirigé…

Afin de vous initier à cette belle langue des cités, nous vous avons concocté un petit poème à scander façon RAP ou SLAM (oubliez la chaconne ou le menuet !) :

 

 

Cité rires…

 

Y’a zga du monde qui rit, vénère des tristes

Je vèski les keufs accros du rire

Tricard des rires des rires et dérisions

Pour charmer les donzelles et les nénettes en rut

Elle est unda ma meuf elle se balade toujours

Avec des paquets d’beu dans son soutif

Quand ça me tut je ris, plus un flash dans les poches

Pas une once de beuze, de maille ou de togos

S’arracher du terre-terre pour rire sur ma planète

Brune à potron-minet t’est tékal à Semur

Pour tèje tous les pleurs et tchiper

Le malheur

On va tailler la vie sur portée musicale

Ramène tes seufs le rire, j’ai grave besoin de toi

J’ai envie de saucer les frolottes et les rates

De chansons pleines de rires, j’accroche des sourires

A ma vie et mon corps, en bling-bling roro,

Dans les résois de fête, loin des P4 et des keblos

Mes reufs karlouches mes sauces rebeu

Et mes potos poundés, éclatent de toutes leurs dents

De rires beaux et féroces et me rincent de sourires

Et je pouille-d enfin, un sourire romantique

Sur les lèvres carmin de ma racli en fête

Pésa d’amour pour moi je suis en pit de rires

J’ai pécho plein mes rêves, ouf d’amour

Et opé pour la vie, pour un tripe, une partouze

Faut niquer tous les tristes, toutes les faces mystics

Il ne reste aux mesquines que des montagnes de rires

Survivre à la merlich, faut limer en riant

Faire rire la keuba d’un comico hilare

Et les matons hagards d’une Kalesh aux  murs froids,

T’inquiète igo cité, y’aura toujours des rires

Autour d’un bon couscous, d’un kébab ou d’une soupe

Je suis guez de toi, gueuch d’amour

Y’a  foyi dans ta vie fait le plein de sourires

Comme un flow NTM, tape toi des flashes

A en mourir, à en mourir de rire,

Faut douiller le bonheur et rire mon frelot

Ça déchire grave ce soir, vient dans le crew potto

Pour éclater de rire, y’a pas d’crevard ici

Que des crèmes chargées, on va coucher la mort

Les condés et les chtars viendront danser la gigue

Dans nos cités chanmèes, pour byer les brouille-en

Les broutilles de la vie, faut rire et toujours rire

Tège les bouffons, faits gaffe aux boites de six

Surtout si t’es bledard, planque ton blaze mon frelot

Y’a pas besoin de beuze pour se taper des barres

Arrange-toi un bail, voisine la plus choucarde

Teenagers des cités, arrange ton baggy

Arrache-toi des alcatraz, angoisse ta meuf

Ambiance-là romantique bien al dans tes basquettes

Et puis rire, rire encore et toujours, rire sans fin…

Alors ? Heureux ? Difficile cette langue mais tellement poétique ! Nous sommes loin de la langue inclusive chère à notre nouveau Ministre de l’Education !

Que les « scrogneugneu » passent leur chemin, nous avons le devoir, d’écouter, d’entendre et de partager. La langue des cités, c’est un moyen de s’opposer à l’ordre établi : ça parle aussi aux vieux soixante-huitards !

Si nous faisons un pas vers notre jeunesse, on pourra leur demander d’en faire un vers nous. 

 

Jean-Paul ALLOU

 

La souffrance avant l’exaltation ! Que cette rencontre sportive fut compliquée pour l’inénarrable ancien coach de l’AJ Auxerre ! Guy ROUX en aura donc vu de toutes les couleurs lors de ce match de barrage, offrant l’accès parmi l’élite au club bourguignon. Hypothéquant leurs chances en prenant un but avant le terme du temps réglementaire, les Auxerrois ont eu raison in fine des Verts lors de la séance des pénaltys. Redonnant le sourire à l’ami Guy !

 

BILLET :

 

Lundi

 

Présent hier sur les quais de l’Yonne, à l’occasion de « Fleurs de Vigne », la figure charismatique de l’AJA qu’est Guy ROUX a bien sûr été interpellée sur la désignation la veille au soir, de l’AS Saint-Etienne, comme ultime adversaire dans la course des Auxerrois pour une montée en Ligue 1. Fidèle à son image de paysan madré, le vieux lion de l’Abbé Deschamps a fait preuve de prudence, confessant qu’il aurait préféré tomber sur le Football Club de Metz plutôt que sur les Verts de Geoffroy-Guichard, pour tenter de décrocher le sésame qui ouvrirait les portes de la première division à son équipe fétiche, dix ans après sa relégation en Ligue 2. Avant de rajouter dans un sourire que « soixante mille places en trois matchs, c’est du jamais vu… ». Si l’heure de la retraite a sonné, l’homme est semble-t-il resté fidèle à son image « bankable » de comptable des deniers de l’AJA. « Faut pas gâcher… ! »    

 

 

Mardi

 

Autre figure auxerroise présente ce dimanche à l’heure des intronisations, le député Guillaume LARRIVÉ qui, contrairement à ce que pourrait laisser imaginer cette photo, n’est pas décidé à lever les mains et se rendre à ses adversaires en lice pour lui ravir son siège au Palais Bourbon. En fait, il était à la manœuvre pour lancer un ban bourguignon ! Profitant néanmoins de l’estrade qui lui était offerte pour s’adresser au préfet Pascal JAN et lancer un appel : « Monsieur le préfet, vous êtes désormais dans un département qui aime l’Etat et qui souvent d’ailleurs, a élu des hauts fonctionnaires à la députation. C’est une habitude qui peut, le cas échéant, se reproduire… ». Pas de doute, la campagne bat son plein !

 

 

Mercredi

 

La tuerie d’hier à Ulvade, petite ville du Texas, était la 27ème fusillade en milieu scolaire, enregistrée depuis le début de l’année aux Etats-Unis. En moins de six mois, 17 196 personnes sont mortes à cause d’une arme à feu soit le chiffre terrifiant de 119 victimes par jour. Ce pays où l’on apprend le maniement des armes à des gamins de cinq ans est devenu fou, ivre de ses peurs et de ses certitudes. Un pays devenu sourd et qui n’entend pas le cri des corps suppliciés de 19 enfants et deux adultes, déchiquetés par les balles d’un semi-automatique AR-15, l’arme la plus répandue dans le pays, que toute personne majeure peut se procurer pour la somme modique de 400 dollars ! Que pèsent toutes ces victimes, face à la puissante National Rifle Association of America (NRA), l'influente association pour le port d'armes à feu aux Etats-Unis, aux 5 millions d’adhérents et au budget annuel de 400 millions de dollars, faiseur de rois et de présidents ? L’un d’entre eux d’ailleurs était l’invité de leur forum annuel au lendemain de la tuerie. Par mesure de précaution, les services secrets ayant pour mission de protéger l’ancien président Donald TRUMP, ont demandé que les invités viennent sans armes… On n’est jamais assez prudent !

 

Jeudi

 

Un nouveau pôle consacré aux affaires non élucidées, les « cold cases », a été créé au sein du Tribunal de Nanterre, avec pas moins de six magistrats dédiés et une galerie réservée, pour accueillir la vingtaine d’armoires où entreposer les tonnes d’archives papier consacrées à ces affaires ainsi que les scellés collectés. A ce jour, 107 dossiers y sont répertoriés, dont sept faisant l’objet d’une information judiciaire, parmi lesquels ceux d’Angèle DOMECE et Joanna PARRISH, victimes présumées de Michel FOURNIRET. Dommage que le Palais de Justice à Auxerre ne se soit doté en son temps, d’un tel pôle, cela aurait peut-être évité que ne disparaissent dans le secret de ses couloirs, certains scellés et dossiers liés à Emile LOUIS et à la mort tragique du gendarme Christian JAMBERT, alimentant à jamais les plus folles rumeurs… 

 

 

Vendredi

 

Les élections passent, les affiches demeurent, fragilisées par le temps et laissant libre cours à l’imaginaire au fil de leur dégradation. Comme ce Janus, dieu des commencements et des fins, né de la fusion des visages d’Emmanuel MACRON et d’Éric ZEMMOUR, avec pour Capitole, le Palais de l’Elysée et pour cri de ralliement, « en même temps… » !

 

 

Samedi

 

Et pendant ce temps-là, le géant pétrolier saoudien ARAMCO a vu son bénéfice net grimper de 82 % au premier trimestre 2022, pour un montant avoisinant les 40 milliards de dollars de profits. Amis automobilistes, un petit effort, faisons-lui franchir la barre des 100 % !

 

 

Dimanche


C’est fait ! Auxerre est en Ligue 1 et la fête bat son plein, entachée toutefois par le comportement au stade Geoffroy-Guichard de « brutosaures » au doux nom de supporters, à peine la série de tirs au but terminée. Un match qui, coïncidence du calendrier, s’est déroulé 37 ans jours pour jour, après celui opposant la Juventus de Turin et Liverpool, en finale des Clubs Champions au stade du Heysel à Bruxelles. Score final : 1 à 0 pour la Juve, grâce à un pénalty de Michel PLATINI et 39 morts au compteur, suite à l’explosion de violence et de haine dans les tribunes, entre les aficionados des deux équipes. On dit souvent que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement, ce qui s’est passé ce soir à Saint-Etienne en est la preuve, sans faire de victimes heureusement… Mais, jusqu’à quand ?

 

Dominique BERNERD

 

Ouf, ça fait du bien ! De retrouver le chaud soleil qui nous brûle la peau. De se promener en toute quiétude, sans se cacher le nez sous ce masque devenu insupportable des deux côtés des quais de l’Yonne qui débordent d’activités. Concoctée par Centre France Parc Expo, filiale évènementielle du groupe de presse régional, et AUXERREXPO, la manifestation de la Pentecôte se hume à doses envoûtantes et homéopathiques. En savourant chacun de ces instants au gré des soixante-dix exposants…

 

AUXERRE: Enfin, un retour à une existence normale. Faisant fi de protections nasales qui empêchent les gens de respirer à l’air libre et sans se soucier de distances périmétriques où l’on ose à peine se frôler de peur d’attraper la maladie !

Trois journées de festivités vont être ainsi déclinées par la filiale évènementielle du groupe de presse Centre France, dans cette bonne capitale de l’Yonne. Une agglomération encore toute ragaillardie de l’accession inespérée parmi l’élite du football hexagonal de son club fétiche, l’AJA !

 

 

Le soleil aidant – l’astre diurne a donné rendez-vous à ce public de flâneurs épicuriens et familial -, l’affluence devrait atteindre des pics de fréquentation record après deux longs épisodes annuels de privation. Les organisateurs tablent sur environ vingt mille visiteurs sur ce salvateur week-end de la Pentecôte. Propice à la dégustation – c’est le principe même d’une fête vouant aux nues la succulence de la gastronomie régionale et de ses nectars liquides -, le rendez-vous se prolongera tard dans la soirée (samedi et dimanche) conférant un supplément d’âme festif et généreux à cette animation.

Il est vrai que depuis un septennat, la réussite est présente sur cet évènement devenu un incontournable du paysage gastronomique et touristique du terroir de l’Auxerrois. D’ailleurs, entre la gougère et le verre de Chablis à avaler avec modération, on aura toujours l’opportunité de se nourrir à la contemplation des monuments patrimoniaux qui font le charme de cette belle ville provinciale. Y compris depuis le parc Roscoff où seront accueillis majoritairement les visiteurs.

 

 

 

En savoir plus :

Fête de la Gastronomie et du Vin

Parc Roscoff

Rue Etienne Dolet

Auxerre

Samedi 04 juin de 10h à 22h,

Dimanche 05 juin de 10h à 22 h,

Lundi 06 juin de 10h à 19h.

Le programme complet est à découvrir sur auxerrexpo.com.

 

Thierry BRET

 

 

Lundi 30 mai, au matin, « the place to be » : c’était Auxerre ! Même « Miss Grenouille », au comptoir, s’est régalée en lisant la « une » de la presse régionale, relatant les exploits des footballeurs de l’AJA ! Bravo aux jeunes sportifs pour cette  réussite, qui dépasse largement  le cadre footballistique, et fait du bien à l'Yonne, tout simplement.

 

AUXERRE : On peut penser que désormais, il faut arrêter de regarder dans le rétroviseur de la Peugeot 505 ou celui de la  Renault 30 GTL, en ressassant les gloires passées (Cantona, Blanc, Boli, Roux et les autres…) et se concentrer plutôt sur le pare-brise de cette future saison à venir avec Furlan, Léon le formidable, Touré, Hein et les autres. Car l'avenir de l'AJA, c'est à eux seuls qu'il appartient désormais !

Quittons  le banc de touche, pour ce comptoir plus familier, car, ce matin-là, on ne parle que de ça, et c'est tant mieux finalement. Tels des verres auxerrois,  le bleu et le blanc s'entrechoquent de la plus belle des manières.

 

 

Une belle enseigne à découvrir, tenue par Nadia et Gaëtan…


Il faut un certain courage pour quitter la tenue d'une pizzeria à succès, aux marges financières confortables, et retrouver l'essence même de son noble métier de cuisinier. C'est cela qui a conduit Gaëtan et Nadia, son épouse, dans ce bel angle de rue, non loin d'une école maternelle d'antan. « A la Maison », comme l'indique la belle enseigne, c'est un restaurant. Mais aussi leur lieu de vie tout simplement. Sitôt la grille franchie, un sentiment d'élégance certaine nous envahit, dont on ne se départira qu'en quittant les lieux : le jardin, la salle, son confort et sa discrète isolation phonique au plafond.

Tout y est à l'unisson. De nos jours, pour pareille réalisation, il faut passer sous les arcanes de normes ubuesques de plus en plus contraignantes. Beaucoup d'énergie - trop peut-être - est dispensée pour ce faire.

Mais, reconnaissons-le : le résultat est à la hauteur des espoirs engagés. Quel joli endroit. La clientèle ne s'y trompe  pas, et ce jour-là, des restaurateurs locaux, ainsi que d’anciens édiles cohabitent paisiblement par fourchette interposée.

 

 

Des toasts au lieu de gougères, cela change !

 

A l'apéritif, des toasts qui changent avec la sempiternelle gougère, bonne pioche ! En entrée, l'œuf est impeccablement poché, velouté d'asperges vertes et de noisettes torréfiées : cela fait un fort bon plat. Le jaune pimpant se mêle à la verdeur prononcée de l'asperge. C'est frais et de saison. Le jambon ibérique  - c'est la mode, mais je le clame d’autant qu’en France, aussi, nous avons d'excellents jambons (le porc noir de Bigorre, l’Ibaïama....) - est ici découpé finement par la « Rolls » des trancheuses : une « Wismer », la préférée de sieur Philippe BULANT, patron de l'entrepôt « Métro », sis à Monéteau ! Un jeune serveur, affable et souriant, s'affaire alors à nous débarrasser.

 

 

Des plats équilibrés et structurés, à la saveur certaine…

 

Les plats arrivent alors. Pour votre serviteur, un suprême de poulet jaune fermier, sauce à l'orange. Une belle assiette, avec là aussi quelques fleurs, heureusement comestibles !  La sauce est bonne, bien équilibrée, même si dans sa globalité, l'assiette paraît manquer, d'un je ne sais trop quoi...Et en dessert, la tarte au citron déstructurée est intéressante, goûteuse et point trop sucrée. 
Avec le café,  une gouttelette de rhum dominicain, je crois, s'interpose avec élégance !  Le rhum, c'est vraiment l'alcool du moment, songeais-je alors, tandis que lorsque j'étais gosse, cet alcool semblait n'être dévolu qu'à la pâtisserie et autres pâtes à crêpes !

 

 

Quiétude et cuisine se donnent rendez-vous…



En traversant le joli jardin où les enfants peuvent jouer tranquillement, pendant que leurs parents prennent l'apéro, chut !..., on se dit en repartant, que voilà une bien jolie table où quiétude et cuisine se donnent rendez-vous. Comme à la maison  en somme ! Mais en ce lundi si particulier, j'allais oublier, encore bravo à l'AJA !


 

En savoir plus :

 

Les - : j'admets volontiers un côté un brin pinailleur, mais je suis certain qu'un plat comme ce suprême de volaille mériterait d'être plus abouti : avec assaisonnement de la viande, que sais-je ? Pas grand-chose, en fait, juste le temps d'y réfléchir, peut-être ?

Les + : la quiétude d'un joli cadre, des chaises confortables, et un agréable moment à table.

 

 

 

Contact

 

Restaurant A la Maison

20, rue Marcellin Berthelot

89000 Auxerre

Téléphone : 03 86 51 00 30

Du jeudi au lundi inclus.

Fermé mardi et mercredi.

Parking facile à proximité. 

 

Gauthier PAJONA

 

 

 

 

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