Venue à Joigny, en convalescence pour prendre le bon air, la jolie parisienne qu'était Jacqueline, ne quittera plus dès lors la cité des maillotins, en y ayant rencontré l'amour, en la personne du jeune cuisinier Michel LORAIN. Désormais,  Michel et Jacqueline ne feront plus qu'un…

 

JOIGNY: Après leur mariage, en 1958, le jeune couple reprend « La Côte Saint-Jacques », à la suite de Marie et Louis, les parents de Michel. De leur union naîtront Jean-Michel, puis sa sœur, Catherine. Dans cette bonne auberge de bord de route, on se régale d'une excellente cuisine soignée et traditionnelle. Le menu y précise même : le steak tartare sauce anglaise,  préparé à votre goût par Mme LORAIN ! Le restaurant ne désemplit pas, et nombre de Peugeot 404, Simca 1300, et autres Citroën DS stationnent le long de la  RN6 d'alors.

Mais en 1966, l'ouverture du premier tronçon de l'A 6 entre Paris et Avallon (sans limitation de vitesse !), diminue drastiquement le trafic routier de la mythique nationale.  Pour l’établissement, le compte n'y est plus, avec un chiffre d'affaires divisé par deux. Les LORAIN ne sont pas du genre à baisser les bras. Ils se rendent même en Angleterre, pour y contacter des voyagistes londoniens Michel, le chef-bâtisseur, se dit aussi, que pour faire sortir les automobilistes de l'A6, il serait ingénieux de raffiner sa cuisine, la rendant plus gastronomique. 

 

Un palais raffiné dans l’art de la sommellerie…

 


Au cœur de ces  grandes années du guide Michelin d'alors, Michel et sa brigade vont se battre entre deux voyages au marché de Rungis pour y dégoter les meilleurs produits. En 1971, « La Côte Saint-Jacques » décroche sa première étoile, et double la mise cinq ans plus tard. Mais, Michel veut plus pour sa ville natale. Alors, toujours fidèlement secondé par Jacqueline, il va s'en donner les moyens. Durant toute cette progression « pneumatique », Jacqueline part à l'assaut de la sommellerie, un monde essentiellement masculin jusqu'alors. Elle s'y fait une place de choix, plutôt de précurseur et y est reconnue en qualité de palais raffiné lors des dégustations !

 

  

Trois étoiles au Michelin : « La Côte Saint-Jacques » est au firmament…



En 1986, rejoint depuis peu par Jean-Michel,  « La Côte Saint-Jacques » de Jacqueline et Michel LORAIN décrochent alors les convoitées trois étoiles Michelin (établissement qui vaut le voyage dixit le guide !) qui trente ans durant, brilleront le long de cette RN 6 qu'ils auront tant servi. A la fin du siècle dernier, avec élégance, les parents transmirent le relais de la succession à Jean-Michel, leur fils. Joigny, grâce à la famille LORAIN, est connue de par le monde aujourd’hui...
Cette dame élégante, aimée de ses enfants et petits-enfants, s'en va rejoindre son cher Michel, disparu l'an passé. Au revoir Madame, la gastronomie française et la ville de Joigny peuvent légitimement vous dire merci.

Gauthier PAJONA

 

La Puisaye, c'est la Corse de l'Yonne, m'affirma voici quelques années un boucher qui en était originaire ! Il est vrai que cette atypique région icaunaise ne manque pas d'un charme certain, avec entre autres, ses multiples hameaux, ses axes routiers montants et descendants, bordés d'arbres majestueux, qui donnent l'impression de nous enserrer de façon protectrice !

 

SAINT-SAUVEUR-EN-PUISAYE : Après une petite halte  rafraîchissante toucycoise, au « Bistrot de l'Atelier » tenu par la souriante Corinne et l’excellent Thierry (deux très bons commerces voisins sont à signaler avec la charcuterie ainsi que la  réputée pâtisserie Durand), direction Saint-Sauveur-en-Puisaye, en passant par Fontenoy ! Il fait bon se promener dans cette petite cité chargée d'histoire ! Las : comme partout en France, nombre d'échoppes commerciales y sont désormais fermées à tout jamais, dont la maison de la presse. Entre la majestueuse Loire et la tranquille Yonne, le cœur balance ici !

En contrebas de la place principale, se trouve « A Table », un discret restaurant à la jolie terrasse. Cela tombe bien tandis que midi sonne, en ce jour ensoleillé. Installons-nous paisiblement ! Après l'affluence récente de la fête des mères,  la quiétude est de mise en ce mardi ! L'ambiance locale, plus ligérienne, incite à goûter un Sancerre rouge de belle tenue.

 

 

 

Un excellent tartare mais pas coupé au couteau…

 

 

En entrée, la croustade de fruits de mer est accompagnée de façon plutôt originale par des crevettes roses de type bouquet, à l'impeccable fraîcheur. C'est bon, même si du coup, la croustade refroidit tandis que l'on déguste les crevettes.  !
En plat principal, le tartare est agrémenté de bonnes frites non grasses, ainsi que d'une salade bien assaisonnée. Evidemment, on eut préféré un tartare minute coupé au couteau (mais ne rêvons pas, cela  n'existe plus guère !) plutôt qu'une viande directement sortie d'un emballage d'une marque, que je ne peux vous citer que par charade interposée ! Premièrement, le fait d'être à deux. Secundo, un département où nombres de villes comprennent des arènes !

Pour terminer l'assaisonnement, il est proposé une bouteille de Tabasco, en version barbecue sauce, qui outre-Atlantique accompagne les travers de porc, ou plutôt les baby back ribs !

 

 

 

Le petit geste commercial appréciable : la gratuité du café !

 


Tout comme l'entrée,  le plat est plutôt copieux. En dessert, l'île flottante est bonne. Elle semble être faite maison, notamment grâce à l'onctuosité de la crème anglaise.
Les cafés sont offerts aimablement, avant le plaisir de retrouver nos artères poyaudines !

 



En savoir plus

Les - : en entrée, la salade de chèvre est proposée à 18 euros. Ce qui semble un tarif excessif pour pareil mets. Peut-être pourrait-elle être déclinée moins chère, en version moins copieuse aussi, une salade en guise d’entrée ou de plat principal.

Les + : le service est aimable, la quiétude de la terrasse est appréciable.

Contact :

A Table

7, Grande Rue

89520 Saint-Sauveur-en-Puisaye

Tel : 03.86.74.22.95.

La première formule est servie à 22 euros.

 

Gauthier PAJONA

 

 

Etrange rencontre que celle-ci ! L’œil glauque, presque cyclopéen du poisson, grossi par la magie de la focale, saute aux yeux  dès la vision initiale de la photographie, gorgée de couleurs chatoyantes. L’une parmi tant d’autres ! Puisque l’exposition s’étale sur le pourtour des grilles de l’école communale. Quarante-deux panneaux, déclinés en abécédaire, servent de support à cette présentation didactique. La découverte des fonds subaquatiques et leurs mystères, donnant naissance à la vie. Ceux de la Méditerranée.    

 

CHEVANNES: On pourrait y rester des heures à contempler les beautés immergées de l’une des surfaces maritimes préférées de nos compatriotes, la Méditerranée. Sans jamais se lasser de l’instant présent, en oubliant le temps qui file, tant ces prises de vue, évoquant la mer méridionale, tutoient les sommets, entre documents naturalistes de très belle facture et œuvres d’art à la qualité subtile, ouvrant en grand la porte vers l’onirisme.

Malheureusement, ce rendez-vous insolite et inouï avec la « Grande bleue » et ce qu’elle recèle de secrets depuis que le monde est monde trouvera son terme le 25 juin.

Dommage que ce rendez-vous avec le « monde du silence », cher à Jacques-Yves COUSTEAU, n’ait pu prolonger ses quartiers d’été jusqu’en septembre.

Toutefois, que les doux rêveurs de la cause environnementale – ils sont légion désormais dans notre société – ou celles et ceux qui préfèrent défendre les intérêts des espèces animalières et végétales tant abusés, plutôt que l’humanité qui les rebute du fait de leur vil comportement, se rassurent !

Ils auront toujours l’opportunité de pouvoir s’offrir l’ouvrage livresque d’où est puisé ce catalogue de clichés admirables, à susciter l’envie de se mettre enfin à la plongée. La sous-marine, il va de soi, la vraie en milieu naturel, et pas celle qui est parfois pratiquée uniquement au fond de l’un des bassins d’une piscine municipale, histoire de créer quelques sensations palmes aux pieds !

 

 

Un univers paradisiaque où se croisent des milliers de poissons…

 

Passionné d’apnée, puis troquant la maîtrise pulmonaire de la respiration retenue au bénéfice d’un équipement complet nettement plus sécure, Dominique BARRAY possède l’âme d’un pédagogue. Un puriste qui prend soin de vulgariser les choses afin que chacun comprenne du mieux possible le flot ininterrompu de ses explications enthousiasmantes. Ce que les habitants voient avec leur regard éberlué sur cette série de panneaux n’est autre que son œuvre. Une multitude de clichés, à chaque fois plus beaux et réussis, réalisés à quelques encablures de son domicile, Hyères. La cité varoise fait face à la magnificence des îles de Porquerolles ! Des eaux claires, des espaces maritimes préservés, un empoissonnement exceptionnel, des fonds qui accueillent des trésors…

C’est ici, au milieu de ces milliers de poissons, de crustacés, de végétaux dans cet univers paradisiaque que le photographe a posé son « regard ». Donnant naissance à l’appellation éponyme de dernier opus, consacré à la Méditerranée.

Lui qui a parcouru le globe pour y plonger parmi les richesses sous-marines des plus belles abîmes : aux îles Maldives, au large du Cap en Afrique du Sud, dans la mer Rouge à Djibouti, l’un des pays les plus calorifiques de la planète, mais aussi, plus proche de nous, aux Canaries ou au sud de l’Espagne.

 

 

 

Avec l’aide de quelques amis pour réaliser ses rêves…

 

La dernière aventure dont il est venu narrer les péripéties photographiques en y plantant ses quarante-deux panneaux de grande taille sur les grilles de l’école est la résultante d’un travail de longue haleine.

Conçu, non pas en solitaire, mais avec l’aide de ses amis (« With a little help from my friends » comme le chantèrent si bien les BEATLES en 1967), des passionnés, comme lui, mais aussi des esthètes de la perfection et du partage des connaissances. Pour tous !

Ils se nomment Nicolas BARRAQUE, Hervé COLOMBINI et Isabelle CROIZEAU. Ce quartette, pour rester dans le ton d’une évocation un peu jazzy de l’ensemble, va composer une œuvre commune, textes et illustrations inclus, dont a été extrait la quintessence visuelle observée à CHEVANNES pour prêter vie à cette exposition itinérante.

C’est pour cela qu’elle ne posera pas trop longtemps ses valises en terre de l’Yonne, cette incroyable animation visuelle dont il est impérieux d’en humer l’écume.

 

 

Une exception à Chevannes pour accueillir une exposition consacrée à la mer…

 

Pour parvenir à ses fins, Dominique BARRAY utilise du matériel ultra performant, ne craignant pas les secousses des vagues ni le contact visqueux avec la queue d’un poisson !   

Conçue à la suite d’un  partenariat avec l’Agence de l’Eau de la région PACA, pour la réalisation d’un ouvrage (« Regards sur la Méditerranée »), cette exposition reproduit à la manière de la presse magazine nationale façon « L’Express » les « bonnes feuilles » dudit bouquin. Sauf que dans le cas présent, les bonnes pages se sont transformées en panneaux de grande taille servant à habiller un rendez-vous extérieur !

La primeur de cette exposition fut organisée à Marseille, lors de la Conférence mondiale de la Nature, sur la Canebière, à une centaine de mètres du Vieux-Port, l’un des sites les plus pittoresques de la région méditerranéenne, en 2021.

Puis, ce seront les localités d’Hyères et de La Ciotat de bénéficier de ce travail à vocation informative tant auprès des jeunes publics que de leurs parents.

 

 

Curieusement, aujourd’hui, et pour une quinzaine de jours encore, c’est à Chevannes – agglomération bien connue pour son port de pêche maritime ! – qu’est venu s’échouer l’ensemble de ces éléments informatifs.

C’est ici qu’interviennent Christophe PAYMAL, l’un des élus de la bourgade, et Didier, le frère du photographe, qui avec la bénédiction « urbi et orbi » du maire, Dominique CHAMBENOIT, en proposent l’accueil et la mise en scène, plutôt réussie, sur les grilles de l’école. Anna CONTANT, la première adjointe, approuve également !

Le Conseil départemental apportera aussi son soutien à sa réception en terre de l’Yonne du fait de ses vertus éducatives. Comme s’en félicitera l’un de ses vice-présidents, Pascal HENRIAT, lors de sa prise de parole.  

Durant l’été, c’est sur les aires d’autoroutes de l’Hexagone que l’on pourra suivre l’itinérance de cette exposition exceptionnelle consacrée aux fonds marins, décidément pas ordinaires.

VINCI, l’un de ses exploitants, ayant décidé de la faire tourner sur les zones de repos des automobilistes, pressés de partir en vacances. Histoire de distiller un peu de « calme marin » auprès des familles entassées dans leurs voitures climatisées avant qu’elles ne soient confrontées à la « tempête » de plages envahies de touristes !

 

Thierry BRET

 

 

La facture s’annonce très salée pour les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté et leurs feuilles d’impôts ! Même si Buckingham a décidé de mettre la main au gousset pour en financer une majeure partie, les festivités imputables aux quatre jours de liesse inhérents au « Jubilé de platine » de la reine Elisabeth II devrait coûter « bonbon » pour nos voisins d’Outre-Manche. Une note d’environ 300 millions de livres sterling ! Plutôt choquant, en cette période de crise économique ?  

 

BILLET :

 

Lundi

Comme l’indique la photo, la sympathique équipe de cette boulangerie, rue du Temple à Auxerre, s’est retrouvée piégée dans la nuit à Saint-Etienne, victime des débordements stéphanois après la défaite de leur équipe face à l’AJA. Bloqués plusieurs heures durant, ils sont rentrés trop tard dans l’Yonne pour assurer la fabrication du pain et l’ouverture de la boutique. Nul doute que le grand Marcel PAGNOL aurait pu tirer quelque chose de l’aventure et réaliser un film en ce sens, dont l’on imagine déjà le titre… « Les fans et le boulanger » !

 

 

Mardi

 

Michel SARDOU se dit prêt à quitter l’Hexagone en cas de victoire de La France Insoumise aux élections législatives et de l’arrivée de Jean-Luc MELENCHON à Matignon. Michel qui… ? Mais si, vous savez bien, celui qui chantait dans les années 70 : « ne m’appelez plus jamais France, la France, elle m’a laissé tomber… ».

 

Mercredi

 

Plus c’est gros, et moins ça passe ! Les ventes de véhicules SUV sont toujours au plus haut en France, assurant semble-t-il un sentiment de puissance au conducteur du fait de leur assise en hauteur. Selon l’ADEME, le poids moyen d’une voiture vendue dans le pays est passé en trente ans de 953 kilos à 1,233 tonne. Les places de parking ne se sont pas agrandies pour autant et cet automobiliste a trouvé la solution, en se garant à cheval sur deux emplacements… La méthode est un peu cavalière !

 

 

 

Jeudi

Invité par le MEDEF de l’Yonne et les instances professionnelles que sont l’UIMM et la FFB à donner une conférence devant un parterre de chefs d’entreprises et d’élus, l’économiste Philippe DESSERTINE s’est plu à rappeler l’anecdote : « D’Estaing, c’est un beau nom d’emprunt » aurait dit le Général de GAULLE à son ministre des Finances venu lui expliquer qu’il est de tradition qu’un emprunt porte le nom du ministre le proposant. Faisant là, référence aux prétentions nobiliaires de GISCARD, descendant de notables auvergnats dont l’ajout d’une particule à leur patronyme n’avait été obtenu que quarante-cinq ans plus tôt… Comme quoi le Général savait manier « l’humour vache ! ».

 

 

Vendredi

 

Au fil des élections, le rituel est immuable : chaque candidat se fait fort d’organiser des réunions publiques auxquelles ne participe le plus souvent qu’un parterre d’électeurs déjà convaincus, venus applaudir leur poulain. Des réunions sans débat contradictoire, ne réunissant parfois qu’une poignée « d’aficionados » à l’issue desquelles sera servi le « kir de l’amitié », accompagné de chips et de « cahouettes » ! Où sont les grands meetings d’antan, comme au marché couvert à Auxerre, où les candidats se faisaient face, portés par les encouragements respectifs de leurs supporters, s’affrontant en des joutes verbales qui faisaient le sel de la démocratie et du vivre ensemble ? 

 

 

Samedi

Il y a tout juste 33 ans, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, les chars de l’armée chinoise sont entrés dans Pékin, massacrant des centaines de manifestants réunis sur la place Tian’anmen. Eteignant dans le sang un mouvement réclamant une Chine plus démocratique. Aujourd’hui, le pays est devenu l’usine du Monde et ne cesse de développer son hégémonie au travers notamment de la nouvelle « route de la soie », reliant la Chine à l’Europe. Qu’est devenu « tank man », ce manifestant inconnu demeuré à jamais dans l’Histoire pour avoir bloqué de sa seule présence une colonne de chars ? Un homme dont je retrouve la destinée en cet instant, en surfant sur mon smartphone, fabriqué en… Chine !

 

Dimanche


Depuis jeudi, jour de lancement des festivités du « jubilé de platine » de la reine Elizabeth II, le Royaume-Uni est en effervescence. Devant Buckingham, c’est la révolution…, royale bien sûr ! La monarchie joue sa survie mais qu’importe, c’est bien près d’un milliard d’euros que ses « gracieux sujets » auront dépensé pendant ces quatre jours en l’honneur de leur souveraine. L’ardoise finale pour le contribuable britannique, devrait pour sa part, avoisiner les 300 millions de livres sterling. « Shocking » !

 

Dominique BERNERD

 

Trop, c’est trop ! Même si visiblement le président du groupe du Rassemblement National au sein de l’exécutif de la région Bourgogne Franche-Comté n’arbore la vêture idéale pour s’installer au guidon d’une grosse cylindrée, il a décidé à l’occasion de cette campagne où il concourt pour obtenir les suffrages des électeurs des législatives de défendre bec et ongles les intérêts des motards, ainsi que des automobilistes. Un sujet facile car fortement contestataire dans l’Hexagone !

 

SENS : Serait-ce l’un des rares candidats de cette législative 2022 sur le territoire de l’Yonne à s’être intéressé de très près aux problématiques récurrentes vécues par les utilisateurs de l’asphalte ? En tout cas, force est de constater que les prétendants au sésame suprême, un poste à la députation sous les ors de l’hémicycle du Palais Bourbon, des trois circonscriptions icaunaises ne se sont pas réellement précipités auprès de la Fédération des Motards en Colère de l’Yonne (FMC 89) pour prendre en compte leurs doléances.

Dans le secteur du Sénonais, l’un des candidats à la victoire finale, le Rassemblement National Julien ODOUL, s’y est attelé avec son équipe de campagne, façon échanges constructifs à la terrasse d’un café. Une discussion à bâton rompue, sans fioritures où tous les problèmes ont été étalés sur la table, à commencer par les privations de liberté vécues par les automobilistes et les motards depuis des lustres.

 

 

Des chiffres affligeants pour le porte-monnaie des Français…

 

Les statistiques, d’ailleurs, sont plutôt affligeantes, toute obédience politique mise à part. Les prix des carburants ont progressé de 56 % en l’espace de cinq ans – l’actuelle crise à la frontière russo-ukrainienne ne devrait pas arranger les choses de surcroît dans les prochaines semaines - ; les amendes routières grèvent considérablement les portefeuilles de plus en plus vides des contribuables (1,7 milliard d’euros dont 700 millions pour les seuls radars !) ; les contrôles techniques se sont étendus aux motos à raison de vérifications obligatoires tous les deux ans pour un coût qui excède les 70 euros ; enfin la limitation de vitesse sur les départementales (des nationales qui ont changé de statut en cours de route sans mauvais jeu et sans que l’on sache pourquoi !) pénalisent les conducteurs du quotidien. Les risques encourus à 90 km/h n’ont jamais été prouvés si on les compare à ceux des 80 km/h actuels. Pour couronner le tout, de ce tableau qui n’a vraiment rien d’idyllique : le gouvernement réfléchit à réduire la vitesse de croisière sur les autoroutes la plafonnant désormais à 110 km/h.

 

Baisser la TVA sur les carburants : la priorité…

 

Devant toutes ces réjouissances, sans compter celles plus techniques et vécues au quotidien par les motards, le chef de file du RN veut contrer la politique d’Emmanuel MACRON qui ne cesse de pénaliser tous les usagers de la route en proposant une série de mesures qu’il ne manquerait pas d’appliquer en cas de succès électoraliste de son parti aux législatives.

Citons pêle-mêle la baisse des prix à la pompe en passant la TVA sur les carburants de 20 à 5,5 %, le rétablissement de la limitation de vitesse à 90 km/h sur toutes les routes, la suppression sine die du contrôle technique pour les motards et enfin, concernant le moyen de « flicage » le plus impopulaire de l’Hexagone, en supprimant le retrait de points pour les petits excès de vitesse tout en stoppant le matraquage inflexible des radars. Une feuille de « route » qui pourrait peut-être en influencer plus d’un au moment de déposer le bulletin de vote dans l’urne !

 

Thierry BRET

 

 

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