Le Rassemblement National a dispersé ses orateurs à travers la France afin de motiver ses électeurs. Philippe BALLARD, conseiller régional d’Ile-de-France et Alexandra MASSON, conseillère régionale de la région PACA, tous deux porte-paroles du parti, étaient accueillis à Sens par Julien ODOUL, conseiller régional et conseiller municipal de la mairie de Sens. 

 

SENS : Branle-bas de combat pour le Rassemblement National (RN) qui part à la conquête des voix avec ses nombreux ambassadeurs. Tous traversent la France pendant cinquante jours afin d’emmener les militants RN jusqu’aux urnes et d’apporter, évidemment, la victoire à Marine LE PEN.

« Aller au plus près de nos adhérents, de leur parler des propositions de notre candidate, de resituer les enjeux des élections présidentielles au-delà du battage médiatique, au-delà des sondages qui s’égrènent jour après jour… ».

Julien ODOUL rappelle la nécessité d’aborder le fond, plutôt que la forme, avec ses militants au cours d’une campagne qu’il juge « extrêmement courte », réduite par les nombreuses restrictions liées à l’épidémie de SRAS.

 

Le Rassemblement National : un parti qui a doublé ses effectifs…

 

Immigration, communautarisme, priorité aux Français, pouvoir d’achat, dans les grandes lignes, le Rassemblement National reste fidèle aux idéaux qu’il porte depuis ses débuts. Le fait est que depuis les élections présidentielles de 1995, le parti est en forte progression dans les suffrages exprimés.

Le RN flirte de plus en plus avec la victoire avec une hausse de 75 % du nombre de votants depuis 1988. Un effectif qui a quasiment doublé entre 2007 et 2017.

 

 

Depuis une dizaine d’années, même de nombreuses personnalités médiatiques et politiques ont rejoint leurs rangs. C’est le cas d’Alexandra MASSON, ancien membre de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire), devenue depuis Les Républicains.

« On dit ce qu’on pense et on fait ce qu’on dit ! » se félicite Julien ODOUL qui met en exergue la constance du parti qui serait le moteur principal de son succès.

Sciemment ou pas, le Rassemblement National profite peut-être aussi de l’instabilité des autres formations en proie à de nombreux clivages internes, émoussant un peu plus la confiance des Français en l’institution politique. Même si le taux d’abstention a toujours été important depuis le début de la Vème République, battant des records en 1969 (31,15 % au second tour), en 2002 (28,4 % au premier tour) et en 2017 (25,44 % au second tour).

 

« Les sondages à six mois des échéances n’ont aucun sens… »…

 

Le « pas-encore-candidat » ne semble pas les effrayer, outre mesure. Malgré des similitudes de programme avec celui de Marine Le PEN et les annonces des instituts de sondage que Philippe BALLARD n’hésite pas à railler considérant qu’« à six mois du second tour, ça n’a aucun sens ».

L’enquête Harris Interactive du 06 octobre réalisée pour « Challenges » avait effectivement révélé que « ZEMMOUR semble en position de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle ».

« Faisant les frais de cette progression, Marine Le PEN recueille désormais entre 15 et 16 % d’intentions de vote et se trouve pour la première fois « exclue » du second tour ».

Sur une éventuelle récupération des voix des potentiels électeurs d’Eric ZEMMOUR, qu’il soit candidat ou pas, qualifié pour le second tour ou non, Alexandra MASSON montre une certaine prudence. « Les voix n’appartiennent jamais à personne : ce ne sont pas des mathématiques !».

La conseillère régionale reste tout de même persuadée que « Marine Le PEN est capable d’aller jusqu’au deuxième tour tranquillement, sereinement, avec de vraies équipes, avec un maillage territorial, avec un programme ».

En définitive, rien ne semble vraiment faire peur au Rassemblement National. Même La République en Marche (LREM) avec des députés au niveau intellectuel « inquiétant » selon Alexandra MASSON paraît manquer sérieusement de crédibilité.

 

Floriane BOIVIN

 

 

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