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Stage des secondes en entreprises : le flop assuré…

« Un lycéen de classe de seconde sur dix est en mesure à date de valider son ticket pour espérer effectuer son stage d’immersion en entreprises du 17 au 28 juin. C’est trop peu pour parler de succès. Pourtant, ce stage à l’instar de celui de découverte de 3ème permet de mieux comprendre ce qu’est, vu de l’intérieur, le fonctionnement d’une entreprise, d’une collectivité ou d’une association. Un flop avant l’heure pour le ministère de l’Education nationale alors que le monde professionnel n’est pas prêt à recevoir ces jeunes ? ». « Un lycéen de classe de seconde sur dix est en mesure à date de valider son ticket pour espérer effectuer son stage d’immersion en entreprises du 17 au 28 juin. C’est trop peu pour parler de succès. Pourtant, ce stage à l’instar de celui de découverte de 3ème permet de mieux comprendre ce qu’est, vu de l’intérieur, le fonctionnement d’une entreprise, d’une collectivité ou d’une association. Un flop avant l’heure pour le ministère de l’Education nationale alors que le monde professionnel n’est pas prêt à recevoir ces jeunes ? ». Crédits Photos : Thierry BRET et Groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle Auxerre.

Mais qui a pondu cette merveilleuse idée ?! Cette géniale trouvaille en mode « Euréka » – une de plus dans le monde nébuleux, déconnecté et un tantinet archaïque de l’Education nationale – de rendre obligatoire et ce, durant deux semaines au cœur du mois de juin, un stage immersif en entreprise pour les élèves des classes de seconde qui fréquentent les lycées de l’Hexagone ?

Une décision, fraîchement apparue, il y a quelques mois à peine dans les neurones des technocrates du ministère de l’Education nationale, à l’époque dirigé par un certain…Gabriel ATTAL, qui laissent aujourd’hui parents, enfants et entrepreneurs plus que pantois pour son application, quand ce n’est pas dans la panade totale…

Parce qu’il est clair, à date, que les potaches du premier degré de l’enseignement supérieur français éprouvent les pires difficultés à décrocher le précieux sésame leur permettant de répondre aux obligations imposées par le milieu scolaire, d’ordinaire si éloigné de la réalité économique des entreprises et de leurs besoins.

 

Une fin de saison particulièrement chargée en entreprise…

 

Si l’idée peut être louable en soi sur le papier, qu’en est-il réellement de sa concrétisation sur le terrain, surtout en aussi peu de temps et à pareille époque pour le monde de l’entrepreneuriat, en proie aux bilans comptables de fin d’exercice, à la gestion des prévisions et autres plannings en matière de ressources humaines d’avant les très longs congés estivaux, à la récupération du business et des rendez-vous perdus à la suite d’un mois de mai 2024 chaotique ponctué de ponts et autres aqueducs à répétition, à la prolifération des évènementiels et autres assemblées générales qui s’organisent à la belle saison, à la préparation des mutations et des remplacements des collaborateurs qui se multiplient dans ce créneau calendaire, etc.

Sans omettre le coup de mou bien naturel tant physique que mental de fin de saison, vécu par toutes celles et tous ceux, dirigeants, cadres et subalternes qui ne pensent plus qu’à une seule chose à partir de juin : mettre la clé du bureau ou de l’atelier sous le paillasson et profiter pleinement de moments de villégiature agréables les pieds dans l’eau et la tête dans les nuages !

 

 

Une initiative déjà vouée à l’échec avant d’être lancée ?

 

Bref, vous l’aurez compris : en un mot comme en cent, la « géniale idée », très peu anticipée en amont par le ministère, risque de se transformer en véritable cauchemar à la fois pour les familles qui ont vu l’initiative leur tomber sur la tête comme le ciel au temps des Gaulois – et ils ne sont pas tous réfractaires ceux-là ! – mais aussi pour les employeurs, pas prêts à accueillir des élèves durant quinze jours au sein de leurs boîtes !

L’estimation, aujourd’hui, est qu’un élève sur dix est parvenu à décrocher la Lune en faisant jouer les réseaux parentaux afin de se faire intégrer dans l’entreprise familiale ou de proche relation avec ses géniteurs. Autant dire, une paille !

Ce stage d’observation est programmé de manière imposée entre le 17 et le 28 juin, nul besoin de rajouter que cela sent déjà le souffre à plein nez pour espérer atteindre tous les objectifs initialement fixés.

Se calquant sur le modèle du très ringardisé stage d’observation de troisième où les collégiens découvrent avec de grands yeux ronds ce qu’est l’entreprise par un petit bout de la lorgnette qui est loin de ressembler à la réalité – c’est déjà une problématique pour les entreprises qui ne savent pas quoi faire de ces jeunes pousses durant une semaine d’immersion -, ce stage newlook destiné aux élèves de seconde semble très mal engagé au quotidien. La plupart des professionnels et des représentants du milieu consulaire interrogés à ce propos ne font que corroborer l’impression initiale : « personne n’est prêt pour accueillir ce public en si peu de temps et à cette période de l’année… ».

Alors, l’initiative est-elle déjà morte dans l’œuf et vouée à l’échec ?

 

Les établissements scolaires ne placeront pas en entreprises…

 

Peut-être pas à 100 % quand on sait que l’administration mais surtout les structures associatives, plus enclines à favoriser l’intégration des jeunes, peuvent faire office de point d’accueil légitime à toute cette jeunesse  qui elle, de son côté, ne fait que subir une directive qu’elle ne porte pas au summum de l’optimisme.

D’accord, les lycéens savent que ce concept « Mon stage de seconde », nom de baptême de l’opération séduction hexagonale, représente l’ouverture d’une porte, même minime fut-elle par le trou de la serrure, sans plus, sur le milieu entrepreneurial, pouvant peut-être les aider en matière d’orientation.

 Mais, est-ce suffisant pour comprendre ce que l’on attendra d’eux, une fois franchie la ligne de l’intégration dans la vie active ?

Pourtant décidé en novembre 2023, un peu à la va-vite, le projet fait du surplace depuis. Et ce ne sont pas les établissements scolaires, coupés de la réalité économique et de l’entreprise à de rares exceptions près, qui aideront à placer les filles et les garçons qui n’auraient pas touché le Graal du ticket gagnant dans la quinzaine de jours qui vient.

 

 

La nurserie, le nouveau rôle des entreprises en France ?!

 

Quant aux parents, s’ils ne possèdent pas toujours des réseaux aux vertus salvatrices à la résolution d’équations insurmontables, autant dire que leur rôle sera plus que restrictif en la matière. Ne parlons pas des familles déjà confrontées tous les jours aux affres du chômage ou de la précarité financière. Une telle initiative, montée de bric et de broc, ne devrait pas atténuer leur malaise…et réduire les disparités sociales. Ceux qui peuvent se permettre de faire jouer les réseaux d’influence, ceux qui ne le pourront jamais…En résumé, les riches, d’un côté, les pauvres, de l’autre ! Sic !

Du côté des enseignants, c’est du pareil au même face à ce projet proposé à la hussarde. La plupart ne comprennent pas la philosophie de ce concept immersif, ne reposant sur pas grand-chose. Si ce n’est qu’au mois de juin, le plus souvent sur la deuxième quinzaine, il s’agira d’occuper du mieux possible les élèves des classes de seconde qui ne sont pas encore concernés par les épreuves du baccalauréat.

Les placer en entreprises pour les occuper serait-il alors le palliatif idéal aux manques de cours, fautes de professeurs devant s’atteler à faire passer les examens ? En terme clair, et de toute évidence, le milieu entrepreneurial deviendrait-il durant cette opération si mal ficelée le supplétif à la garde d’enfant, même devenu adolescent, telle une nurserie ! On tombe des nues !

 

Quid du contenu de ces stages qui peuvent être synonymes d’oisiveté ?

 

Reste la partie intégrante du contenu de ces stages en immersion qui engendrent, on l’imagine bien, de la passion de folie tant chez les employeurs que chez les lycéens !

Que peut-on bien apprendre dans un delta temporel de quinze jours, c’est-à-dire une période aussi courte. Sera-ce le remake du stage d’observation de 3ème où les gamins s’ennuient à mourir la plupart du temps, passant plus de temps sur leur console de jeu que dans l’apprentissage approfondi de ce qu’est une entreprise ? Ou un faire-valoir pour celles et ceux en manquent d’activité qui videront les poubelles, chercheront les cafés ou passeront les trois-quarts de leur temps à reproduire des documents sur      la photocopieuse ?

Nul ne possède la réponse à l’instant où se rédigent ces lignes ! Ce stage de juin sera l’ultime effort de la saison à fournir pour ces lycéens qui c’est sûr, tant au niveau des recherches en amont que de l’emploi du temps avec lequel il faudra composer pour les plus veinards ayant décroché le pompon, ne devraient pas être oisifs en ce début d’été !

 

Thierry BRET

 

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