Découvrez nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
logo-credit-agricole-90x90.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
groupama_small.png
logo-cerfrance-bfc-accueil.png
capeb-logo.png
banque_populaire_bfc.png
logo-cm.jpg
logo-edf-site.jpg
ccj-logo-petit-1.jpg
ordre-des-experts-comptables-de-bourgogne-franche-comte.jpg
Région Bourgogne France-Comté
Lycée Saint-Joseph de la Salle
Caisse d'épargne Bourgogne Franche-Comté
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-2.jpg
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-1.jpg
Groupe La Poste

Nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
banque_populaire_bfc.png
capeb-logo.png
Lycée Saint-Joseph de la Salle
Caisse d'épagne Bourgogne Franche-Comté
cerfrance bfc
Communauté de Communes du Jovinien
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
logo-cm.jpg
groupama_medium.png
logo-credit-agricole-90x90.jpg
région Bourgogne Franche-Comté
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-2.jpg
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-1.jpg
Ordre des experts comptables de Bourgogne Franche-Comté
20211006_lpg_logo_cmjn-616fec3863034.png

Violence : femmes de France, êtes-vous en réel danger ?

 « Stop aux violences faites aux femmes en France ! La Journée spéciale s’est déroulée ce vendredi 25 novembre en France, le jour des obsèques de la jeune Vanessa, énième victime assassinée par un récidiviste du viol et de l’agression sexuelle. Présent à Dijon, Emmanuel MACRON a pourtant rappelé que cette lutte demeurait prioritaire lors de ce second quinquennat… ». « Stop aux violences faites aux femmes en France ! La Journée spéciale s’est déroulée ce vendredi 25 novembre en France, le jour des obsèques de la jeune Vanessa, énième victime assassinée par un récidiviste du viol et de l’agression sexuelle. Présent à Dijon, Emmanuel MACRON a pourtant rappelé que cette lutte demeurait prioritaire lors de ce second quinquennat… ». Crédits Photos : D.R. et PIXABAY (Kanha TOR, Diana CIBOTARI).

Lola, Justine, Vanessa. Ce sont trois jolis prénoms. Bien dans l’air du temps, ils incarnent la jeunesse. Celle qui est prometteuse et porteuse de tant d’espérances, de joie, de sourire, de rayonnement lumineux, de projets à n’en plus finir.

Trois prénoms qui ont fleuri à la « une » des médias. Et ce, en l’espace de quelques semaines, en perturbant profondément les consciences. Avant sans doute de sombrer parmi les limbes d’un oubli qui est inéluctable. En attendant que d’autres prénoms ne les remplacent. Non pas à cause d’un concours de beauté où le premier prix leur aurait été attribué. Ni pour l’octroi d’une distinction scolaire qui serait imputable à l’excellence de leur apprentissage, vécu en alternance.

Lola, Vanessa, Justine n’auront malheureusement pas eu cette chance. Ni de concourir à un concours de « miss ». Ni pour briguer un précieux accessit, marquant le terme d’un cycle universitaire. Non, car la vie si dure et ô combien cruelle – tellement injuste, aussi - ne leur en aura pas laissé le temps. Pourquoi ? Parce que ces trois jeunes filles, âgées respectivement de 12, 14 et 20 ans, reposent désormais au fond de leurs tombes dans un cimetière froid et humide. Plus près du « Seigneur », comme l’auront sans doute rappelé les prêtres devant procéder à leurs funérailles…  

Oui, mais voilà, lorsque ces trois jeunes filles – unies aujourd’hui par la même destinée fatale jusque dans la mort – ont été enlevées, séquestrées, torturées, battues, violées avant d’être finalement assassinées au nez et à la barbe de tous ; où était-il donc passé ce « bon Dieu » dont on nous promet monts et merveilles ?

Ironie du sort : les obsèques de la dernière victime de cette bien trop longue série meurtrière, Vanessa, se sont déroulées vendredi, symbole de la…Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Comme si depuis son nuage évanescent, l’adolescente de 14 ans adressait dans un halo de lumière un ultime message disant, « ne m’oubliez pas s’il vous plaît ! ». Et rendez-moi, justice, par pitié !  

 

     

 

Une lutte où l’Etat a déjà injecté 1,3 milliard d’euros, insuffisant selon les associations…

 

 

Grande cause sociétale du premier quinquennat du Président de la République Emmanuel MACRON, cette lutte contre les atteintes faites aux femmes servait précisément de fil d’Ariane lors du déplacement provincial du chef de l’Etat ce même vendredi 25 novembre, à Dijon. Sauf que le bilan, sur ce sujet si délicat, serait plutôt mitigé. Pour ne pas dire en demi-teinte, de l’aveu des associations qui prennent la défense de ces femmes victimes de tant de violence.

Les chiffres, d’abord. Depuis le 01er janvier 2022, 121 femmes ont été les victimes innocentes de ces actes odieux, auxquels il faut ajouter les meurtres de femmes qui ne sont pas nécessairement commis par leurs conjoints ou anciens conjoints. Question liminaire : est-ce que les assassinats sauvages de ces trois jeunes filles et femmes qu’étaient Lola, Vanessa et Justine, gonfleront ces statistiques ?   

Bien sûr, on ne peut comparer l’incomparable. La lutte contre les violences faites aux femmes bénéficie depuis une vingtaine d’années d’une politique publique spécifique où à date 1,3 milliard d’euros ont déjà été injectés par l’Etat, tous ministères confondus, pour tenter de juguler ce phénomène inquiétant.

Il y a nécessairement une très grande différence d’appréciation entre ces actes, insoutenables qui affectent le noyau dur d’un cercle familial, y englobant le plus souvent la progéniture, de ces meurtres à l’aveugle, actes sordides réalisés au coin de la rue.

Toutefois, les structures associatives prenant fait et cause pour les victimes de ces violences gratuites en environnement familial réclament beaucoup plus de moyens financiers, suivant les préconisations du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes.

 

 

 

Des bracelets électroniques pour éloigner les époux/conjoints violents…

 

L’un des moyens préconisés par l’Etat dans cette lutte qui se décline au plan territorial – à titre d’exemple, l’Yonne s’est engagée par le biais de son Conseil départemental depuis 2019 aux côtés de la préfecture et des procureurs de la République en orientant mieux et en accompagnant mieux les femmes victimes de violences conjugales – est de doter les époux/conjoints irascibles de bracelets anti-rapprochement actifs. A ce jour, 919 de ces équipements sont opérationnels à travers l’Hexagone.

On sait que le Garde des Sceaux est favorable à un plan d’accélération de ce dispositif en incitant les magistrats à s’en imprégner davantage dans le rendu de leur verdict.

Là où le bât blesse, et toujours dans le cadre de cette catégorie spécifique de la violence faite aux femmes sous l’aspect conjugal, ce sont les classements sans suite des dépôts de plaintes. 80 % d’entre elles n’aboutissent à rien puisque les magistrats ne leur accordent aucun crédit ! Dont acte !

Un chiffre surprenant qui émane de l’Inspection Générale de la Justice, elle-même, qui ne se prive pas de relayer cette information à qui mieux mieux à l’ensemble des associations soutenant les malheureuses victimes.

Reste le viol. Moins de 1 % d’entre eux se finalisent par une condamnation par la Justice ! On croit rêver, façon cauchemar, cela s’entend !

A croire, au bout du compte, que l’impunité zéro plane véritablement au-dessus des têtes des violeurs patentés – et par extension des possibles meurtriers qui sommeillent en eux  – dans le pays des Droits de l’Homme !

Interpellée par ce point – plus que crucial, en vérité – la ministre déléguée en charge de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, de la Diversité et de l’Egalité des Chances, Isabelle ROME entend créer des juridictions spéciales afin de traiter ces affaires de violence si particulières qui effraient tant de femmes de notre Hexagone, qu’elles habitent en zone rurale ou en zone urbaine.

 

 

Le « confort » psychiatrique au lieu de la prison : une récurrence pour les meurtriers…

 

Dommage, toutefois, que ces juridictions spécifiques n’aient été déjà opérationnelles bien avant que ne survienne ce triple meurtre, celui de Lola, de Vanessa, de Justine. Ne serait-ce que pour le repos de leurs âmes…

Dommage, aussi, que les bracelets électroniques, si peu délivrés par les magistrats, un tantinet laxistes, voire peut-être trop complaisants avec les bourreaux plus qu’avec leurs victimes sous le fallacieux prétexte de redonner une deuxième chance aux mis en cause, n’entravent pas systématiquement les chevilles de celles et de ceux qui ont commis par le passé des actes de viols et de violences physiques. Peut-être que les destinées de Lola, Vanessa et Justine en auraient été bien différentes ?

Quant aux auteurs de ces triples meurtres, que risquent-ils réellement de la part de ladite Justice ? S’ils présentent des signes psychologiques avérés, ayant altéré leurs capacités de discernement au moment des faits, et après avis médical auprès des spécialistes de la santé, ils échapperont à l’emprisonnement. Ne se rendant pas par la case prison mais bien celle d’un établissement de soins psychologiques, plus adapté et « confortable »….

Ils auront alors évité le procès, le regard des familles, celui de l’opinion, de la presse, un jugement et surtout le verdict implacable qui les aurait irrémédiablement condamnés à…perpétuité.

Au lieu de cela, vivant dans le champ du domaine psychiatrique, ils bénéficieront peut-être d’une remise de peine, agrémenté d’un bon de sortie afin de mieux se réinsérer dans la vie publique d’ici quelques années de bonne conduite…

Face à cela, il nous faudra juste croiser les doigts pour qu’ils ne récidivent pas dès qu’ils apercevront au détour d’une ruelle, près d’une école, à la sortie d’une discothèque ou à un arrêt de bus de nouvelles Lola, Vanessa et Justine. Des proies tellement faciles à attraper, à violer et finalement, à…tuer !

 

Thierry BRET

 

Articles

Bannière droite accueil