Plan de sobriété : les « cigales » vont se muer en « fourmis »

« Une petite phrase prononcée au cœur de l’été par Emmanuel MACRON qui sera lourde de conséquence dès la rentrée : « Les Français vont devoir réduire leur consommation, énergétique de gaz et d’électricité… ». Une fois les « cigales » rentrées de vacances, elles vont devoir se muer en « fourmis »… ». « Une petite phrase prononcée au cœur de l’été par Emmanuel MACRON qui sera lourde de conséquence dès la rentrée : « Les Français vont devoir réduire leur consommation, énergétique de gaz et d’électricité… ». Une fois les « cigales » rentrées de vacances, elles vont devoir se muer en « fourmis »… ». Crédit Photos : D.R./PIXABAY.

On le sait depuis l’époque bénie des années 70 : la France ne possède pas de pétrole – ni de gaz à une petite exception près, située dans le Sud-Ouest de l’Hexagone à Lacq – mais a des idées à revendre à l’infini pour lutter efficacement contre les crises énergétiques successives !

En cet été 2022, après la célèbre et infantile formule de la « Chasse au gaspi ! », le nouveau mot d’ordre à populariser auprès de nos concitoyens davantage préoccupés dans l’instant pour trouver une place sur la plage afin d’y poser leur serviette de bain se nomme le « plan de sobriété ».

Une terminologie, certes bien moins sexy au plan de la sémantique inhérente au marketing que l’original de 1973, déjà voulu à l’époque par la gouvernance étatique.

Que l’on rassure, d’entrée de jeu, les « cigales françaises » déjà parties en vacances, celles qui sont adoratrices de joyeuses noubas prévues au camping des flots bleus la période estivale revenue !

Dans le cas présent, il n’est pas question de se la jouer modérato sur le registre du rosé pamplemousse servi à l’apéritif du midi ou du mojito de début de soirée avant de se rendre en discothèque pour s’y éclater comme une bête !

Ce « plan de sobriété » ne concerne nullement la consommation d’alcool qu’aurait pu instituer bien naturellement la Sécurité routière avant que chacun ne prenne le volant en y ajoutant un peu d’une nécessaire pédagogie.

Non, ce plan newlook dont les contours ont été expliqués lors de la conférence de presse du Président de la République le 14 juillet dans les jardins élyséens se rapporte à la consommation énergétique.

Nettement plus coûteuse, moins digeste, sans saveurs et qui vous laisse vraiment la « gueule » de bois si l’on ne n’y prend garde, côté factures !

 

 

 

Pallier à la suppression des sources énergétiques russes…

 

 

Or, les ingrédients de ce plan se nomment le gaz et l’électricité. Ah bon, il ne se limiterait qu’à ces deux composantes du mix énergétique de l’Hexagone ? Alors, que les carburants servant à alimenter nos moyens de locomotion flambent aussi facilement qu’une pinède des Landes, soumise au geste abruti d’un pyromane qui y balancerait par négligence son mégot de cigarette…Sans possibilité aucune de circonscrire le sinistre !

Pour l’heure, c’est donc bel et bien le gaz et l’électricité qui sont dans le collimateur du chef de l’Etat. Logique, en fait, puisque les Russes devraient progressivement couper le robinet nourricier qui permet à cette « brillante » Europe de l’énergie de ne plus être dépendante du régime autocratique de POUTINE. Il aura fallu plus de deux décennies de relations mensongères à la limite du cynisme et d’un conflit meurtrier à l’est du Vieux continent que subissent au quotidien les Ukrainiens pour s’apercevoir que les dirigeants de l’Union européenne avaient fait fausse route sur toute la ligne en se livrant pieds et mains liés au bon-vouloir du dictateur « rouge ».

Donc, le message est on ne peut plus clair dans la bouche du Président Emmanuel MACRON. Désormais, il va falloir se passer de la précieuse énergie, vitale pour le chauffage des particuliers et l’activité des entreprises (on peut y ajouter aussi le pétrole qui représentait plus de volume à l’import) dans nos modes consuméristes de demain. Sauf que demain, commence à l’instant !

 

 

 

Les limites du parc nucléaire hexagonal sujet de préoccupation…

 

Au cœur de l’été, alors que les « cigales » se prélassent sur leurs chaise-longues, doigts de pieds en éventail et aux antipodes de toutes ces considérations budgétaires – et après une saison où les Français n’ont pourtant guère été épargnés en vicissitudes de tout poil si l’on y ajoute les réminiscences de la COVID-, le Président de la République joue à la « fourmi ». Prévoyante, pragmatique, pédagogue, précautionneuse…Mais dans le rôle qui est finalement le sien.

« Il faudra consommer moins de gaz et d’électricité ! ». Serait-ce annonciateur de potentielles coupures qui surviendraient cet hiver en France ?

On sait que nos voisins allemands, dépendants à près de 65 % des importations de gaz russe, ont déjà pris le taureau par les cornes en ne donnant plus accès à l’eau chaude dans les habitats collectifs l’après-midi. Pour peu que l’électricité leur soit coupé lors de la diffusion d’un épisode de la série si soporifique « Derrick » et ce sera le comble de la malchance Outre-Rhin !

Autre facteur important dans le choix décisionnel du chef de l’Etat : la mise à l’arrêt de bon nombre de réacteurs nucléaires en France qui aurait besoin d’un sérieux relooking. Une petite vingtaine sur un parc qui en totalise 56.

 

 

Un plus pour la planète : de quoi nous rendre le sourire !

 

Dans l’absolu, le Président a demandé aux administrations et aux grandes entreprises de plancher sur le sujet, afin de préparer un programme aux multiples entrées qui sera applicable dès l’automne.

D’une part, les éclairages dès la nuit venue vont être revus à la baisse. Qu’ils s’agissent de la voie publique mais aussi des édifices accueillant des collectivités et des entreprises qui parfois laissent toutes les lumières se consommer la nuit juste pour l’esthétisme ou par négligence ?

D’autre part, il appartiendra à chacun d’entre nous de réduire sa consommation personnelle de gaz et d’électricité à domicile. L’objectif étant de réduire de 10 % la consommation énergétique d’ici 2024.

Une diminution qui, si elle ne changera pas drastiquement notre confort de vie, aura aussi des répercussions très bénéfiques pour la planète du fait du réchauffement climatique dont l’on constate au quotidien – et plus que jamais cet été – les désastreux effets sur notre environnement.

 

Thierry BRET

 

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