Au secours : l’égalité et l’intelligence ont foutu le camp !

« On n’attend pas pour l’égalité. Le collectif de l’Assemblée Populaire Auxerre n’accepte pas que ce mot porté au fronton de toutes nos mairies ne soit pas une réalité tangible. Il l’a fait savoir ce samedi, veille des élections législatives en France…Message reçu cinq sur cinq ! ». « On n’attend pas pour l’égalité. Le collectif de l’Assemblée Populaire Auxerre n’accepte pas que ce mot porté au fronton de toutes nos mairies ne soit pas une réalité tangible. Il l’a fait savoir ce samedi, veille des élections législatives en France…Message reçu cinq sur cinq ! ». Crédit Photos : D.R.

Ah, cette fameuse « égalité » dont on nous parle tant depuis des années ! On nous la sort à toutes les sauces depuis si longtemps ! Un  mythe ? Une réalité ? Une douce utopie qui berce encore de leurs illusions perdues les militants de toutes les causes justes ou injustes de cette planète, ou celles à réaliser dans l’intérêt de la Nation !

Inscrit au fronton de tous les édifices municipaux de France et de Navarre, le mot ne peut que hanter les esprits chagrins de celles et ceux qui ont encore quelques neurones opérationnels dans leurs cerveaux non lobotomisés par l’influence néfaste des réseaux sociaux et qui souhaitent réfléchir sur le sujet lorsque revient le doux temps des élections.

« Liberté, Egalité, Fraternité » ! Il est vrai que sur le papier, ces trois termes, associés les uns les autres, claquent de manière spectaculaire et enthousiasmante au vent.

On finirait presque par y croire comme assujetti à la méthode Coué tant ce joli zéphyr qui souffle parfois à nos oreilles est porteur d’espérances mais qui, malheureusement, le plus souvent retombe telle une gougère mal cuite au fond d’un plat inconsistant ! Sans saveur, il va de soi…

 

 

Le total désaveu avec la Déclaration des Droits de l’Homme…

 

D’ailleurs, du temps de la Révolution française, n’avait-on pas ajouté de façon subreptice la « mort » à cette triade sémantique populaire dont se seront inspirés les fondateurs de la République. Sans doute trop fort de café en termes de mauvais goût, l’« intrus » a été éjecté de la formule qui n’avait de magique que celle d’être adoptée in fine par la France et sa gouvernance à partir du 27 février 1848. Une reconnaissance républicaine dans toute sa splendeur. Aura-t-elle été appliquée ?

La liberté et l’égalité sont d’ailleurs étroitement unifiées de manière historique. On connaît le refrain : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune… ».

Il faut relire en soupesant le moindre mot de l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen datant de 1789. Pour mieux en comprendre le total désaveu, aujourd’hui, dans ladite société dite contemporaine et de progrès où nous sommes. Quelle foutaise que la société de ce vingt-et-unième siècle, insipide et désarmant, où l’humain est revenu à l’âge de la barbarie et de l’ignorance !  A la limite du Moyen-Age…

 

 

 

 

« Les cons de l’année prochaine sont déjà là… »…

  

Où sont passées les « libertés » et cette « égalité » dont on se gargarisait jadis à ces époques si glorieuses qui ont donné naissance aux Lumières et aux philosophes ? En l’espace de deux décennies, depuis que le monde a basculé dans ce nouveau siècle qu’André MALRAUX souhaitait pourtant de tous ses vœux « spirituel », l’Humanité dans son ensemble a régressé comme jamais.

Avec son lot de déconvenues, d’aberrations, de stupidités, de « conneries » sans qualificatifs qui s’additionnent au jour le jour parmi toutes les strates de cette civilisation en voie probable d’extinction ! Soit naturelle, si le réchauffement climatique appuie sur l’accélérateur, ce qui semble être le cas, soit de la main de l’homme puisque la Terre est devenue une poudrière ardente qui ne demande qu’à exploser avec ces états « autoritaires » et voyous que sont la Russie, la Corée du Nord, l’Iran ou la Chine.

COLUCHE avait raison quand il prophétisait autrefois que « chaque année, il y a de plus en plus de cons mais cette année j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là… ».

Sachant que nous sommes tous les « cons » et les « connes » de quelques-uns à qui l’on peut toujours renvoyer l’ascenseur, sans autre forme de politesse qu’un simple sourire narquois arboré sur la face, le dédain suprême qui se mue en ignorance totale et le majeur bien droit en l’air, si besoin et si cela ne suffisait pas ! A bon entendeur…

Jadis, et s’en remonter à des périodes antédiluviennes, ne serait-ce qu’au XXème siècle, la parole des « sages », des intellectuels, de celles et ceux qui possédaient le savoir, de ces politiques qui avaient encore des choses sensées à dire à leur électorat toutes obédiences confondues, des artistes (les vrais pas les « guignols » préfabriqués avec l’audimat et sans talents !) savaient rassurer et faire rêver le quidam, l’homme de la rue, « l’inconnu dans la maison » comme le chantait si bien Yves MONTAND.

Lui donner un cap ! Peut-être celui de « Bonne Espérance », mais pas l’entraîner dans la mer des Sargasses, aux confins de mouvances technocratiques et administratives glauques qui n’ont de cesse désormais de l’étouffer…

 

 

Aujourd’hui, les messages qui sont nous adressés par tous les grands faiseurs d’opinion, les moralisateurs et autres donneurs de leçons de tout poil (faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais !) sont mornes, pour ne pas dire plats.

Austères, abjects, inconstants, cyniques, fades, sans vision (Charles de GAULLE retournes-toi dans ta tombe !) et dénués de tout humour ! Des propos qui sont cataclysmiques pour l’intelligence humaine, au quotient neuronal devenu si faible.

Et qui font dire de plus en plus à certains, les quinquagénaires, les sexagénaires, et tous les seniors, ceux de la Silver Economie, ayant encore la nostalgie du « c’était mieux avant » - ce qui est vrai ! - qu’ils ne regretteront pas de quitter ce monde délabré et désincarné de toute « fraternité », tôt ou tard, avec un large sourire. L’Eden et son jardin sont ailleurs, on nous la promit !

Une manière qui se résume par la formule « après moi, le déluge » en version très symbolique. Et qui pour faire simple et pour rester dans le concret, ressemble à un magistral bras d’honneur adressé à tous ces ignares de l’intelligence constructive et positive propre, à nourrir l’Humanité !

 

Thierry BRET

 

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