Découvrez nos partenaires

logo-festins-de-bourgogne.jpg
gan.jpg
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre.png
logo-ccap-vital-sante-auxerre.jpg
logo-iseal-salon-coiffure-auxerre.jpg

Découvrez nos partenaires

logo-festins-de-bourgogne.jpg
gan.jpg
logo-ccap-vital-sante-auxerre.jpg
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre.png
logo-iseal-salon-coiffure-auxerre.jpg

Le patrimoine à des fins économiques, la nouvelle priorité ?

Plus de vingt millions d’euros seraient susceptibles d’être récoltés à brève échéance par le biais du nouveau loto promu par la Française des Jeux. Destinée à soutenir le patrimoine de l’Hexagone, l’initiative a reçu les encouragements appuyés de la présidence de la République. Elle en a même confié les rênes de la communication à l’un des visages les plus populaires du paysage cathodique, l’animateur Stéphane BERN.

Décliné sous diverses variantes, avec des tickets d’entrée oscillant entre 3 à 15 euros pour les plus fortunés des parieurs, ce jeu au-delà de ses vertus ludiques devrait permettre aux édifices historiques, fleurons de notre patrimoine parfois oublié, de se refaire une virginité.

Tant au plan structurel s’ils ont besoin d’un sérieux lifting en matière de ravalement de façade ou de consolidation de l’architecture qu’au plan de la notoriété. Grâce à ce coup de projecteur opportun qui est abondamment relayé par la voie médiatique.

Levier de reconnaissance du territoire national, le patrimoine mérite que l’on s’y intéresse de plus près. Le succès occasionné annuellement par les Journées nationales qui leur sont consacrées prouve que les Français aiment les vieilles pierres. Ils éprouvent un réel attachement à cette culture accessible à tous par le truchement des musées ou des jardins d’exception qui fleurissent çà et là à travers le pays. Il semblerait que les plus jeunes ne boudent pas leur plaisir de découvrir les vestiges séculaires de notre civilisation au détour d’une balade vécue en famille, voire accompagnée d’enfants.

Créer un engouement populaire autour de cette thématique relève de la positivité. Et de l’application du savoir-faire à la française dans la manière de la mettre en exergue. Derrière ce simple jeu de loto se cache une véritable stratégie de valorisation et de communication à différentes strates. En outre, y est ajoutée, astucieusement, la manne financière en faisant appel à une forme de contribution participative indolore et généreuse sous la forme d’un jeu de hasard dont sont friands la plupart de nos compatriotes.

Riche de châteaux et de constructions historiques en tout genre, la France possède avec son potentiel patrimonial une force de frappe indéniable pour maintenir son rang de leader mondial sur l’un des secteurs d’activité que son économie affectionne : le tourisme.

Si 87 millions de visiteurs étrangers ont pu sillonner les quatre points cardinaux de notre territoire la saison dernière, les objectifs fixés par la gouvernance actuelle se situent encore plus haut à horizon 2020. L’Etat a pris à sa mesure le poids inexpugnable de cette économie forte en capitalisation de devises étrangères. Il espère convaincre treize autres millions de personnes de poser leurs valises le temps d’un week-end ou d’un séjour prolongé sur le sol français.

La barre fatidique des 100 millions de visiteurs figure dans le viseur des objectifs à atteindre d’ici les deux années qui viennent. D’où l’intérêt du ministère en question, celui dont dépend le Secrétaire d’Etat à l’Europe et aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste LEMOYNE, l’unique représentant bourguignon à travailler au sein de l’état-major gouvernemental d’Edouard PHILIPPE.

La synergie de tous les acteurs institutionnels et économiques en faveur du développement touristique s’impose dans cette démarche. Elle prend acte de manière concrète avec le lancement de cette nouvelle mouture d’un loto porté par la Française des Jeux. Deux semaines après son officialisation, ce sont déjà plus de 2,5 millions de tickets qui se sont arrachés auprès des dépositaires des bureaux de tabac, surpris devant l’ampleur de cet engouement.

Grâce à l’ouverture vers le numérique et la prolifération des réseaux sociaux, le patrimoine des villes de province retrouve une nouvelle existence. Une cure de jouvence salvatrice qui se manifeste dans les faits par davantage de présence physique en leurs murs. Qu’elle soit étrangère mais aussi nationale par extension. Toutefois, un sérieux bémol subsiste dans cette requête valorisante pour notre patrimoine : la difficulté de l’entretenir. Tant au plan humain, à grand renfort de bénévoles issus de la sphère associative que sur l’aspect financier où sont employés les deniers de l’Etat ou ceux des collectivités territoriales, malgré des budgets malmenés depuis plusieurs années.

Il n’est pas rare aujourd’hui de faire appel aux forces vives de l’économie privée ou à l’économie participative  pour soutenir des projets de réhabilitation ou des actions culturelles. Le mécénat y pourvoie largement. Il est souvent le fruit de grandes structures entrepreneuriales, nationales ou étrangères/ Celles-ci investissent parfois à tour de bras dans des concepts dantesques. Plusieurs mécènes américains, issus du privé, maintiennent à l’heure actuelle l’expansion économique et le rayonnement du château de Versailles.

Mettre en exergue le patrimoine français, source d’une inépuisable richesse de possibilités économiques représente un sacerdoce constant que nul ne peut ignorer aujourd’hui. Il en va de la pérennité de l’image de notre pays à travers le monde, tant au plan culturel que touristique.

Thierry BRET

Évaluer cet élément
(8 Votes)
Dernière modification le dimanche, 16 septembre 2018 10:30

Laissez un commentaire

Bannière droite accueil