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Etats-Unis : la politique du chaos, nouvel ordre mondial…

Mais, quelle mouche a insidieusement piqué le président américain en l’espace d’une semaine ? Alors que le terreau belliqueux des invectives acides entre son homologue nord-coréen et lui-même tentaient de se restreindre de manière très significative, laissant la place à la tenue d’un futur sommet quasi surnaturel dont la date a été arrêtée le 12 juin à Singapour ; le bouillant milliardaire a remis le couvert du côté du Moyen-Orient. Soulevant au passage l’ire des populations arabes contre l’Occident et la menace de conflits interminables où seraient une fois de plus englués l’ensemble des états, déjà vacillants, de cette partie de la planète, immuable poudrière en perpétuelle ébullition.

De deux choses l’une : soit le cyclothymique résident de la Maison Blanche n’y entrave que couic à la politique internationale et aux subtiles notions de la diplomatie ; soit il n’en fait qu’à sa tête, avec une morgue et une suffisance qui lui sont coutumières et qui lui ont permis de bâtir un empire financier, sur l’héritage familial.

Dans sa conception iconoclaste de l’ordre mondial et de la gouvernance jouée par la première puissance étatique, Donald TRUMP s’évertue à penser qu’il détient toutes les clés du pouvoir. Faisant fi du droit à l’existence des autres peuples qui ne partageraient pas les mêmes convergences d’intérêt avec lui. Chantre absolu de l’isolationnisme, le président américain veut imposer à la Terre son arithmétique biscornue, non pas faite de savants calculs amenant à résoudre les plus complexes des équations, mais celle de l’obtention de résultats engrangés par la force. Et par sa seule volonté. Et rien d’autre…

Quid de la négociation et des joutes diplomatiques si nécessaires pour faire progresser les lignes ? Comment un président d’une nation prônant les valeurs de la liberté et de l’égalité pour tous peut-il, sans avoir pris le temps de concerter ses partenaires naturels et alliés, prendre l’initiative de réduire un accord international aussi fondamental que celui passé avec l’Iran et les pays du Conseil de l’ONU sur le nucléaire à l’état de poussière ?

Comment, de la même manière, et sans avoir consulté le moindre partenaire, Donald TRUMP a pu opter en faveur du déménagement sine die de l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv, jusque-là un compromis acceptable par tous les protagonistes de ces conflits, en la plaçant à Jérusalem, berceau de violences millénaires ? Bafouant ainsi le droit international au nez et à la barbe de tous les experts et légitimant un peu plus l’hégémonie d’Israël, qui certes a le droit à la sécurité et à son existence, mais qui balaie d’un simple revers de la main les espérances du peuple palestinien de posséder tôt ou tard leur propre état ?

En agissant de la sorte, et sans trop se soucier des conséquences inéluctables qui devraient en résulter à brève échéance, le président américain se remémore sans doute sa prime jeunesse, à l’époque juvénile et acnéique où il jouait encore au cow-boy muni de son pistolet en plastique dans la cour de l’école. Certains ont déjà biffé son nom pour l’attribution d’un futur Nobel de la paix, à l’instar de son prédécesseur Barak OBAMA, qui n’avait guère fait bouger les choses sur cet épineux dossier que représentent les partages de pouvoir au Moyen-Orient.

Aujourd’hui, cette contrée du monde est exsangue et reste soumise à tous les dérapages possibles, hors contrôles de la bien-pensance démocratique. Les invasions successives de l’US Army dans les pays du Golfe ont provoqué depuis le début des années 90 deux conflits totalement déstabilisateurs grâce à la saga présidentielle familiale, incarnée par Georges BUSH père et fils.

La mouvance islamiste radicale a pu ainsi allègrement essaimer à travers des groupuscules qui, gagnant en puissance, sont devenus de véritables nébuleuses planétaires à la ramification extrême et incontrôlable. Des oppositions religieuses, jusque-là contenues entre sunnites et chiites, ont éclaté au grand jour avec leur lot de rancœur et de haine. Des mèches supplémentaires à cet incendie qui se propage très vite se sont ajoutées, à travers les revendications des Kurdes, le droit à exister de la Palestine, l’omniprésence militaire des Russes, la rivalité séculaire entre l’Iran et l’Arabie saoudite, la privation des libertés en Egypte et les velléités expansionnistes de la Turquie…Sans oublier la politique de la colonisation à outrance menée par le Premier ministre israélien.

Il ne faut pas être devin pour comprendre que cette situation à peine tenable s’étiole jour après jour avant l’embrasement généralisé. De facto, on ose imaginer les conséquences funestes de tels actes guerriers à l’échelle de la région et par capillarité de la planète.

Au lieu de jouer le rôle de gendarme, assermenté par les Nations Unies qui lui sied à merveille depuis très longtemps, les Américains, sous le joug de leur président fantasque et capricieux, se sont émancipés de cette tutelle ô combien salvatrice pour la planète. Ils ont endossé d’autres habits, moins saillants, ceux de pyromanes qui à force de décisions hasardeuses, basées sur la politique du pire et du chaos, pourraient nous conduire vers le gouffre…

Thierry BRET

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Dernière modification le lundi, 21 mai 2018 19:36

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