Le 11 mai : la « Libération » est proche si nous le voulons…

Après les commémorations du 08 mai, place à la journée symbolique du 11 mai ! Un lundi, certes, pas ordinaire pour la plupart de nos compatriotes puisqu’il correspond à la sortie progressive de ce confinement qui nous aura immobilisé huit semaines durant. Sans que l’on en voit le bout !

Un souffle d’espoir virevolte donc au-dessus de l’Hexagone depuis la confirmation de cette date. Rendue possible grâce au respect de chacun de nous des gestes barrières et des mesures ad hoc visant à se protéger et à préserver autrui.

Ce 11 mai représente désormais la nouvelle « Libération ». En pure logique puisque nous étions en période de guerre. Selon la formule, chère à notre président de la République.

Il est vrai que depuis plusieurs semaines, tout nous pousse à renouer avec nos anciennes pratiques et activités. Celles d’avant. Le rayon salvateur d’un soleil printanier qui taquine nos esprits. Les publicités audiovisuelles évoquant des destinations de vacances plus ou moins exotiques, voire ces immenses plages de sable fin dépourvues de promeneurs.

Quant aux émissions culinaires à répétition qui parsèment le PAF (paysage audiovisuel français), elles nous donneraient presque l’envie d’inviter la famille ou une bande de copains pour se retrouver derrière une table copieusement garnie de victuailles et de liquides si appétissants !

Cette envie irrésistible de bouter loin de nous cette « saloperie » immonde, invisible et impitoyable, qui aura causé tant de bouleversements et de pertes dans notre société, nous anime tous.

Bref : la vie va reprendre ses droits après cette sinistre période où l’empilement quotidien de statistiques mortifères aura plombé le moral même des plus optimistes d’entre nous.

 

Le temps de l’analyse et des modifications sera pour l’après…

 

Mais, que dire des débats contradictoires de ces spécialistes de la santé qui ont monopolisé la parole en distillant la peur et l’enthousiasme, la prévention et l’espérance, le vrai du faux, à longueur de journées dans les médias nous abondant en boucle de leur verbiage !

Que dire de ces conférences de presse du gouvernement programmées avec parcimonie, qui apportèrent parfois davantage de confusion dans leur interprétation. Comme elles purent données aussi dans le même temps de précieuses informations sur l’attitude à adopter pour la suite !

Que dire de certains représentants de la sphère politique qui se sont opposés à toute initiative gouvernementale alors que le chef de l’Etat réclamait de l’unité nationale au moment où le pays était au paroxysme de l’impuissance !

Que dire de notre incapacité chronique à savoir gérer une situation de crise tant au niveau administratif et bureaucratique qu’au niveau de la communication entraînant de facto d’incommensurables retards à l’allumage pour mettre la machine en route !  

Que dire, enfin, de ces gestes et attitudes d’irrespect et d’incivilité qui se sont égrenés dans notre quotidien parce qu’une minorité de Français se disent réfractaires à tout et à son contraire !

Beaucoup de choses ont été dites, écrites, entendues, filmées. Il y aura matière à analyses et à modification plus tard dès que l’existence habituelle aura repris son cours.

Aujourd’hui, le sentiment général qui prévaut désormais parmi la population de l’Hexagone, c’est ce désir fou à un retour au plus vite vers la normalisation de la vie quotidienne.

 

La crise sera derrière nous si et seulement si…

 

Qu’importe que l’on soit encore catalogué dans une zone rouge ou verte, tant les différences d’appréciation sont minimes dans l’absolu. L’essentiel est ailleurs, en vérité.

Les Français vont réapprendre à se familiariser avec leur environnement. Leur contexte social et professionnel. Le partage de leurs valeurs et de leurs idéaux qu’ils ont avec les autres. Mais, toujours, du moins pour un bon bout de temps, dans le respect des gestes barrières et des mesures de protection.

C’est sûr : certains seront déçus par les décisions énoncées par le Premier ministre Edouard PHILIPPE, ce jeudi 07 mai après-midi, lors de son point avec la presse.

D’autres s’en satisferont pleinement. Mais, tout ne sera pas réglé pour autant. Ni dans la case de la pédagogie avec l’Education nationale qui reprend du service dès lundi.

Ni dans les entreprises auxquelles on demande encore de maintenir et favoriser le télétravail pour a minima trois semaines encore.

Ni même chez les seniors, durement touchés par cette crise sans précédent dans les EHPAD qui entrevoient à peine la lueur d’espoir inhérente à ces décisions.

Mais, tous, c’est-à-dire la France dans la moindre de ses composantes doit se rendre à l’évidence : la crise sanitaire peut être derrière nous, de manière définitive, si nous le voulons bien !

Il suffit simplement de changer les fondamentaux de nos relations à l’autre (suppression des attouchements et des embrassades, distanciation physique d’un mètre au minimum, masques de protection dans les espaces publics bondés de monde, au travail et dans les transports) pour parvenir à ce résultat.

Celui que chacun souhaite au fond de lui. Viendra alors le temps annonciateur pour célébrer cette « Libération » tant espérée…

Thierry BRET

 

 

 

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